Actinidia - Kiwi
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Kiwi ou kiwaï : quelle différence ?
Les kiwis et les kiwaïs sont les fruits de lianes appartenant au genre Actinidia. Ils partagent une croissance vigoureuse, un besoin de support solide et une pollinisation généralement assurée par des pieds mâles et femelles distincts, mais leurs fruits et leur adaptation climatique diffèrent sensiblement.
Le kiwi classique produit de gros fruits dont la peau est généralement velue et retirée avant consommation. Le kiwaï donne des fruits beaucoup plus petits, proches du calibre d’une grosse baie, avec une peau fine, lisse et entièrement comestible.
Le kiwaï est nettement plus résistant au froid hivernal lorsqu’il est en repos végétatif. Il ne faut pourtant pas en déduire qu’il peut être planté n’importe où : son débourrement précoce rend ses jeunes pousses très vulnérables aux gelées de printemps.
Pour obtenir des fruits, le choix de l’emplacement est souvent plus déterminant que la rusticité théorique indiquée pour la variété.
Les principales espèces cultivées
Le kiwi vert, Actinidia deliciosa
Actinidia deliciosa produit les gros kiwis verts à peau velue les plus connus. ‘Hayward’ appartient à ce groupe, ainsi que plusieurs variétés autofertiles sélectionnées pour les jardins.
Cette espèce demande une saison de croissance longue et un automne suffisamment doux pour que les fruits atteignent leur maturité physiologique. Elle peut produire dans le nord de la France, mais l’emplacement doit être chaud, lumineux et protégé des vents.
Les fruits peuvent être récoltés encore fermes lorsqu’ils ont atteint une maturité suffisante, puis affinés à l’intérieur. Un fruit cueilli beaucoup trop tôt ramollira difficilement et restera pauvre en sucre et en parfum.
Les kiwis jaunes ou rouges, Actinidia chinensis
Actinidia chinensis regroupe de nombreux cultivars à chair jaune, orangée ou partiellement rouge. Leur peau est souvent moins velue et leur saveur généralement plus douce ou plus aromatique que celle des kiwis verts traditionnels.
Ces variétés sont fréquemment plus exigeantes en chaleur et moins rustiques que les kiwaïs. Certaines sont également plus sensibles aux alternances entre périodes douces et retours du froid.
Dans une région fraîche, elles doivent être réservées aux meilleurs microclimats : mur bien exposé, cour protégée, jardin urbain ou pente chaude à l’abri des vents froids.
Le kiwaï, Actinidia arguta
Actinidia arguta produit de petites baies vertes, rouges ou pourprées dont la peau lisse se mange avec la chair. Les fruits sont souvent très sucrés, parfumés et plus concentrés que les gros kiwis.
La liane supporte des froids hivernaux importants lorsqu’elle est complètement dormante. Elle débourre cependant tôt et les jeunes pousses peuvent être détruites par une gelée printanière, parfois sans que le tronc ou les branches permanentes soient endommagés.
Le kiwaï est donc adapté aux régions froides sur le plan hivernal, mais demande malgré tout un emplacement protégé des gelées tardives pour produire régulièrement.
Actinidia kolomikta
Actinidia kolomikta est encore plus rustique et généralement moins vigoureux que Actinidia arguta. Son feuillage peut présenter de belles panachures blanches et roses, particulièrement sur les pieds mâles.
Ses fruits sont plus petits et sa production généralement moins importante. Il débourre lui aussi très tôt, ce qui peut exposer les pousses fructifères aux gelées malgré l’excellente rusticité hivernale de la plante.
Il constitue surtout une solution pour les climats très froids ou pour les jardins recherchant à la fois une liane fruitière et ornementale.
L’emplacement est le premier critère de réussite
Les actinidias ne doivent pas être placés dans un espace restant simplement disponible au fond du jardin. Leur vigueur permet parfois à la plante de survivre dans un mauvais emplacement, mais la fructification restera irrégulière ou inexistante.
Choisissez une situation ensoleillée, chaude, protégée des vents dominants et située hors des cuvettes dans lesquelles l’air froid s’accumule. Une légère pente ou un emplacement surélevé est préférable à un point bas.
