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Mûrier arborescent

Mûrier arborescent

Mûrier ‘Black Italia’

Mûrier hybride moderne, à gros fruits rouges à noirs, naturellement sucrés et récoltés sur une longue période.
À partir de 35,00
Mûrier hybride américain, productif dès le jeune âge, à longs fruits noirs récoltés en été.
À partir de 35,00

Mûrier arborescent

Mûrier ‘Néapoli’

Mûrier productif originaire de Crète, à gros fruits magenta savoureux récoltés en juin.
À partir de 25,00

Mûrier arborescent

Mûrier ‘Yugoslavia’

Mûrier traditionnel d’Europe du Sud-Est, à fruits rouges ou noirs produits dès un jeune âge.
À partir de 35,00
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Mûrier arborescent

Mûrier ‘Beautiful Day’

Mûrier blanc très productif, à petits fruits blancs sucrés, au goût rappelant la figue.
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Mûrier arborescent

Mûrier ‘Fédor’

Qu’est ce qu’un porte-greffe, comment bien choisir son porte greffe ?Voici des photos des arbres produits, et comment choisir l’âge de l’arbre.
À partir de 25,00
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Mûrier nain compact et productif, à fruits équilibrés entre sucre et acidité, avec débourrement tardif.
À partir de 25,00
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Mûrier arborescent

Mûrier ‘Kagayame White’

Mûrier à feuilles de platane fruitier, vigoureux et ombrageant, à petits fruits rouges tombant à maturité.
À partir de 25,00
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Mûrier arborescent

Mûrier ‘Lavendel’

Mûrier blanc très productif, à gros fruits devenant lavande à pleine maturité.
À partir de 25,00
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Mûrier arborescent

Mûrier ‘Leonard’

Mûrier blanc productif, à fruits rouge terne très sucrés, parfumés, rappelant la figue.
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Mûrier arborescent

Mûrier ‘O’Ho’

Mûrier japonais très décoratif, à feuillage gaufré et nombreux fruits noirs très sucrés.
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Mûrier à fruits très sucrés et aromatiques, avec une longue récolte échelonnée sur deux à trois mois.
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Mûrier arborescent

Mûrier ‘Wellington’

Mûrier noir anglais traditionnel, à gros fruits noirs, doux et savoureux.
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Mûrier arborescent

Mûrier Chirtout

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Mûriers fruitiers : choisir un arbre capable de mûrir sous climat frais

Les mûriers arborescents du genre Morus produisent des fruits composés, communément appelés mûres, mais ils ne doivent pas être confondus avec les ronces du genre Rubus. Ce sont de véritables arbres fruitiers, souvent vigoureux, longévifs et capables de produire abondamment lorsque la variété, l’emplacement et le mode de conduite sont adaptés.

Dans le nord de la France, la résistance de l’arbre au froid hivernal n’est généralement pas le principal facteur limitant pour les cultivars issus de Morus alba, de Morus rubra ou de leurs hybrides. Il faut davantage examiner la précocité réelle des fruits, les besoins en chaleur de la variété, la sensibilité des jeunes pousses aux gelées tardives et la capacité du bois à terminer correctement sa croissance avant l’hiver.

La couleur du fruit ne permet pas d’identifier l’espèce. Un Morus alba, malgré son nom de mûrier blanc, peut produire des fruits blancs, roses, rouges ou presque noirs. De même, le nom Morus rubra ne signifie pas que ses fruits restent rouges à maturité : ils deviennent fréquemment rouge sombre à violet noir.

Morus alba, Morus rubra et leurs hybrides

Morus alba : une espèce très variable

Originaire d’Asie orientale et longtemps cultivé pour l’élevage du ver à soie, Morus alba présente une diversité considérable de ports, de feuilles et de fruits. Certaines formes donnent de petites mûres très douces mais peu aromatiques, tandis que des sélections fruitières produisent des fruits longs, charnus, parfumés et parfois très foncés.

L’espèce pousse rapidement et s’adapte à une gamme de sols assez large. Cette faculté d’adaptation ne signifie cependant pas qu’un sol sec, tassé ou pauvre donnera les meilleurs fruits. Une alimentation régulière en eau pendant le grossissement améliore nettement la taille, la souplesse de la chair et la continuité de la production.

