Framboisier
Framboisier
Framboisier
Framboisier
Framboisier
Framboisier
Framboisier
Framboisier
Choisir un framboisier adapté à son jardin
Le framboisier cultivé appartient principalement à l’espèce Rubus idaeus, originaire des régions tempérées et froides d’Europe et d’Asie. Sa souche reste vivante plusieurs années, mais chacune de ses tiges, appelées cannes, possède une durée de vie courte. Comprendre sur quelles cannes la variété produit est indispensable pour choisir correctement et surtout pour ne pas supprimer la future récolte lors de la taille.
Dans le nord de la France, le framboisier est bien adapté au climat. La résistance hivernale n’est généralement pas le principal problème. La qualité de la récolte dépend davantage du type de variété, de la fraîcheur du sol, de son drainage, de l’ensoleillement, du renouvellement des cannes et de la rapidité avec laquelle les fruits mûrs sont récoltés.
Les variétés diffèrent fortement par leur parfum, leur teneur en sucre, leur acidité, leur fermeté et leur aptitude à se détacher du réceptacle. Une très grosse framboise ferme peut être intéressante pour le transport, tandis qu’une variété plus tendre et plus aromatique sera souvent meilleure à consommer directement au jardin.
Framboisier remontant ou non remontant ?
Les variétés non remontantes
Un framboisier non remontant produit sur les cannes formées pendant l’année précédente. La première année, une jeune canne appelée primocanne pousse sans donner la récolte principale. Après l’hiver, elle devient une floricanne, fructifie sur ses ramifications latérales, puis meurt naturellement.
Ces variétés donnent généralement une récolte assez concentrée en début ou en milieu d’été. Elles sont intéressantes pour obtenir une quantité importante de fruits sur une période courte, préparer des confitures ou rechercher les qualités gustatives de certaines anciennes sélections.
Après la récolte, les cannes ayant porté des fruits doivent être coupées au niveau du sol. Les nouvelles cannes vertes sont conservées, éclaircies puis attachées au support, car ce sont elles qui produiront l’année suivante.
Les variétés remontantes
Un framboisier remontant, également appelé fructifiant sur primocannes, porte une première récolte à l’extrémité des cannes produites pendant l’année en cours. Si ces cannes sont conservées, leur partie inférieure peut produire une seconde fois au début de l’été suivant.
La conduite la plus simple consiste toutefois à couper toutes les cannes au niveau du sol pendant le repos végétatif. Les nouvelles pousses donnent alors une seule récolte, plus tardive, mais la plantation est plus facile à tailler, plus aérée et débarrassée chaque année de la majorité du vieux bois.
Une conduite en deux récoltes est possible sur une plantation vigoureuse : seule la partie supérieure ayant fructifié est supprimée, puis la partie inférieure est conservée pour l’été suivant. Cette méthode allonge la période de cueillette, mais produit une végétation plus dense et demande davantage de tri entre les cannes.
Sous climat frais, les variétés remontantes très tardives peuvent perdre une partie de leur potentiel lorsque les fruits arrivent pendant une période froide, humide et peu lumineuse. Dans le Nord, la précocité de la production d’automne est donc un critère plus important que la durée théorique annoncée.
Framboises rouges, jaunes, noires et pourpres
Les framboises jaunes sont généralement des cultivars de Rubus idaeus dont les fruits produisent peu ou pas de pigments rouges. Leur couleur ne signifie pas qu’elles soient systématiquement plus sucrées, même si plusieurs variétés jaunes possèdent une saveur douce et peu acide.
Les framboisiers noirs appartiennent principalement à l’espèce nord-américaine Rubus occidentalis. Leurs fruits sont plus fermes, très colorés et souvent riches en arômes, mais leur port et leur conduite diffèrent de ceux des framboisiers rouges. Ils drageonnent généralement moins par les racines et se multiplient facilement lorsque l’extrémité des cannes touche le sol et s’enracine.
Les framboisiers pourpres sont généralement issus de croisements entre framboisiers rouges et noirs. Ils possèdent souvent de longues cannes arquées et produisent sur le bois de l’année précédente. Leur taille se rapproche davantage de celle des framboisiers noirs que de celle des variétés rouges remontantes.
Ces groupes ne doivent donc pas être comparés uniquement par la couleur du fruit. Il faut aussi examiner leur port, leur mode de fructification, leur tendance à drageonner et leur sensibilité aux maladies.
Pollinisation : faut-il planter plusieurs variétés ?
La majorité des framboisiers rouges, jaunes, noirs et pourpres cultivés sont autofertiles. Une seule variété peut donc produire des fruits et il n’est pas nécessaire de planter un sujet mâle et un sujet femelle.