Le vent abîme les jeunes pousses, déchire les grandes feuilles et peut casser les rameaux chargés de fruits. Il accentue également le dessèchement du sol pendant l’installation de la plante.
Dans le nord de la France, un mur exposé au sud, au sud-est ou au sud-ouest peut fournir la chaleur supplémentaire nécessaire aux gros kiwis. La liane doit toutefois être palissée sur une structure légèrement éloignée du mur afin de conserver une circulation d’air correcte.
Une situation très chaude peut avancer le débourrement. Dans un secteur régulièrement touché par les gelées tardives, un emplacement légèrement moins précoce mais protégé de l’air froid peut être plus productif qu’un mur se réchauffant brutalement en fin d’hiver.
Une variété très rustique plantée dans une cuvette à gel peut perdre chaque printemps les pousses qui devaient porter les fleurs. La rusticité du bois en hiver et la protection des jeunes pousses au printemps sont deux critères différents.
Notre conseil pour planter les actinidias vendus en pot
Pour les plants livrés en pot et déjà entrés en végétation, nous conseillons d’attendre que le principal risque de gelées tardives soit passé avant de les installer en pleine terre.
Ce conseil ne signifie pas que les racines d’un actinidia dormant ne supportent pas le froid. Il vise à protéger les jeunes pousses tendres qui se sont développées en pépinière et peuvent être gravement endommagées par une gelée survenant immédiatement après la plantation.
Un plant en pot déjà feuillé ne doit pas être traité comme un plant dormant à racines nues. Le passage d’un conteneur protégé à une terre froide, exposée au vent et aux gelées, représente un changement brutal.
Préparez le terrain avant la réception du plant. Le sol doit être ameubli sur une zone suffisamment large, travaillé finement autour de l’emplacement de plantation, débarrassé des herbes vivaces puis laissé se réchauffer naturellement.
Évitez de planter dans une terre froide, saturée d’eau, collante ou formée de grosses mottes. Les racines fines doivent pouvoir entrer rapidement en contact avec une terre aérée et réchauffée.
Le sol ne doit pas être transformé en poussière, notamment dans une terre argileuse. L’objectif est d’obtenir une structure émiettée et perméable autour de la motte, sans créer une cuvette de terreau entourée d’un sol compact.
Cette préparation permet au plant de commencer immédiatement son enracinement au lieu de rester plusieurs semaines dans sa motte d’origine.
Comment planter correctement un kiwi ou un kiwaï ?
Installez le support avant la plantation ou immédiatement après. Une jeune pousse d’actinidia peut gagner rapidement en longueur et se casser si elle ne dispose pas d’un tuteur et d’un point d’attache.
Creusez un trou suffisamment large pour recevoir la motte, mais pas inutilement profond. Le dessus de la motte doit rester au niveau du sol environnant.
Ne recouvrez pas le collet et ne formez pas une butte de terre contre le tronc. Une plantation trop profonde maintient l’écorce humide et augmente le risque de pourriture.
N’ajoutez pas de fumier, d’engrais concentré ou de compost très riche directement au contact des racines. Les jeunes racines d’actinidia sont sensibles aux concentrations élevées en sels fertilisants.
Rebouchez avec la terre préparée, tassez modérément avec les mains ou le pied afin d’éliminer les grandes poches d’air, puis arrosez abondamment.
Attachez la tige principale sans l’étrangler. Les liens doivent être contrôlés régulièrement, car la croissance du tronc peut être rapide.
Un sol désherbé est indispensable pendant l’installation
Les jeunes actinidias supportent mal la concurrence de l’herbe. Les graminées prélèvent l’eau et les éléments nutritifs dans la même couche de sol que les jeunes racines de la liane.
La zone située autour du plant doit être parfaitement désherbée avant la plantation puis maintenue propre pendant les premières années.
Il ne suffit pas de retirer l’herbe dans le diamètre du pot. Une surface assez large doit rester sans végétation concurrente afin que les nouvelles racines puissent coloniser le terrain.
Les mauvaises herbes vivaces doivent être éliminées avant la plantation. Les retirer ensuite au milieu des racines superficielles devient beaucoup plus difficile.
