Noisetier
Noisetier
Choisir un noisetier pour obtenir une récolte régulière
Le noisetier fruitier est le plus souvent une variété de Corylus avellana, le noisetier commun européen, parfois apparentée à Corylus maxima ou issue de croisements entre différentes lignées cultivées. Ces distinctions botaniques sont moins importantes pour le jardinier que les caractéristiques propres à chaque cultivar : compatibilité pollinique, période d’émission du pollen, calibre, qualité de l’amandon, vigueur et aptitude à remplir correctement ses noisettes.
Le noisetier pousse facilement dans une grande partie de la France, y compris dans le Nord, mais produire beaucoup de bois et de feuilles ne garantit pas une récolte abondante. Les échecs sont le plus souvent liés à une pollinisation mal comprise, à un emplacement trop ombragé, à un manque d’eau pendant le remplissage de l’amandon ou à une végétation devenue trop dense.
La plupart des variétés fruitières doivent être associées à une autre variété compatible. Deux noisetiers de noms différents ne se pollinisent pas automatiquement : leur floraison doit se recouvrir et leur système d’incompatibilité génétique doit autoriser le croisement.
Noisetier commun, avelinier et variétés à gros fruits
Le noisetier commun sauvage produit généralement des noisettes assez petites, variables et entourées d’un involucre court. Il convient très bien aux haies, à la biodiversité et comme source de pollen, mais un semis sauvage ne présente pas la régularité d’une variété fruitière sélectionnée.
Le terme « avelinier » est traditionnellement employé pour certains noisetiers à gros fruits, souvent ronds ou légèrement allongés. Il ne correspond pas à un groupe parfaitement homogène. De nombreuses variétés commerciales sont rattachées à Corylus avellana, à Corylus maxima ou à des origines plus complexes qu’un simple nom d’espèce ne permet pas de résumer.
Pour choisir une variété, il est donc préférable de comparer ses qualités agronomiques et gustatives plutôt que de s’arrêter à l’appellation noisetier, avelinier ou noisetier de Lombardie.
Les critères réellement utiles pour comparer les variétés
La qualité gustative de l’amandon
Une grosse noisette n’est pas nécessairement la meilleure. Certaines variétés à fruit imposant possèdent une coque épaisse, une cavité interne importante ou une saveur assez neutre. Pour la consommation directe, recherchez plutôt un amandon bien rempli, croquant, parfumé et peu fibreux.
La saveur évolue fortement après séchage et torréfaction. Certaines variétés développent alors des arômes intenses et une texture particulièrement fine, tandis que d’autres sont surtout intéressantes pour leur calibre ou leur facilité de décorticage.
Le rendement au cassage
Le rendement au cassage correspond à la proportion d’amandon obtenue par rapport au poids total de la noisette avec sa coque. Une noisette très grosse mais à coque épaisse peut fournir moins de matière comestible qu’un fruit légèrement plus petit et mieux rempli.
Ce critère est particulièrement important pour la pâtisserie, la fabrication de praliné, la torréfaction et la transformation de grandes quantités.
La forme et la facilité de décorticage
Les noisettes rondes se torréfient et se transforment facilement. Les formes allongées sont souvent appréciées pour la consommation de table et peuvent produire de gros fruits, mais leur comportement au cassage dépend de l’épaisseur et de la régularité de la coque.
La facilité avec laquelle la pellicule brune se détache après torréfaction, appelée aptitude au blanchiment, est importante pour les usages professionnels mais moins déterminante pour un jardin familial.
La régularité de remplissage
Une variété intéressante doit produire une proportion élevée de noisettes correctement remplies. Le nombre de fruits creux ou partiellement remplis dépend du cultivar, mais aussi de la lumière reçue par la couronne, de l’alimentation en eau et de l’état nutritionnel de la plante.
Il ne faut donc pas attribuer systématiquement une noisette vide à un défaut de pollinisation. Lorsqu’une coque s’est développée, la pollinisation a généralement eu lieu, mais l’amandon a ensuite cessé de croître ou a avorté.