Les fleurs sont néanmoins visitées par les bourdons, les abeilles domestiques et différentes abeilles sauvages. Chaque framboise est composée de nombreuses petites drupéoles, et une bonne pollinisation favorise la formation d’un fruit complet, régulier et bien attaché.
La présence de plusieurs variétés peut améliorer la quantité de fruits chez certains cultivars, mais elle n’est généralement pas indispensable. Une mauvaise formation des framboises peut aussi résulter d’une météo froide pendant la floraison, d’une sécheresse, d’une maladie virale ou d’une attaque d’acariens : elle ne doit pas être attribuée automatiquement à l’absence d’un second cultivar.
Les critères utiles pour comparer les variétés
La saveur
Les framboises peuvent être douces, acidulées, très parfumées ou relativement neutres. Les variétés sélectionnées pour la vente et le transport privilégient souvent le calibre, la fermeté et la conservation, parfois au détriment de l’intensité aromatique.
Pour une consommation au jardin, recherchez d’abord une variété parfumée qui se cueille facilement à pleine maturité. Pour la congélation ou les pâtisseries, une chair plus ferme facilite la manipulation.
La précocité
Chez les non-remontants, la précocité permet d’avancer la récolte estivale. Chez les remontants, elle détermine la proportion de fruits qui aura le temps de mûrir avant que les températures, la lumière et l’état sanitaire de l’automne deviennent défavorables.
La fermeté et la facilité de cueillette
Une framboise mûre doit se séparer facilement de son réceptacle sans s’écraser. Certaines variétés restent fermes à ce stade, tandis que d’autres deviennent rapidement fragiles. Une résistance excessive au détachement indique souvent que le fruit a été cueilli trop tôt.
Le port et la vigueur
Certaines variétés possèdent des cannes droites et relativement solides, alors que d’autres s’arquent sous le poids des fruits. Même lorsqu’un cultivar est décrit comme autoportant, un palissage facilite la récolte, maintient les fruits hors du sol et évite que les cannes se couchent dans les passages.
La résistance aux maladies racinaires
La sensibilité au Phytophthora varie fortement selon les cultivars. Dans une terre lourde ou dans une parcelle où des framboisiers ont déjà dépéri, cette caractéristique peut être plus importante que le calibre ou le rendement annoncé.
Quel emplacement choisir ?
Dans le nord de la France, une exposition ensoleillée donne généralement les fruits les plus sucrés et les plus parfumés. Une légère mi-ombre reste possible, mais une plantation sous de grands arbres souffre rapidement de concurrence racinaire et produit des cannes faibles.
Choisissez un endroit aéré, mais protégé des vents violents qui couchent les cannes et dessèchent les jeunes plantations. Une rangée orientée nord-sud reçoit une lumière assez équilibrée sur ses deux faces, mais l’adaptation au terrain reste plus importante qu’une orientation théorique.
Évitez les cuvettes humides et les endroits où l’eau reste en surface après de fortes pluies. Le framboisier apprécie une terre fraîche, mais ses racines supportent mal de rester privées d’air pendant plusieurs jours en période de croissance.
Un sol frais, fertile et surtout bien drainé
Le framboisier préfère une terre riche en matière organique, légèrement acide à neutre, capable de conserver l’humidité sans rester gorgée d’eau. Une plage de pH voisine de 5,5 à 7 convient à la majorité des cultivars.
Une terre argileuse peut convenir si elle reste structurée et si l’eau s’évacue. Dans une parcelle lourde, une plantation sur un rang légèrement surélevé peut être préférable à une plantation au fond d’une tranchée remplie de terreau.
Dans un sol sableux, la reprise est généralement facile, mais la réserve en eau et en éléments nutritifs est limitée. Le paillage, les apports de matière organique mûre et les arrosages deviennent alors essentiels.
Évitez si possible de replanter immédiatement des framboisiers à la place d’une ancienne rangée malade. Les sols ayant récemment porté des fraisiers, tomates, pommes de terre ou aubergines peuvent également présenter un risque accru de verticilliose lorsqu’un pathogène est présent.
Planter un jeune framboisier
Les plants dormants se plantent de préférence de l’automne au début du printemps, en dehors des périodes de gel et de sol détrempé. Un framboisier en pot déjà feuillé peut être planté plus tard, mais ses jeunes pousses sont plus sensibles aux gelées qu’une souche dormante installée.
Préparez une bande de terre assez large plutôt qu’une succession de petits trous isolés. Ameublissez le sol lorsqu’il est ressuyé, émiettez-le finement et éliminez soigneusement le chiendent, le liseron et les autres plantes vivaces avant la plantation.