Un paillage organique peut être installé lorsque le sol s’est réchauffé. Il aide à conserver l’humidité et à limiter les nouvelles levées, mais doit rester éloigné du tronc.
Évitez les travaux profonds au pied d’une liane installée. Les racines sont relativement superficielles et peuvent être blessées par une bêche ou une motobineuse.
Arroser pendant toute la première année si nécessaire
L’arrosage ne doit pas se limiter à la semaine suivant la plantation. Un actinidia en pot possède encore un système racinaire concentré dans un faible volume de substrat et peut se dessécher rapidement même lorsque la terre paraît fraîche quelques centimètres plus loin.
Surveillez l’humidité pendant toute la première saison de croissance et arrosez chaque fois que les pluies ne suffisent pas. Le besoin dépend de la texture du sol, de la chaleur, du vent et du volume de végétation produit.
Les apports doivent humidifier la motte et la terre située autour, et non simplement mouiller la surface. Un arrosage profond favorise l’extension des racines vers l’extérieur.
Le sol doit rester régulièrement frais, sans eau stagnante. Les alternances entre dessèchement complet et arrosages excessifs ralentissent l’installation et peuvent provoquer le flétrissement ou la chute des feuilles.
Une pousse qui se développe rapidement consomme beaucoup d’eau. Plus la liane forme de feuilles pendant sa première année, plus la surveillance doit être attentive.
Même après une plantation de printemps correctement réussie, un arrosage peut encore être nécessaire pendant l’été et le début de l’automne afin que la plante conserve son feuillage et prépare correctement son bois avant l’hiver.
Une terre profonde, fraîche et parfaitement drainée
Les kiwis et kiwaïs apprécient une terre profonde, fertile, riche en matière organique et capable de conserver une humidité régulière pendant l’été.
Ils supportent en revanche très mal l’eau stagnante. Un terrain asphyxiant peut provoquer la destruction des racines et favoriser les pourritures dues notamment aux Phytophthora.
Dans une terre lourde, il faut améliorer l’écoulement de l’eau avant la plantation ou installer la liane sur une zone légèrement surélevée. Ajouter seulement du gravier au fond d’un trou profond ne corrige pas un terrain dont l’ensemble reste saturé.
Les actinidias préfèrent généralement un sol légèrement acide. Un terrain très calcaire peut provoquer une chlorose, une croissance faible et un jaunissement des feuilles malgré la présence d’éléments nutritifs dans le sol.
Une terre riche ne doit pas être constamment engraissée. L’excès d’azote produit de longues pousses difficiles à maîtriser, retarde l’aoûtement du bois et peut diminuer la qualité de la fructification.
La rusticité hivernale ne protège pas les jeunes pousses du gel
Un kiwaï dormant peut résister à un hiver beaucoup plus froid qu’un kiwi jaune ou qu’un kiwi vert classique. Cette différence devient beaucoup moins importante lorsque les bourgeons commencent à s’ouvrir.
Les jeunes pousses de toutes les espèces d’actinidias sont tendres et sensibles aux températures négatives. Une gelée courte peut noircir les feuilles, détruire les boutons floraux et supprimer la récolte sans tuer la liane.
Le kiwaï est parfois davantage exposé parce qu’il peut débourrer tôt. Sa grande rusticité permet à la structure de survivre, mais ne garantit pas que les pousses fructifères soient épargnées.
Évitez les points bas, les zones fermées par des haies très denses et les pieds de talus où l’air froid reste bloqué.
Sur une jeune plante, une protection temporaire peut être mise en place lorsqu’une gelée exceptionnelle est annoncée. Elle doit être retirée pendant la journée et ne pas écraser les pousses fragiles.
La plupart des actinidias sont mâles ou femelles
Les actinidias sont généralement dioïques. Les fleurs mâles et les fleurs femelles sont portées par des plantes distinctes.
Le pied femelle produit les fruits. Le pied mâle fournit le pollen mais ne donne pas de kiwis ou de kiwaïs.
Un seul mâle peut polliniser plusieurs femelles lorsque les plantes sont suffisamment proches et que leurs floraisons se chevauchent.