La vigueur et le drageonnement
La majorité des noisetiers cultivés sur leurs propres racines forment naturellement une cépée composée de plusieurs tiges. Certaines variétés drageonnent fortement et demandent des interventions régulières pour rester accessibles et bien éclairées.
Pour une haie fruitière, cette aptitude à former une touffe peut être utile. Pour une conduite sur un tronc unique ou un verger facile à entretenir, elle devient au contraire une contrainte importante.
Pollinisation : pourquoi un seul noisetier produit rarement bien
Le noisetier est une plante monoïque : le même sujet porte des fleurs mâles et des fleurs femelles séparées. Les fleurs mâles sont réunies dans les longs chatons visibles sur les rameaux nus. Les fleurs femelles restent presque entièrement enfermées dans leurs bourgeons et ne montrent que de petits stigmates rouges.
La pollinisation est assurée par le vent et non principalement par les abeilles. Les chatons peuvent libérer une très grande quantité de pollen, mais celui-ci doit parvenir sur les fleurs femelles d’une variété compatible au moment où elles sont réceptives.
La plupart des variétés cultivées sont auto-incompatibles : leur propre pollen ne peut pas féconder efficacement leurs fleurs femelles. De plus, deux variétés différentes peuvent partager des allèles d’incompatibilité et former un mauvais couple pollinique.
La présence de chatons sur les deux plantes ne suffit donc pas. Il faut que la libération du pollen de la variété pollinisatrice coïncide avec la réceptivité des fleurs femelles de la variété principale. Ce recouvrement peut varier selon la région et selon les températures hivernales.
Combien de variétés faut-il planter ?
Dans un jardin, deux variétés peuvent suffire lorsque leur compatibilité et le recouvrement de leurs floraisons sont connus. Lorsqu’il existe un doute, planter trois variétés présentant des périodes d’émission de pollen complémentaires sécurise davantage la récolte.
Un noisetier sauvage ou une haie voisine peut fournir du pollen, mais il ne faut pas considérer cette présence comme une garantie. On ne connaît généralement ni sa période exacte d’émission, ni ses allèles d’incompatibilité, ni la distance réelle parcourue par une quantité suffisante de pollen.
Les noisetiers n’ont pas besoin d’être plantés l’un contre l’autre. Une distance de quelques mètres convient très bien et permet à chaque touffe de recevoir de la lumière. En revanche, la densité du nuage de pollen diminue avec l’éloignement ; les pollinisateurs doivent donc rester répartis à proximité des variétés productrices.
Une variété décrite comme « bon pollinisateur » n’est pas un pollinisateur universel. Elle doit produire suffisamment de chatons, émettre son pollen à la bonne période et être génétiquement compatible avec la variété à féconder.
Une floraison hivernale au fonctionnement particulier
Les chatons se forment plusieurs mois avant de libérer leur pollen. Les fleurs femelles se développent également sur les pousses produites pendant la saison précédente, puis deviennent réceptives sur les rameaux nus pendant l’hiver.
Chez le noisetier, la pollinisation et la fécondation ne se suivent pas immédiatement. Après l’arrivée d’un pollen compatible sur le stigmate, le développement se poursuit très lentement et la véritable fécondation intervient plusieurs mois plus tard, lorsque l’ovaire a suffisamment évolué.
Cette biologie explique pourquoi une mauvaise récolte ne peut pas toujours être reliée à un seul épisode météorologique. La disponibilité du pollen en hiver, les conditions de croissance au printemps et l’alimentation en eau pendant le grossissement des fruits participent toutes au résultat final.
Quel emplacement choisir dans le nord de la France ?
Le noisetier commun est parfaitement rustique sous le climat du Nord. Pour obtenir des noisettes bien remplies, il doit toutefois recevoir suffisamment de lumière. Une situation de sous-bois peut convenir à un noisetier sauvage, mais elle donne souvent une fructification médiocre chez une variété cultivée pour ses fruits.
Choisissez une exposition ensoleillée ou légèrement mi-ombragée, avec au minimum plusieurs heures de soleil direct. La lumière doit pénétrer jusque dans la partie basse de la touffe afin de maintenir du bois fructifère sur l’ensemble de la plante.