Morus rubra : le mûrier rouge d’Amérique du Nord

Morus rubra est originaire de l’est et du centre de l’Amérique du Nord, jusque dans des régions aux hivers rigoureux. Il pousse naturellement de préférence dans des sols profonds, frais, riches et correctement drainés. Les fruits des bonnes sélections sont généralement foncés, juteux et présentent souvent un meilleur équilibre entre sucre, acidité et arômes que les formes communes de mûrier blanc, mais cette différence dépend beaucoup plus du cultivar que du seul nom d’espèce.

Le véritable Morus rubra est moins fréquent en culture qu’on pourrait le croire. L’espèce s’hybride facilement avec Morus alba et de nombreux arbres étiquetés comme mûriers rouges possèdent en réalité une ascendance hybride.

Les hybrides Morus alba × Morus rubra

Les croisements entre les deux espèces peuvent associer la vigueur, la faculté d’adaptation et la fertilité de certaines formes de Morus alba avec la qualité fruitière et la rusticité de certaines lignées de Morus rubra. Des cultivars réputés, comme ‘Illinois Everbearing’, sont généralement considérés comme issus de cette combinaison.

Les hybridations répétées et l’introgression entre les deux espèces rendent parfois l’identification botanique difficile, y compris sur la base des feuilles. Pour choisir un arbre fruitier, les performances connues du cultivar sont donc plus importantes qu’une attribution botanique trop catégorique.

Les critères importants pour choisir une variété

La précocité et la maturité réelle des fruits

Sous climat frais, une variété capable de survivre à l’hiver n’est pas nécessairement capable de donner chaque année des fruits pleinement mûrs et aromatiques. Les sélections très tardives ou originaires de régions à été long peuvent produire correctement certaines années, puis manquer de sucre et de parfum lors des étés frais.

Pour le nord de la France, il est préférable de privilégier une variété dont la maturité est suffisamment précoce, régulière et déjà éprouvée dans un climat comparable. Un emplacement chaud peut améliorer la qualité, mais il ne transforme pas une variété tardive en variété précoce.

La saveur plutôt que la seule couleur

Les mûres blanches ou ambrées sont souvent très sucrées, avec des notes de miel, mais leur acidité peut être faible. Les mûres rouges, violettes ou noires offrent fréquemment une saveur plus vineuse, fruitée ou légèrement acidulée. Il existe toutefois d’excellentes et de médiocres variétés dans chaque couleur : la teinte du fruit ne suffit pas pour juger de sa qualité.

Pour la consommation fraîche, recherchez un fruit charnu, fondant, aromatique et assez équilibré. Pour les confitures, coulis, sirops ou fermentations, une variété colorée, productive et possédant un peu d’acidité est souvent plus intéressante.

La taille du fruit et sa tenue

Les mûres les plus longues ne sont pas automatiquement les meilleures. Certaines sélections à très gros fruits demandent beaucoup de chaleur, possèdent une chair fragile ou produisent irrégulièrement en climat frais. Une mûre un peu plus courte mais bien mûre, parfumée et abondante peut être beaucoup plus satisfaisante.

Tous les fruits de mûrier sont délicats et se conservent peu. Les variétés les plus souples doivent être consommées ou transformées rapidement après la récolte. Une chair plus ferme facilite la manipulation, mais elle ne doit pas être confondue avec un fruit cueilli avant sa pleine maturité.

La vigueur et l’encombrement adulte

Un mûrier de vigueur normale peut devenir un arbre de 8 mètres ou davantage, avec une couronne large. Les dimensions annoncées pour une jeune plante ne correspondent pas nécessairement à son encombrement après plusieurs décennies. Pour un petit jardin, le choix d’un cultivar naturellement compact est plus fiable qu’une succession de tailles sévères destinées à contenir une variété très vigoureuse.

Quel emplacement choisir dans le nord de la France ?

Installez le mûrier en plein soleil, dans un endroit dégagé vers le sud ou l’ouest, mais si possible protégé des vents froids et desséchants. Le soleil ne sert pas seulement à faire pousser l’arbre : il permet aux fruits d’accumuler davantage de sucres et d’arômes, au bois de mieux août­er et aux feuilles de sécher plus rapidement après la pluie.

Le mûrier démarre généralement plus tard au printemps que de nombreux fruitiers précoces, ce qui limite une partie du risque de gel sur les fleurs. Une gelée tardive peut néanmoins brûler les jeunes feuilles, les pousses tendres et les inflorescences en cours de développement. Cette sensibilité des organes jeunes ne doit pas être confondue avec la rusticité hivernale du bois dormant.