Placez le collet approximativement au niveau où la plante poussait en pépinière. Une plantation trop profonde dans un sol lourd augmente les risques d’asphyxie, tandis que des racines laissées trop près de la surface se dessèchent rapidement.
Rebouchez principalement avec la terre du jardin. Du compost mûr peut être incorporé sur une surface large, mais évitez de placer du fumier frais, un engrais concentré ou une poche de terreau pur directement contre les racines.
Arrosez abondamment après la plantation, puis maintenez une bande correctement désherbée. Arrosez pendant toute la première année lorsque les pluies ne suffisent pas, et pas seulement pendant les semaines qui suivent la plantation.
Un paillage organique limite l’évaporation et la concurrence des herbes, mais ne doit pas être accumulé en couche humide directement autour des cannes.
Maîtriser les drageons et palisser les cannes
Les framboisiers rouges et jaunes produisent naturellement des drageons depuis leurs racines. Une variété peut ainsi former un rang continu, puis coloniser les passages et les massifs voisins si les nouveaux départs ne sont pas contrôlés.
Maintenez une bande productive relativement étroite en supprimant les pousses qui apparaissent trop loin du rang. Une plantation devenue très large est mal éclairée, reste humide après la pluie et devient difficile à récolter.
Un palissage composé de piquets et de fils horizontaux permet de séparer les cannes, de les maintenir droites et de faciliter la taille. Pour les variétés non remontantes, il est possible de placer les cannes productrices d’un côté et les nouvelles pousses de l’autre afin de simplifier leur suppression après la récolte.
Les framboisiers noirs et pourpres produisent moins de drageons éloignés. Leurs longues cannes doivent néanmoins être conduites sur un support et leurs extrémités ne doivent pas rester en contact avec le sol si l’on souhaite éviter leur enracinement.
Comment tailler sans se tromper ?
Taille d’un framboisier non remontant
Après la récolte, coupez au niveau du sol toutes les cannes ayant produit. Elles se reconnaissent à leur couleur brune, à leurs ramifications latérales et à leur dépérissement progressif.
Conservez les nouvelles cannes vigoureuses apparues pendant l’année, supprimez les plus faibles et attachez les tiges restantes au palissage. Elles porteront la récolte suivante.
Taille simple d’un framboisier remontant
Pendant le repos végétatif, coupez toutes les cannes au niveau du sol. Les nouvelles pousses produiront directement sur leur partie supérieure pendant la fin de la saison suivante.
Cette méthode donne une seule production annuelle, simplifie considérablement l’entretien et réduit la quantité de vieux bois susceptible d’abriter des maladies.
Taille d’un remontant pour deux productions
Au lieu de supprimer toutes les cannes, conservez les plus vigoureuses et coupez seulement leur extrémité ayant déjà porté des fruits. Leur partie inférieure fructifiera au début de l’été, puis la canne entière devra être supprimée après cette seconde production.
Cette conduite convient surtout à une plantation vigoureuse, bien nourrie et correctement aérée. Elle est plus complexe et n’améliore pas toujours la quantité totale de fruits de qualité.
Récolter une framboise réellement mûre
Une framboise est mûre lorsqu’elle possède la couleur caractéristique du cultivar, développe son parfum et quitte facilement le réceptacle blanc ou clair qui reste sur la plante. Si elle résiste, elle manque généralement encore de maturité.
Les fruits ne continuent pas à améliorer leur saveur après la cueillette. Récolter trop tôt donne des framboises fermes mais moins sucrées et moins aromatiques.
Les framboises mûres sont fragiles et doivent être cueillies régulièrement, idéalement par temps sec et frais. Placez-les directement dans des récipients peu profonds afin d’éviter qu’elles ne s’écrasent sous leur propre poids.
Refroidissez rapidement la récolte. Les fruits très mûrs se conservent peu et doivent être consommés, congelés ou transformés rapidement.
Les problèmes sanitaires réellement importants
Le dépérissement racinaire à Phytophthora est l’un des problèmes les plus graves du framboisier. Les cannes poussent faiblement, jaunissent puis se dessèchent, parfois au moment où elles portent des fruits. La prévention repose principalement sur un sol drainé, un matériel végétal sain et le choix de cultivars moins sensibles.
Différentes maladies des cannes provoquent des taches, des chancres et le dessèchement de portions de tiges. Une rangée étroite et aérée, l’élimination rapide des cannes ayant fructifié et l’absence d’arrosage répété sur le feuillage limitent leur développement.
La pourriture grise, provoquée par Botrytis, atteint surtout les fleurs et les fruits lors des périodes humides. Une récolte fréquente, l’élimination des fruits atteints et une bonne circulation de l’air sont indispensables.