Une situation trop abritée entre des bâtiments ou derrière une haie très dense peut également réduire la circulation du pollen. À l’inverse, un emplacement constamment battu par des vents violents peut dessécher les jeunes plantations et casser les branches chargées.
Prévoyez suffisamment d’espace dès le départ. Une variété vigoureuse conduite en touffe peut occuper 4 à 6 mètres de hauteur et presque autant de largeur. La maintenir artificiellement dans un espace de deux mètres demande des tailles répétées qui réduisent la lumière, compliquent la pollinisation et stimulent le drageonnement.
Sol, drainage et sensibilité au manque d’eau
Le noisetier apprécie une terre profonde, fertile, fraîche et bien drainée. Son système racinaire est relativement superficiel, ce qui le rend plus sensible au dessèchement estival qu’une végétation vigoureuse ne le laisse penser.
Une terre argileuse peut très bien convenir si elle reste structurée et aérée. En revanche, les zones où l’eau stagne durablement en hiver entraînent une croissance faible, des dépérissements et parfois des pourritures racinaires.
Le noisetier tolère des sols légèrement acides à calcaires, mais les situations extrêmes restent défavorables. Dans une terre très calcaire, superficielle ou séchante, certains cultivars peuvent présenter une croissance faible ou des carences. Dans un sol sableux, l’apport régulier d’eau et de matière organique devient particulièrement important.
Le manque d’eau pendant le développement de la coque et surtout pendant le remplissage de l’amandon peut réduire le calibre et augmenter la proportion de noisettes creuses ou mal remplies. Un arbre adulte peut survivre à une sécheresse sans pour autant produire une récolte satisfaisante.
Planter un jeune noisetier
Les plants à racines nues se plantent pendant le repos végétatif, de la chute des feuilles au début du printemps, en dehors des périodes de gel et de sol détrempé. Les plants en pot peuvent être installés plus longtemps dans l’année, mais l’automne et le début du printemps restent les périodes les plus simples pour assurer leur reprise.
Lorsqu’un plant en pot est déjà feuillé, ses jeunes pousses sont moins résistantes aux gelées qu’un noisetier adulte dormant. Dans les secteurs exposés aux gelées tardives, attendez la fin du principal risque de gel ou protégez temporairement la plante. Cette précaution concerne les tissus en croissance et non la rusticité générale de l’espèce.
Préparez une zone de sol assez large, bien ameublie, ressuyée et finement émiettée. Éliminez avant la plantation le chiendent, le liseron et les autres herbes vivaces qui deviendraient difficiles à retirer au milieu des futures tiges.
Ne remplissez pas un petit trou de terreau pur. Les racines doivent pouvoir coloniser la terre environnante. Rebouchez principalement avec le sol d’origine, éventuellement amélioré sur une surface large avec du compost mûr lorsque la terre est pauvre.
Arrosez abondamment après la plantation, puis maintenez le pied correctement désherbé. Continuez à arroser pendant toute la première année lorsque les pluies ne suffisent pas, et pas seulement pendant les premières semaines. Un paillage organique peut limiter l’évaporation, à condition de ne pas le plaquer contre les tiges.
Plant sur ses propres racines ou noisetier greffé ?
Les noisetiers marcottés ou issus de drageons enracinés
La multiplication traditionnelle des variétés de noisetier se fait par marcottage ou enracinement de rejets. Le plant obtenu pousse sur ses propres racines et conserve fidèlement les caractéristiques de la variété.
Ces plants ont naturellement tendance à produire de nouvelles tiges depuis la base. Ils conviennent très bien à une conduite en cépée et peuvent renouveler facilement leurs branches vieillissantes.
Les noisetiers greffés sur Corylus colurna
Le noisetier de Turquie, Corylus colurna, peut être utilisé comme porte-greffe pour obtenir un arbre sur tronc qui drageonne très peu. Son système racinaire plus profond et son port arborescent facilitent la conduite en arbre et l’entretien du pied.
