Cerisier
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Comment choisir son cerisier ?
Pour bien choisir un cerisier, quatre éléments sont particulièrement importants :
le type de cerise recherché, la compatibilité pollinique, la période de récolte
et la vigueur du porte-greffe.
Un cerisier mal choisi peut devenir beaucoup trop grand pour être récolté,
fleurir sans donner de fruits faute de pollinisateur compatible,
ou produire au moment où les pluies favorisent l’éclatement des cerises.
Le choix de la variété et du porte-greffe doit donc être réfléchi ensemble.
Notre catalogue comprend des bigarreaux, des guignes et des griottes,
ainsi que des variétés anciennes, régionales ou sélectionnées pour leur qualité gustative,
leur autofertilité, leur précocité ou leur période de maturité particulière.
Bigarreau, guigne ou griotte : quelle cerise choisir ?
Les bigarreaux
Les bigarreaux produisent des cerises généralement fermes, croquantes,
charnues et sucrées. Ce sont les variétés les plus recherchées
pour la consommation fraîche.
Selon les variétés, les fruits peuvent être rouges, presque noirs,
jaunes ou bicolores. Leur calibre, leur fermeté, leur saveur
et leur sensibilité à l’éclatement sont très variables.
Les guignes
Les guignes ont une chair plus tendre et plus juteuse.
Elles peuvent offrir une excellente richesse aromatique,
mais supportent moins bien le transport et la conservation
que les bigarreaux les plus fermes.
Elles sont particulièrement intéressantes pour une consommation rapide
directement au jardin, lorsque la qualité gustative prime
sur la fermeté ou la durée de conservation.
Les griottes et cerises acides
Les griottes donnent des fruits plus acidulés, souvent à chair tendre.
Elles sont particulièrement adaptées aux confitures, pâtisseries,
conserves, jus, sirops et préparations culinaires.
Elles sont plus souvent autofertiles que les cerisiers doux,
ce qui peut faciliter leur culture dans un petit jardin.
Les caractéristiques propres à chaque variété doivent toutefois être vérifiées.
Les cerises jaunes et bicolores
Les cerises jaunes, blanches ou bicolores ne sont pas nécessairement moins mûres
que les cerises rouges. Certaines variétés donnent des fruits très sucrés,
fins et aromatiques.
Leur couleur peut parfois retarder l’intérêt des oiseaux,
mais cette protection reste temporaire et ne remplace pas un filet
lorsque la pression est importante.
Vérifier la pollinisation avant de planter
La pollinisation est l’un des principaux points de vigilance chez le cerisier doux.
De nombreuses variétés sont autostériles et ne peuvent pas produire correctement
lorsqu’elles sont plantées seules.
Pour qu’une seconde variété joue le rôle de pollinisateur,
elle doit fleurir à une période compatible, mais cela ne suffit pas toujours.
Les cerisiers doux possèdent des groupes d’incompatibilité déterminés
par leurs allèles polliniques, couramment appelés allèles S.
Deux variétés peuvent donc fleurir au même moment tout en étant mal compatibles.
Lorsqu’ils sont connus, les allèles et les informations de pollinisation
sont indiqués sur nos fiches produits afin de faciliter le choix.
Une variété autofertile peut produire seule et constitue souvent une solution simple
pour un petit jardin. Elle peut aussi servir de pollinisateur à d’autres variétés,
à condition que leurs floraisons coïncident.
Choisir le porte-greffe selon la place disponible
Le porte-greffe détermine en grande partie la hauteur future du cerisier,
sa rapidité de mise à fruit et la facilité avec laquelle les cerises pourront
être récoltées ou protégées contre les oiseaux.
Le merisier pour former un grand arbre
Le merisier, souvent appelé franc, donne un cerisier vigoureux,
durable et bien ancré. Il convient aux grands jardins,
aux prairies et aux vergers traditionnels.
Il faut cependant prévoir suffisamment d’espace.
À maturité, une partie importante des fruits peut devenir difficile
à atteindre sans échelle ou matériel adapté. La pose d’un filet
sur l’ensemble de l’arbre devient également compliquée.
Gisela 6 pour garder les fruits plus accessibles
Gisela 6 limite la vigueur par rapport au merisier et permet généralement
une mise à fruit plus rapide. Il facilite la taille, la récolte
et la protection de l’arbre.
Il convient mieux aux jardins où l’espace est compté,
mais demande de bonnes conditions de culture :
un sol correctement préparé, une fertilité suffisante
et des arrosages réguliers pendant l’installation.
Étaler la récolte des cerises
La saison des cerises est courte, mais les écarts de maturité entre les variétés
permettent de récolter pendant plusieurs semaines.
Associer une variété précoce, une variété de saison et une variété plus tardive
prolonge la période de consommation.
Cet étalement répartit également les risques.
Toutes les variétés ne seront pas exposées au même épisode de pluie,
à la même attaque d’oiseaux ou aux mêmes conditions de maturité.