Il ne faut pas choisir n’importe quel pied mâle. Sa période de floraison doit correspondre à celle des variétés femelles et il est plus sûr d’utiliser un pollinisateur recommandé pour la même espèce ou le même groupe variétal.
Un mâle de kiwaï n’est pas automatiquement le pollinisateur idéal d’un gros kiwi, et inversement. Des croisements entre espèces sont parfois possibles, mais ils ne constituent pas une recommandation fiable pour un jardin.
La distance, les obstacles et les conditions météorologiques pendant la floraison influencent aussi le transport du pollen. Le mâle ne doit pas être isolé à l’autre extrémité d’une grande propriété.
Que signifie réellement « autofertile » chez un kiwi ?
Certaines sélections sont capables de nouer des fruits sans pied mâle séparé. Elles sont particulièrement intéressantes lorsqu’il n’existe de place que pour une seule liane.
L’autofertilité n’implique pas toujours que la production obtenue seule soit maximale. La présence d’un pollinisateur compatible peut augmenter le nombre de graines, le calibre et la régularité des fruits.
Le kiwaï ‘Issai’ peut par exemple produire seul, mais une pollinisation croisée peut améliorer la taille de ses fruits.
Une variété autofertile reste donc un bon choix pour un petit jardin, tandis qu’une association mâle–femelle demeure généralement préférable lorsqu’on dispose de suffisamment de place et que l’objectif principal est la production.
Les mentions d’autofertilité doivent être vérifiées variété par variété. Elles ne peuvent pas être déduites du simple fait qu’il s’agit d’un kiwi ou d’un kiwaï.
La qualité de la pollinisation agit sur le calibre du fruit
Un fruit de kiwi contient un grand nombre de petites graines. Chacune correspond à un ovule ayant été correctement fécondé.
Lorsque la fleur reçoit une quantité insuffisante de pollen, le fruit peut rester petit, irrégulier ou présenter une forme aplatie ou creusée sur une partie.
Une floraison abondante ne garantit donc pas une récolte de gros fruits. Le chevauchement des floraisons, la présence du pied mâle et l’activité des insectes doivent être suffisants.
Un temps froid, venteux ou continuellement pluvieux pendant la floraison peut réduire les déplacements des abeilles et limiter la fécondation.
Dans une plantation comportant plusieurs femelles, le pied mâle doit rester suffisamment fleuri. Une taille hivernale sévère du mâle peut supprimer une grande partie des boutons nécessaires à la pollinisation.
Prévoir un support avant que la liane ne devienne incontrôlable
Le kiwi et le kiwaï ne sont pas de petits arbustes grimpants. Une liane adulte peut couvrir une surface importante et porter un poids considérable de bois, de feuillage et de fruits.
Un treillage décoratif léger, un grillage souple ou une gouttière ne constituent pas des supports adaptés. La structure doit résister au vent et au poids d’une végétation mouillée.
Une pergola solide ou un palissage en forme de T permet de répartir les branches permanentes et de faire retomber les pousses fructifères.
Pour une conduite contre un mur, utilisez des fils métalliques fixés sur des supports robustes et suffisamment écartés de la maçonnerie.
Le support doit être conçu pour permettre la taille, l’attachage et la récolte. Une pergola très haute peut être spectaculaire mais devenir difficile à entretenir.
Former un tronc unique pendant les premières années
L’objectif de la première année n’est pas de couvrir immédiatement toute la pergola. Il consiste à former un tronc droit, solide et correctement attaché jusqu’au niveau du support.
Choisissez la pousse la plus vigoureuse et guidez-la verticalement. Les pousses concurrentes sont supprimées ou raccourcies afin de concentrer la croissance sur cet axe.
Lorsque la tige atteint le fil principal, deux prolongements peuvent être conduits en directions opposées pour former les bras permanents.
Ces bras constituent la charpente de la liane. Les futurs rameaux fructifères seront renouvelés régulièrement à partir de cette structure.
Une plante mal formée dès le départ produit rapidement un enchevêtrement de tiges difficile à démêler sans perdre plusieurs années de croissance.
Sur quel bois les kiwis et les kiwaïs fructifient-ils ?
Les fleurs et les fruits apparaissent sur les nouvelles pousses développées au printemps à partir de rameaux formés pendant l’année précédente.