Ce porte-greffe n’est pas un équivalent des porte-greffes nanisants du pommier. Il peut au contraire donner un arbre vigoureux et de grande longévité. Un noisetier greffé sur Corylus colurna doit donc être choisi pour son absence de drageons et son mode de conduite, pas pour obtenir automatiquement une petite plante.
Le comportement varie selon l’association entre la variété, le porte-greffe et le sol. Les résultats disponibles sont encourageants, notamment en matière d’enracinement et de tolérance au manque d’eau, mais ils ne permettent pas de présenter tous les noisetiers greffés comme supérieurs dans toutes les situations.
Le point de greffe doit rester nettement au-dessus du sol. Toute pousse apparaissant sous ce point appartient au porte-greffe et doit être supprimée.
Conduire le noisetier en touffe ou sur un tronc
La conduite en cépée
La cépée correspond au port naturel du noisetier. Elle se compose de plusieurs tiges partant du sol. Cette forme est robuste, facile à renouveler et bien adaptée aux haies fruitières ainsi qu’aux jardins où l’on accepte un arbuste large.
Conservez un nombre limité de tiges bien espacées plutôt qu’une masse compacte de rejets. Supprimez régulièrement les drageons trop faibles, mal placés ou dirigés vers le centre. Une touffe très dense produit surtout à l’extérieur et devient difficile à récolter.
La conduite sur tronc
Un noisetier peut être conduit sur un tronc unique, soit en supprimant continuellement les rejets d’un plant sur ses propres racines, soit en utilisant un arbre greffé sur un porte-greffe peu drageonnant.
Cette forme facilite la tonte, le désherbage, la circulation de l’air et le ramassage des noisettes au sol. Elle demande cependant une charpente bien formée et une surveillance régulière des pousses qui apparaissent au pied ou sur le tronc.
Sur quel bois le noisetier produit-il ?
Les futurs chatons et fleurs femelles se forment principalement sur les pousses développées pendant l’année. Ces rameaux portent ensuite les organes floraux pendant l’hiver suivant et les fruits au cours de la saison qui suit.
La fructification dépend donc d’un renouvellement régulier de pousses bien éclairées. Un noisetier qui ne produit presque plus de croissance annuelle, ou dont l’intérieur est plongé dans l’ombre, finit par donner moins de fleurs et moins de noisettes correctement remplies.
À l’inverse, une taille très sévère provoque surtout de longues pousses végétatives et peut supprimer une grande quantité de bois déjà porteur de fleurs. L’objectif consiste à équilibrer renouvellement, lumière et conservation du bois fructifère.
Comment tailler un noisetier fruitier ?
Sur une cépée jeune, sélectionnez progressivement plusieurs tiges vigoureuses et bien réparties. Éliminez au ras du sol les rejets en surnombre plutôt que de les raccourcir, car un rejet taillé à mi-hauteur se ramifie et épaissit encore davantage la touffe.
Sur une plante adulte, retirez périodiquement quelques-unes des tiges les plus âgées afin de les remplacer par de jeunes départs bien placés. Ce renouvellement doit rester progressif : supprimer en une seule fois une grande partie de la touffe entraîne une forte repousse et une baisse temporaire de production.
Éclaircissez les branches qui se croisent et celles qui ferment complètement le centre. Ne taillez pas le noisetier comme une haie géométrique si l’objectif principal est de récolter des fruits. Le rabattage uniforme de toutes les extrémités supprime du bois florifère et crée une enveloppe dense autour d’un intérieur sombre.
Le bois du noisetier peut être colonisé par des champignons de décomposition après de grosses blessures. Effectuez des coupes propres au niveau du col de la branche, sans laisser de longs chicots, et intervenez de préférence tant que les tiges à supprimer sont encore de diamètre raisonnable.
Pourquoi certaines noisettes sont-elles vides ?
Une coque vide n’indique pas nécessairement que la fleur n’a pas reçu de pollen. La formation de la coque montre au contraire qu’un processus de développement a été déclenché, puis que l’amandon n’a pas poursuivi normalement sa croissance.