Des virus peuvent provoquer des fruits qui se désagrègent en petites drupéoles, une baisse de vigueur ou des déformations du feuillage. Comme ces maladies ne se guérissent pas, il est important de planter du matériel sain et d’éviter de multiplier une vieille souche présentant des symptômes anormaux.
Drosophila suzukii peut pondre dans les framboises en cours de maturation, particulièrement dans les productions tardives. La récolte fréquente, le retrait des fruits trop mûrs ou tombés et le refroidissement rapide limitent la multiplication du ravageur dans la plantation.
Quel framboisier choisir selon votre objectif ?
Pour une récolte abondante et groupée en été, choisissez une variété non remontante, parfumée et adaptée à votre sol. Pour cueillir progressivement jusqu’à l’automne, privilégiez un remontant suffisamment précoce pour votre région.
Pour la consommation fraîche, la saveur et la facilité de détachement doivent passer avant la seule fermeté. Pour la congélation, les pâtisseries ou le transport, recherchez un fruit plus ferme et régulier.
Dans une terre lourde ou sur un terrain ayant déjà connu des dépérissements, choisissez une variété présentant une bonne tolérance aux maladies racinaires et améliorez le drainage avant la plantation.
Pour un petit jardin, un remontant conduit en récolte unique est souvent le choix le plus simple : toutes les cannes sont coupées chaque hiver et la plantation repart proprement au printemps.
Enfin, ne choisissez pas uniquement selon la taille annoncée du fruit. Une variété adaptée au climat, parfumée, saine et régulièrement renouvelée produit souvent de meilleures framboises qu’un cultivar spectaculaire mais trop tardif ou sensible au sol disponible.
Questions fréquentes sur les framboisiers
Faut-il planter deux framboisiers pour obtenir des fruits ?
Non. La majorité des variétés sont autofertiles. Les insectes pollinisateurs restent toutefois importants pour former des fruits complets et réguliers.
Quelle différence entre un remontant et un non-remontant ?
Le non-remontant fructifie sur les cannes formées l’année précédente. Le remontant peut produire sur les cannes de l’année en cours, puis éventuellement une seconde fois sur leur partie inférieure l’été suivant.
Quelle variété est la plus facile à tailler ?
Un framboisier remontant conduit pour une seule récolte est le plus simple : toutes les cannes sont coupées au niveau du sol pendant le repos végétatif.
Pourquoi mon framboisier produit-il beaucoup de feuilles mais peu de fruits ?
Il peut manquer de lumière, recevoir trop d’azote, être mal taillé ou être constitué principalement de jeunes cannes non encore productives. Vérifiez aussi le type remontant ou non remontant de la variété.
Le framboisier supporte-t-il la mi-ombre ?
Oui, mais la récolte et la teneur en sucres sont généralement meilleures au soleil. Une ombre légère est acceptable, tandis qu’une plantation sous de grands arbres reste peu favorable.
Peut-on planter un framboisier dans une terre argileuse ?
Oui si elle reste structurée et drainée. Une stagnation prolongée de l’eau augmente fortement le risque de dépérissement racinaire à Phytophthora.
Pourquoi les cannes se dessèchent-elles après la récolte ?
C’est normal chez les cannes ayant terminé leur cycle de deux ans. Elles doivent être coupées au niveau du sol afin de laisser la place aux nouvelles pousses.
Pourquoi mes framboises se défont-elles en petits grains ?
Une pollinisation incomplète, une période froide pendant la floraison, des acariens ou certaines viroses peuvent provoquer des fruits mal formés. Si le problème se répète sur toute la plante, son état sanitaire doit être examiné.
Pourquoi mon framboisier envahit-il le jardin ?
Les framboisiers rouges et jaunes produisent naturellement des drageons depuis leurs racines. Supprimez les pousses qui apparaissent en dehors de la bande de culture avant qu’elles ne s’installent.
Peut-on cultiver un framboisier en pot ?
Les variétés compactes peuvent produire dans un grand contenant, mais elles demandent des arrosages réguliers, un renouvellement du substrat et un support. La pleine terre reste préférable pour les cultivars vigoureux et drageonnants.
Comment reconnaître une framboise mûre ?
Elle doit être parfumée, entièrement colorée et se détacher presque sans résistance en laissant le réceptacle sur la plante.
Pourquoi les fruits pourrissent-ils avant la récolte ?
Une météo humide, une plantation trop dense et des fruits restant longtemps mûrs favorisent le Botrytis. Aérez les cannes, récoltez fréquemment et éliminez les fruits atteints.