Le bois âgé constitue la structure de la liane, mais ne porte pas directement les fruits. Il doit produire régulièrement de nouveaux rameaux d’un an bien éclairés.
Une taille supprimant tout le bois de l’année précédente éliminerait donc la future récolte. À l’inverse, une liane jamais taillée accumule trop de rameaux, devient sombre et donne de nombreux petits fruits difficiles à récolter.
Les bourgeons situés à la base des longs rameaux ne sont pas toujours les plus fertiles. Une taille excessivement courte peut donc réduire fortement la production de certaines variétés.
Le renouvellement progressif des rameaux fructifères est plus important que la conservation d’une masse maximale de bois.
La taille hivernale des pieds femelles
La taille hivernale sert à supprimer les rameaux ayant déjà fructifié, renouveler le bois productif et répartir les futurs rameaux le long de la charpente.
Une liane adulte correctement conduite peut perdre une très grande partie des pousses produites pendant l’année. Cette taille paraît sévère mais reste nécessaire pour éviter la formation d’un couvert impénétrable.
Conservez des rameaux d’un an vigoureux, bien exposés et correctement répartis. Ils donneront les pousses portant les fleurs au printemps suivant.
Éliminez les tiges faibles, emmêlées, cassées par le vent ou situées au centre d’une zone déjà trop dense.
La taille doit être réalisée pendant le repos végétatif, suffisamment tôt avant la reprise de la circulation de sève. Une taille tardive provoque un écoulement important de sève aux extrémités coupées.
Le pied mâle ne se taille pas comme le pied femelle
Le pied mâle doit produire un maximum de fleurs au moment où les femelles sont réceptives. Une taille hivernale trop forte supprimerait le pollen nécessaire à la récolte.
En hiver, retirez seulement le bois encombrant, cassé ou véritablement inutile sur le mâle.
La taille principale du pied mâle s’effectue après la floraison. Les rameaux ayant rempli leur rôle peuvent alors être raccourcis ou renouvelés sans compromettre la pollinisation de l’année.
Cette taille estivale permet aussi d’éviter que le mâle, souvent très vigoureux, n’envahisse les pieds femelles et ne leur retire de la lumière.
Les pieds doivent être clairement identifiés dès la plantation afin de ne pas appliquer par erreur la taille d’une femelle au pollinisateur.
La taille d’été conserve la lumière autour des fruits
Les actinidias produisent de longues pousses pendant l’été. Sans intervention, plusieurs couches de feuilles se superposent et plongent les fruits dans une ombre permanente.
Les pousses excessivement longues, stériles ou mal orientées peuvent être raccourcies afin de maintenir des passages d’air et de lumière.
La végétation ne doit pas être supprimée brutalement. Les feuilles alimentent les fruits et protègent leur peau contre une exposition soudaine au soleil.
Une taille équilibrée favorise la qualité de la récolte actuelle, mais aussi la formation des futurs boutons floraux sur les rameaux destinés à produire l’année suivante.
Les rameaux conservés doivent rester attachés au support, car leur poids et leur prise au vent augmentent au cours de l’été.
L’eau reste importante après l’installation
Les actinidias forment une surface foliaire très importante et perdent beaucoup d’eau pendant les journées chaudes ou venteuses.
Une liane adulte peut survivre à un manque d’eau ponctuel, mais une sécheresse pendant la croissance réduit le calibre des fruits et la longueur des rameaux qui porteront la récolte suivante.
Les kiwaïs et les gros kiwis produisent mieux dans un sol conservant une humidité régulière. Leur réputation de rusticité ne doit pas être confondue avec une résistance particulière à la sécheresse.
Les arrosages doivent humidifier la profondeur utile du sol tout en laissant l’eau s’évacuer. Une irrigation fréquente dans une terre constamment saturée favorise les pourritures racinaires.
Un paillage et une zone désherbée réduisent les variations d’humidité et rendent les arrosages plus efficaces.
Éviter les excès d’engrais et de vigueur
Une liane très vigoureuse peut produire plusieurs mètres de pousses sans pour autant porter davantage de fruits.