Les causes possibles comprennent une sensibilité propre à la variété, un manque d’eau pendant l’été, une couronne trop ombragée, une alimentation minérale déséquilibrée ou un stress ayant provoqué l’avortement du jeune amandon.
Lorsque le noisetier ne forme presque aucune noisette, il faut en revanche vérifier en priorité la présence d’une variété pollinisatrice compatible, la période de libération de son pollen et l’exposition de la plante.
Une noisette percée d’un trou rond n’est pas une noisette simplement creuse. Elle a généralement été consommée par une larve de balanin, qui quitte ensuite le fruit pour poursuivre son cycle dans le sol.
Récolter des noisettes mûres et bien les sécher
Une noisette destinée à la conservation doit avoir terminé son remplissage et sa maturation. Selon les variétés, l’involucre jaunit ou brunit, se dessèche et libère plus ou moins facilement le fruit. Les noisettes mûres finissent naturellement par tomber au sol.
Une récolte trop précoce donne des amandons humides, moins parfumés et difficiles à conserver. Pour une consommation immédiate en noisette fraîche, les fruits peuvent être ramassés avant leur dessiccation complète, mais ils doivent alors être consommés rapidement.
Ramassez régulièrement les noisettes tombées afin de limiter les pertes dues aux rongeurs, aux oiseaux et à l’humidité. Retirez les involucres restants, puis faites sécher les fruits en couche peu épaisse dans un local sec, ventilé et à l’abri du soleil direct.
Les noisettes en coque se conservent mieux que les amandons décortiqués. La chaleur, l’humidité et l’air accélèrent le rancissement des matières grasses ; une conservation fraîche et sèche préserve donc mieux leur saveur.
Les problèmes sanitaires réellement importants
Le balanin du noisetier
Le balanin est l’un des ravageurs les plus visibles des noisettes. L’adulte perce les jeunes fruits pour y déposer un œuf. La larve consomme l’amandon, puis quitte la noisette par un trou rond et tombe au sol.
Ramasser rapidement les noisettes véreuses et limiter leur accumulation sous les arbres réduit une partie de la population, mais le ravageur peut rester plusieurs années dans le sol. Sa pression varie fortement selon les jardins et les années.
Le phytopte des bourgeons
Le phytopte provoque le gonflement anormal de certains bourgeons, qui deviennent gros, ronds et ne donnent pas de pousses normales. Une attaque importante réduit la quantité de bois fructifère et peut affaiblir les variétés sensibles.
La sensibilité varie selon les cultivars. Sur un petit nombre de plantes, l’élimination des bourgeons fortement déformés peut limiter la multiplication de l’acarien.
Les bactérioses et dépérissements
Différentes bactéries peuvent provoquer des taches, des chancres et le dessèchement de rameaux, notamment sur les jeunes arbres soumis à des blessures, à un excès d’humidité ou à des gelées. Supprimez le bois atteint par temps sec et désinfectez les outils entre les plantes.
Un dépérissement ne doit pas être attribué automatiquement à une bactérie. Un sol asphyxiant, un collet enterré, une sécheresse après plantation ou une blessure de débroussailleuse peuvent produire des symptômes proches.
L’oïdium et les taches foliaires
L’oïdium et différentes taches foliaires apparaissent parfois en fin de saison. Ils restent souvent secondaires sur un arbre adulte, mais peuvent devenir plus pénalisants sur une jeune plante affaiblie ou sur une variété particulièrement sensible.
Une couronne lumineuse, une alimentation azotée raisonnable et l’absence d’arrosages répétés sur le feuillage limitent les conditions favorables à ces maladies.
Quel noisetier choisir selon votre objectif ?
Pour manger les noisettes directement, privilégiez une variété parfumée, bien remplie, avec une coque facile à casser. Pour la pâtisserie ou le praliné, recherchez surtout le rendement en amandon, l’intensité aromatique après torréfaction et la facilité de retrait de la pellicule.
Pour une haie fruitière, un plant sur ses propres racines conduit en cépée s’intègre facilement et se renouvelle naturellement. Pour un arbre isolé, une pelouse ou un verger où l’on souhaite limiter les drageons, une variété greffée sur Corylus colurna peut être intéressante.