Évitez de placer un grand mûrier au-dessus d’une terrasse, d’un stationnement ou d’un passage. Les fruits mûrs tombent facilement, attirent les oiseaux et peuvent tacher durablement les dallages, les vêtements et les véhicules. Une zone enherbée ou un espace où une bâche peut être déployée facilite beaucoup la récolte.

Sol, drainage et alimentation en eau

Les mûriers acceptent les sols argileux, limoneux, sableux ou calcaires lorsqu’ils restent suffisamment aérés. Ils donnent cependant leurs meilleurs résultats dans une terre profonde, vivante, fertile, retenant une réserve d’eau utile sans rester saturée en hiver.

Morus alba tolère généralement mieux les sols imparfaits et les périodes sèches une fois installé. Morus rubra exprime mieux son potentiel dans une terre plus fraîche et plus riche. Dans les deux cas, la tolérance à la sécheresse d’un arbre adulte ne dispense pas d’arroser un jeune sujet dont les racines occupent encore un faible volume de sol.

Un sol humide n’est pas nécessairement un sol asphyxiant. Une terre fraîche mais structurée convient bien, tandis qu’une cuvette où l’eau stagne durablement autour des racines peut provoquer une mauvaise reprise et des dépérissements. Sur terrain lourd, plantez lorsque la terre est ressuyée et ne cherchez pas à travailler une argile collante.

Planter un jeune mûrier en pot

Dans les régions exposées aux gelées tardives, nous conseillons de planter les mûriers en pot au printemps, après le principal risque de gel, surtout lorsque les plants ont déjà commencé à feuiller. Un arbre adulte installé et dormant peut supporter un froid important, alors qu’un jeune plant sorti de pépinière avec des pousses tendres peut être endommagé par une gelée beaucoup plus faible.

Préparez une zone de sol assez large plutôt qu’un trou étroit rempli de terreau. Ameublissez la terre, émiettez-la finement lorsqu’elle est suffisamment ressuyée et attendez si possible qu’elle commence à se réchauffer. Retirez soigneusement le chiendent, le liseron, les rumex et les autres herbes vivaces avant de planter.

Placez le collet au niveau du sol et ne recouvrez pas le point de greffe lorsqu’il est visible. Rebouchez avec la terre du jardin améliorée, si nécessaire, par une quantité raisonnable de compost mûr. Un excès de matière organique concentrée dans le trou peut créer une zone trop différente du sol environnant et n’améliore pas durablement l’enracinement.

Après la plantation, arrosez abondamment pour mettre la terre en contact avec les racines. Maintenez ensuite le pied correctement désherbé et arrosez pendant toute la première année chaque fois que les pluies ne suffisent pas. L’arrosage ne doit pas s’arrêter quelques semaines après la plantation : un manque d’eau en été peut interrompre l’enracinement, affaiblir l’arbre et empêcher les jeunes pousses de bien mûrir avant l’hiver.

Semis, bouture ou variété greffée

Un mûrier issu de semis ne reproduit pas fidèlement les qualités de l’arbre qui a fourni les graines. La vigueur, le sexe des fleurs, la période de maturité, la couleur, la taille et la saveur des fruits peuvent varier fortement. Certains semis peuvent également être mâles et ne jamais produire de fruits.

Pour obtenir une variété déterminée, il faut choisir un plant multiplié végétativement, par greffage, bouturage ou une autre méthode clonale. Ce type de multiplication conserve les caractéristiques du cultivar, sous réserve que le plant soit correctement identifié.

Le bouturage produit un arbre sur ses propres racines. Le greffage permet de multiplier des cultivars plus difficiles à enraciner et peut donner une mise à fruit plus rapide qu’un semis. Dans la pratique, les deux méthodes peuvent fournir de très bons arbres fruitiers.

Pollinisation : faut-il planter deux mûriers ?

Les mûriers sont principalement pollinisés par le vent. Leur organisation sexuelle est complexe : selon l’espèce, le cultivar et parfois l’individu, un arbre peut porter uniquement des fleurs mâles, uniquement des fleurs femelles, ou des fleurs mâles et femelles sur le même sujet.

Il ne faut donc pas conclure que tous les Morus alba sont autofertiles ni que tous les Morus rubra exigent obligatoirement un second arbre. La capacité à fructifier seul doit être vérifiée pour chaque cultivar. De nombreuses variétés fruitières clonales sont choisies parce qu’elles produisent lorsqu’elles sont plantées seules, mais cette propriété ne peut pas être étendue à tous les semis ni à tous les mûriers sans nom.