Un excès d’azote favorise les grandes feuilles, l’ombre, les rameaux tardifs et un bois qui mûrit difficilement avant l’hiver.
La fertilisation doit être adaptée à la croissance réellement observée. Une liane produisant déjà de longs rameaux n’a généralement pas besoin d’être davantage stimulée.
Les jeunes plants doivent d’abord développer leur structure et leurs racines. Un apport concentré immédiatement après la plantation risque davantage de brûler les racines que d’accélérer durablement la croissance.
Une terre correctement préparée, une alimentation régulière en eau et l’absence de concurrence sont souvent plus importantes qu’un engrais abondant pendant la première année.
Kiwi et kiwaï ne se récoltent pas exactement de la même manière
Les gros kiwis
Les gros kiwis peuvent être récoltés encore fermes lorsqu’ils ont atteint leur maturité physiologique. Une partie de leur amidon se transforme ensuite en sucres pendant l’affinage.
Ils doivent rester sur la liane suffisamment longtemps pour avoir terminé leur développement, mais être cueillis avant une forte gelée susceptible d’endommager les fruits.
Après la récolte, ils peuvent être conservés au frais puis placés à température ambiante en petites quantités pour les faire ramollir progressivement.
La proximité de pommes ou de poires accélère l’affinage grâce à l’éthylène qu’elles dégagent.
Les kiwaïs
Les kiwaïs développent leur meilleur parfum lorsqu’ils mûrissent sur la liane. Ils deviennent alors tendres, sucrés et très aromatiques.
Les fruits d’une même grappe ou d’une même plante ne mûrissent pas toujours exactement au même moment. Il faut surveiller leur assouplissement et les goûter régulièrement.
Un kiwaï parfaitement mûr se conserve peu. Pour prolonger sa durée de conservation, il peut être récolté physiologiquement mûr mais encore ferme, puis affiné progressivement.
Sa petite taille et sa peau comestible en font un fruit facile à manger directement, mais également plus fragile à pleine maturité qu’un gros kiwi.
Des plantes globalement robustes, mais sensibles aux problèmes de sol
Les actinidias rencontrent généralement moins de maladies foliaires que de nombreux arbres fruitiers traditionnels dans les jardins.
Le principal risque grave reste la pourriture des racines dans les terrains mal drainés. Une liane adulte peut dépérir rapidement lorsqu’une partie importante de son système racinaire est détruite par l’asphyxie ou un Phytophthora.
Le chancre bactérien du kiwi peut également atteindre les bourgeons, les pousses et les branches. Les blessures de taille, le froid et l’humidité peuvent aggraver les dégâts.
Les jeunes troncs doivent être protégés des chocs de tondeuse, des liens trop serrés et des frottements contre le support.
Dans le nord de la France, les échecs sont néanmoins très souvent liés à un mauvais emplacement, une gelée tardive, un manque d’eau pendant l’installation, une absence de pollinisateur ou une taille inadaptée plutôt qu’à une maladie du feuillage.
Quel actinidia choisir selon son objectif ?
Pour un emplacement ouvert et exposé aux gelées
Aucun actinidia ne donnera son meilleur résultat dans une cuvette froide. Un kiwaï restera plus rustique en hiver, mais ses jeunes pousses devront malgré tout être protégées des gelées printanières par le choix du site.
Pour obtenir de gros fruits classiques
Choisissez un Actinidia deliciosa précoce ou adapté à votre région, planté dans un emplacement chaud et protégé. Vérifiez la présence du pollinisateur adapté lorsque la variété est femelle.
Pour récolter sous un climat plus froid
Privilégiez un kiwaï précoce, placé hors des zones gélives. Sa rusticité hivernale est supérieure et ses petits fruits demandent généralement moins de chaleur que les gros kiwis tardifs.
Pour manger les fruits avec leur peau
Les kiwaïs sont les plus adaptés. Leur peau fine et lisse se consomme avec la chair et leur saveur peut être particulièrement sucrée et aromatique.
Pour ne planter qu’une seule liane
Choisissez une variété clairement identifiée comme autofertile. La récolte peut néanmoins être améliorée par la présence d’un pollinisateur compatible.