Dans tous les cas, le choix du pollinisateur doit être effectué en même temps que celui de la variété principale. Une excellente variété plantée seule ou associée à un cultivar incompatible peut rester décevante malgré un sol et une taille parfaitement adaptés.
Questions fréquentes sur les noisetiers
Un seul noisetier peut-il produire des noisettes ?
Il peut parfois former quelques fruits grâce au pollen d’un noisetier voisin, mais la plupart des variétés cultivées sont auto-incompatibles. Pour une récolte régulière, prévoyez au moins une variété compatible dont l’émission de pollen recouvre la réceptivité des fleurs femelles.
Deux variétés différentes sont-elles toujours compatibles ?
Non. Deux cultivars peuvent être génétiquement incompatibles ou fleurir à des périodes trop éloignées. Il faut vérifier à la fois leur compatibilité pollinique et le recouvrement entre émission du pollen et floraison femelle.
Les abeilles pollinisent-elles les noisetiers ?
Le noisetier est principalement pollinisé par le vent. Les chatons constituent une source précoce de pollen pour certains insectes, mais la production de noisettes ne dépend pas principalement de leurs visites.
Pourquoi mon noisetier porte-t-il des chatons mais aucune noisette ?
Les chatons sont les fleurs mâles. Leur présence ne prouve ni que les fleurs femelles ont reçu du pollen compatible, ni que la variété peut se féconder elle-même. Vérifiez la présence et la compatibilité d’une autre variété à proximité.
Un noisetier sauvage peut-il polliniser une variété fruitière ?
C’est possible, mais pas garanti. Sa période d’émission de pollen et sa compatibilité génétique sont inconnues. Il peut contribuer à la pollinisation sans remplacer systématiquement une variété pollinisatrice choisie pour cet usage.
Le noisetier produit-il à l’ombre ?
Il peut pousser à l’ombre partielle, mais une faible luminosité réduit la formation du bois fructifère et le remplissage des noisettes. Pour une vraie production fruitière, une exposition ensoleillée ou seulement légèrement ombragée est préférable.
Le noisetier supporte-t-il une terre argileuse ?
Oui, si elle reste structurée et drainée. Une terre argileuse fraîche peut être favorable, tandis qu’un sol compacté et saturé d’eau pendant l’hiver affaiblit les racines et réduit la production.
Faut-il arroser un noisetier adulte ?
Un arbre installé peut survivre sans irrigation dans de nombreuses régions, mais un manque d’eau pendant le remplissage des noisettes réduit le calibre et favorise les amandons mal remplis. L’arrosage reste utile dans les sols superficiels ou lors des étés secs.
Pourquoi mon noisetier produit-il beaucoup de drageons ?
Le drageonnement est naturel chez les variétés cultivées sur leurs propres racines. Supprimez les rejets en surnombre au ras du sol ou choisissez un plant greffé sur un porte-greffe peu drageonnant si vous souhaitez une conduite durable sur un tronc.
Le porte-greffe Corylus colurna rend-il le noisetier plus petit ?
Non. Il est surtout utilisé pour son port arborescent, son enracinement et sa très faible production de drageons. Il peut donner un arbre vigoureux et ne doit pas être présenté comme un porte-greffe nanisant.
Pourquoi certaines noisettes sont-elles vides sans être percées ?
L’amandon a pu avorter après le début de formation de la coque. Le manque d’eau, le manque de lumière, la nutrition, la variété et différents stress peuvent intervenir. Une coque vide n’est donc pas une preuve directe d’absence de pollinisation.
Comment reconnaître une attaque de balanin ?
La noisette contient peu ou pas d’amandon et présente généralement un trou de sortie rond. La larve a consommé l’intérieur du fruit avant de rejoindre le sol.
Peut-on maintenir un noisetier très petit par la taille ?
Une variété vigoureuse réagit aux rabattages par une forte repousse et de nombreux rejets. Pour un petit espace, choisissez une variété de vigueur modérée et conservez une couronne éclairée plutôt que de tailler continuellement la plante comme une haie.