Planter plusieurs cultivars peut sécuriser la présence de pollen lorsque leur floraison coïncide, mais ce n’est pas toujours nécessaire et cela ne corrigera pas la plantation d’un clone uniquement mâle. Pour un petit jardin, une variété connue pour fructifier seule constitue le choix le plus simple.

Porte-greffe et taille adulte

De nombreux mûriers fruitiers greffés sont multipliés sur des semis de Morus alba ou sur des porte-greffes proches. Contrairement aux pommiers et aux poiriers, il n’existe pas dans le commerce européen une gamme courante et clairement codifiée de porte-greffes nains, semi-vigoureux et vigoureux permettant de prévoir précisément la hauteur adulte.

Le porte-greffe peut influencer l’adaptation au sol, l’alimentation en eau et le comportement général de l’arbre, mais la vigueur du cultivar et la conduite restent déterminantes. Pour obtenir un petit mûrier, il vaut mieux choisir un cultivar génétiquement compact que compter sur un porte-greffe supposé nanifiant ou sur des rabattages répétés.

Sur un arbre greffé, supprimez les rejets qui apparaissent sous le point de greffe. Ils appartiennent au porte-greffe et peuvent concurrencer la variété fruitière s’ils sont laissés en place.

Bois fructifère, conduite et taille

Les inflorescences de mûrier peuvent apparaître sur les pousses de l’année et sur de courts rameaux portés par du bois plus âgé. Le renouvellement des jeunes rameaux participe donc à la fructification, mais une taille très sévère n’est pas nécessaire pour faire produire l’arbre.

Les premières années, formez une charpente basse et ouverte afin de conserver les fruits à portée de main. Sélectionnez quelques branches bien réparties, évitez les fourches trop serrées et supprimez progressivement les départs concurrents tant que leur diamètre reste faible.

Une fois la structure obtenue, limitez la taille à l’élimination du bois mort, des branches qui se croisent et des rameaux réellement gênants. Les rabattages importants stimulent souvent de longues pousses vigoureuses, difficiles à maîtriser et peu compatibles avec une récolte accessible.

Le mûrier peut produire un écoulement de sève lorsqu’il est taillé pendant la remontée de sève. Effectuez les interventions nécessaires entre la fin de l’été et le début de l’hiver, en dehors des fortes gelées, et privilégiez les petites coupes. Évitez autant que possible de supprimer de grosses charpentières sur un arbre adulte, car les plaies importantes cicatrisent difficilement.

Reconnaître un fruit réellement mûr

Une mûre arborescente ne gagne pas en qualité après avoir été cueillie trop tôt. Le fruit doit avoir atteint la couleur caractéristique du cultivar, être souple et se détacher presque sans résistance. Pour les variétés blanches ou ambrées, la couleur est moins évidente : la souplesse, le parfum et la facilité de détachement sont de meilleurs indicateurs.

La maturité n’est pas simultanée sur l’ensemble de l’arbre. Il faut généralement effectuer plusieurs passages ou laisser tomber les fruits mûrs sur une bâche propre. Secouer brutalement les branches fait également tomber des fruits insuffisamment mûrs et peut casser les rameaux chargés.

Les fruits se conservent très peu et supportent mal le transport. Récoltez-les dans des récipients peu profonds, sans les tasser, puis consommez-les ou transformez-les rapidement. Ils conviennent à la consommation fraîche, aux confitures, aux gelées, aux coulis, aux jus, aux sirops, au séchage et aux préparations fermentées.

Faut-il éclaircir les fruits ou limiter la charge ?

L’éclaircissage manuel n’est généralement pas pratiqué sur les mûriers. Une charge très importante peut cependant produire des fruits plus petits, surtout si le sol devient sec pendant leur développement. La priorité consiste alors à maintenir une alimentation en eau régulière, une surface foliaire saine et une charpente capable de porter la récolte.

Les longues branches âgées peuvent devenir cassantes ou s’abaisser sous le poids des fruits. Une formation précoce équilibrée réduit ce risque. Sur un vieil arbre, certaines branches peuvent nécessiter un support plutôt qu’une suppression brutale.

Maladies et problèmes réellement importants

Les mûriers sont généralement peu exigeants en traitements, mais ils ne sont pas immunisés. Lors des étés humides, des maladies foliaires peuvent provoquer des taches brunes, un jaunissement et une chute prématurée des feuilles. Des attaques répétées sont surtout pénalisantes sur un jeune arbre encore en cours d’installation.

Une maladie bactérienne peut également provoquer des taches anguleuses foncées, des lésions sur les jeunes tiges et parfois le dépérissement de rameaux. Supprimez le bois atteint par temps sec, désinfectez les outils entre les arbres et évitez les apports excessifs d’azote qui entretiennent des pousses très tendres.