Pour couvrir une grande pergola
Les kiwis et les kiwaïs conviennent tous deux, mais la structure doit être dimensionnée pour une liane adulte et la plante devra être taillée chaque année afin de rester productive et accessible.
Questions fréquentes sur les kiwis et les kiwaïs
Quelle est la différence entre un kiwi et un kiwaï ?
Le kiwi produit généralement de gros fruits à peau velue, tandis que le kiwaï donne de petites baies à peau fine, lisse et comestible. Le kiwaï est plus rustique en hiver, mais reste sensible aux gelées après son débourrement.
Quand planter un actinidia acheté en pot ?
Pour un plant déjà feuillé, nous conseillons d’attendre que le principal risque de gelées tardives soit passé. Installez-le dans une terre préparée, réchauffée, finement ameublie et débarrassée des herbes concurrentes.
Pourquoi ne pas planter immédiatement un pot déjà en végétation ?
Les jeunes pousses développées en pépinière peuvent être détruites par une gelée tardive. Attendre quelques semaines permet également de planter dans une terre plus chaude et favorable à l’émission de nouvelles racines.
Faut-il arroser pendant toute la première année ?
Oui lorsque les pluies ne suffisent pas. La motte et la terre environnante ne doivent pas sécher pendant l’installation, même plusieurs mois après la plantation.
Faut-il planter un mâle et une femelle ?
Oui pour la majorité des variétés. Seules les sélections clairement annoncées comme autofertiles peuvent produire sans pied mâle séparé.
Un pied mâle donne-t-il des fruits ?
Non. Il produit les fleurs apportant le pollen nécessaire aux pieds femelles.
Un mâle peut-il polliniser plusieurs femelles ?
Oui. Un seul pied mâle peut généralement polliniser plusieurs pieds femelles lorsque les floraisons se chevauchent et que les plantes restent suffisamment proches.
Un mâle de kiwaï peut-il polliniser un gros kiwi ?
Il ne faut pas le supposer. Choisissez de préférence un pollinisateur recommandé pour l’espèce et la période de floraison de la variété femelle.
Une variété autofertile produit-elle mieux seule ?
Elle peut produire seule, mais une pollinisation croisée améliore parfois la nouaison et le calibre des fruits.
Pourquoi mon kiwaï gèle-t-il alors qu’il est annoncé très rustique ?
La rusticité annoncée concerne principalement la liane dormante en hiver. Les jeunes pousses apparues au printemps sont beaucoup plus fragiles et peuvent être détruites par une faible gelée.
Pourquoi mon actinidia pousse-t-il sans produire ?
Il peut être encore jeune, manquer de pollinisateur, avoir été mal taillé ou recevoir trop peu de lumière. Un excès d’azote peut également favoriser les pousses au détriment des fleurs.
Quel emplacement choisir dans le nord de la France ?
Choisissez une situation lumineuse, chaude, protégée du vent et située hors des cuvettes à gel. Un mur bien exposé est particulièrement utile pour les gros kiwis.
Peut-on planter dans une terre lourde ?
Oui seulement si le drainage est suffisant. Les actinidias sont très sensibles à l’eau stagnante et aux pourritures racinaires.
Peut-on les cultiver en sol calcaire ?
Les sols très calcaires leur conviennent mal et peuvent provoquer une chlorose. Une terre légèrement acide, profonde et riche en matière organique est préférable.
Faut-il un support solide dès la plantation ?
Oui. La croissance devient rapidement importante et une liane adulte représente un poids considérable. Le support doit être durable et permettre la taille ainsi que la récolte.
Faut-il beaucoup tailler les kiwis et les kiwaïs ?
Oui, une liane adulte demande une véritable taille hivernale et des interventions en été. Sans taille, elle produit une végétation dense, ombragée et difficile à récolter.
Pourquoi les fruits restent-ils petits ou déformés ?
Une mauvaise pollinisation peut limiter la formation des graines et donc le développement du fruit. Une surcharge, un manque d’eau ou une végétation trop dense peuvent également réduire le calibre.
Les kiwaïs se conservent-ils aussi longtemps que les gros kiwis ?
Non. Les kiwaïs mûrs sont plus fragiles et se conservent généralement beaucoup moins longtemps que les gros kiwis récoltés fermes.