Les cerises mûrissent très peu après la cueillette.
Elles doivent donc être récoltées lorsqu’elles ont acquis leur couleur,
leur texture et leur saveur caractéristiques.
Voir le calendrier de récolte des cerises
Les périodes indiquées sont approximatives et peuvent varier selon la région,
l’exposition, le porte-greffe, la charge de l’arbre
et les conditions climatiques de l’année.
Pluie, éclatement et moniliose
Les pluies proches de la maturité peuvent provoquer l’éclatement des cerises.
L’eau pénètre dans le fruit, dont la peau finit par se fissurer.
Les fruits ouverts deviennent ensuite beaucoup plus sensibles à la pourriture.
Toutes les variétés ne réagissent pas de la même manière.
La fermeté et la structure de la peau, la forme du fruit,
sa période de maturité et la durée pendant laquelle il reste sur l’arbre
influencent les dégâts.
La moniliose peut également atteindre les fleurs, les rameaux et les fruits.
Une situation bien aérée, la suppression des fruits momifiés
et l’élimination du bois atteint permettent de réduire les sources de contamination.
Dans les régions humides, il peut être intéressant de diversifier les périodes
de maturité plutôt que de planter plusieurs arbres récoltés exactement au même moment.
Prévoir la protection contre les oiseaux
Les oiseaux peuvent consommer une part importante des cerises,
parfois avant que les fruits aient atteint leur pleine maturité.
Les variétés précoces peuvent être particulièrement recherchées,
car peu d’autres fruits sont alors disponibles.
La protection la plus fiable reste généralement le filet.
Son installation est beaucoup plus simple sur un arbre de dimensions modérées
que sur un grand cerisier greffé sur merisier.
Le choix du porte-greffe ne concerne donc pas seulement la place disponible :
il détermine aussi la possibilité de récolter tous les fruits
et de protéger réellement l’arbre.
Où planter un cerisier ?
Le cerisier apprécie une situation lumineuse et suffisamment aérée.
Le terrain ne doit pas rester durablement gorgé d’eau,
car l’asphyxie racinaire fragilise l’arbre et favorise les dépérissements.
Une bonne circulation de l’air permet au feuillage et aux fruits
de sécher plus rapidement après la pluie.
Il faut également prévoir dès la plantation le volume futur de l’arbre
afin d’éviter les tailles sévères quelques années plus tard.
Le cerisier supporte moins bien les grosses coupes que le pommier.
Il est préférable de former progressivement sa charpente,
puis de limiter les interventions au bois mal placé, mort ou malade.
Quelle forme de cerisier choisir ?
Selon les variétés et les disponibilités, nos cerisiers peuvent être proposés
en scion, basse-tige, demi-tige ou haute-tige.
Le scion permet de construire soi-même la forme de l’arbre.
Une basse-tige facilite la récolte et la pose d’un filet,
tandis qu’une demi-tige ou une haute-tige convient mieux
à un grand jardin ou à un verger traditionnel.
La forme ne compense toutefois pas le choix du porte-greffe.
Un cerisier formé bas mais greffé sur un porte-greffe très vigoureux
finira tout de même par former un arbre important.
Questions fréquentes sur les cerisiers
Faut-il planter deux cerisiers ?
De nombreux cerisiers doux sont autostériles et nécessitent une seconde variété compatible.
Une variété autofertile peut produire seule, même si la présence d’un autre cerisier
fleurissant au même moment peut améliorer la récolte.
Pourquoi mon cerisier fleurit-il sans donner de fruits ?
Une mauvaise pollinisation est une cause fréquente.
Les variétés peuvent être autostériles, fleurir à des périodes différentes
ou appartenir à des groupes d’incompatibilité.
Le gel, la pluie et le manque d’insectes pollinisateurs pendant la floraison
peuvent également réduire la nouaison.
Quel cerisier choisir pour un petit jardin ?
Un arbre greffé sur Gisela 6 est généralement plus adapté qu’un cerisier sur merisier.
Il restera plus facile à tailler, à récolter et à protéger,
sous réserve de disposer d’un sol suffisamment fertile et de pouvoir l’arroser
pendant ses premières années.
Peut-on empêcher les cerises d’éclater ?
Il est difficile d’empêcher totalement l’éclatement lorsque de fortes pluies
surviennent près de la maturité. Le choix variétal, une bonne aération de l’arbre
et une récolte au bon moment permettent toutefois de limiter les pertes.
Quand planter un cerisier ?
Les cerisiers à racines nues se plantent pendant le repos végétatif,
généralement de l’automne à la fin de l’hiver,
lorsque le sol n’est ni gelé ni détrempé.
Faut-il beaucoup tailler un cerisier ?
Non. Il est préférable de former l’arbre progressivement
et de limiter ensuite les grosses coupes.
Les interventions doivent idéalement être réalisées par temps sec,
avec des outils propres et bien affûtés.