Une exposition lumineuse, une couronne aérée, l’absence d’arrosage sur le feuillage et le ramassage des feuilles fortement atteintes limitent la pression sanitaire. La tolérance varie selon les cultivars et aucune variété ne doit être présentée comme totalement résistante.

Les oiseaux peuvent prélever une part importante de la récolte. Sur un arbre de grande taille, la pose d’un filet devient difficile et potentiellement dangereuse pour la faune. Une récolte fréquente, un arbre maintenu accessible et le partage d’une partie des fruits sont souvent plus réalistes qu’une protection intégrale.

Quel mûrier choisir selon votre objectif ?

Pour un jardin du nord de la France, recherchez en priorité une variété précoce ou de saison, rustique, capable de fructifier seule et dont la qualité est confirmée en climat tempéré frais. La mention Morus alba, Morus rubra ou hybride apporte une information utile, mais elle ne remplace pas les caractéristiques propres au cultivar.

Pour manger les fruits directement sur l’arbre, privilégiez la saveur, la souplesse de la chair et une période de maturité adaptée à votre région. Pour la transformation, recherchez une forte productivité, une bonne coloration et suffisamment d’acidité. Pour un petit espace, choisissez un cultivar réellement compact. Pour un grand terrain, un arbre vigoureux peut devenir à la fois un fruitier très productif et un arbre d’ombrage.

Enfin, ne choisissez pas uniquement sur la longueur spectaculaire du fruit ou sur une photographie prise dans un climat chaud. La meilleure variété est celle qui termine sa maturation chez vous, conserve un bon équilibre gustatif et reste récoltable à la taille que vous êtes prêt à entretenir.

Questions fréquentes sur les mûriers fruitiers

Le mûrier blanc produit-il seulement des fruits blancs ?

Non. Les fruits de Morus alba peuvent être blancs, crème, roses, rouges, violets ou presque noirs. La couleur du fruit ne permet pas à elle seule de déterminer l’espèce.

Le mûrier rouge est-il adapté au nord de la France ?

Morus rubra est une espèce rustique dont l’aire naturelle atteint le sud du Canada et les régions froides du nord-est des États-Unis. Son adaptation dépend néanmoins du cultivar, de la longueur de sa période de maturation et de la qualité de l’emplacement.

Un mûrier résiste-t-il aux gelées tardives ?

Le bois dormant peut être très rustique, mais les feuilles, les inflorescences et les jeunes pousses récemment développées sont plus sensibles. Un plant en pot déjà feuillé doit donc être protégé ou planté après le principal risque de gel.

Combien de temps faut-il attendre avant les premiers fruits ?

Une variété greffée ou bouturée peut commencer à produire assez jeune, selon son développement et ses conditions de culture. Un semis est beaucoup plus imprévisible : sa mise à fruit peut être plus tardive et il peut se révéler mâle.

Peut-on cultiver un mûrier dans un petit jardin ?

Oui, à condition de choisir un cultivar naturellement compact. Une variété vigoureuse peut devenir un grand arbre malgré les tailles répétées, qui provoquent souvent une repousse forte et difficile à contenir.

Peut-on planter un mûrier dans une pelouse ?

Un arbre adulte peut pousser dans une pelouse, mais un jeune plant supporte mal la concurrence permanente du gazon. Maintenez une zone désherbée autour du tronc pendant les premières années et évitez les blessures de tondeuse ou de débroussailleuse.

Les fruits mûrissent-ils après la cueillette ?

Non, ils ne développent pas correctement leur saveur lorsqu’ils sont cueillis trop tôt. Récoltez-les lorsqu’ils sont souples, parfumés et qu’ils se détachent avec très peu de résistance.

Pourquoi mon mûrier pousse-t-il mais ne produit-il pas ?

Il peut s’agir d’un semis encore juvénile, d’un arbre mâle, d’un cultivar nécessitant du pollen, d’un manque de lumière, d’une taille trop sévère ou de jeunes pousses endommagées par le gel. La première étape consiste à vérifier l’origine et l’identité du plant.

Les mûriers sont-ils sensibles aux maladies ?

Ils sont généralement robustes, mais des taches foliaires fongiques ou bactériennes peuvent apparaître, surtout lors des années humides. Un jeune arbre affaibli, mal enraciné ou installé dans un sol asphyxiant sera plus vulnérable qu’un sujet adulte bien établi.