Cognassier
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Comment choisir un cognassier ?
Le cognassier est souvent choisi à partir de la seule taille annoncée des coings. Ce critère est pourtant insuffisant. Pour obtenir un arbre productif et des fruits de qualité, il faut également comparer la date de maturité, l’intensité du parfum, la texture de la chair, l’usage culinaire, le comportement face aux maladies et le porte-greffe.
Une variété donnant des fruits énormes mais mûrissant très tard peut rester verte et peu aromatique dans une région fraîche. À l’inverse, un cultivar un peu moins spectaculaire mais suffisamment précoce pourra jaunir correctement, développer son parfum et être récolté avant les premières fortes gelées.
Sous le climat humide du nord de la France, la tenue du feuillage mérite aussi une attention particulière. Certaines variétés restent relativement propres lorsque les étés sont pluvieux, tandis que d’autres peuvent perdre prématurément leurs feuilles sous l’effet de la maladie des taches foliaires.
Le véritable cognassier ne doit pas être confondu avec le cognassier du Japon
Le cognassier fruitier cultivé pour ses gros coings appartient à l’espèce Cydonia oblonga. Il forme généralement un petit arbre ou un grand arbuste non épineux portant de grandes fleurs blanches ou rosées, puis des fruits jaunes très parfumés.
Le cognassier du Japon appartient au genre Chaenomeles. Il s’agit le plus souvent d’un arbuste épineux cultivé pour sa floraison rouge, rose, blanche ou orangée. Ses petits fruits sont comestibles et aromatiques, mais ils ne correspondent pas aux gros coings proposés dans cette catégorie.
Le cognassier de Chine, Pseudocydonia sinensis, constitue encore une autre espèce. Il peut produire de gros fruits parfumés, mais son comportement, sa vigueur et ses exigences ne sont pas identiques à ceux de Cydonia oblonga.
Coing en forme de pomme ou de poire : une classification limitée
Les coings sont traditionnellement séparés en deux grands groupes morphologiques. Les coings maliformes sont plutôt ronds et rappellent une pomme, tandis que les coings pyriformes sont allongés et rappellent une poire.
Cette distinction décrit avant tout la forme. Elle ne permet pas, à elle seule, de déterminer la saveur, la qualité de la gelée, la résistance aux maladies ou la précocité de maturité.
On observe parfois chez les types maliformes une chair plus ferme, sèche et fortement aromatique, et chez certains types pyriformes une chair un peu plus tendre et juteuse. Les différences entre cultivars restent cependant beaucoup plus importantes que cette tendance générale.
Pour choisir correctement, il faut donc consulter les caractéristiques de chaque variété plutôt que de rechercher automatiquement un coing-pomme ou un coing-poire.
La qualité d’un coing ne se juge pas seulement à son calibre
Le parfum
Le parfum est l’une des principales qualités du coing. Certaines variétés embaument fortement dès la récolte, tandis que d’autres demandent quelques semaines de conservation pour développer pleinement leurs arômes.
Un gros fruit peu parfumé peut être moins intéressant qu’un coing de taille moyenne possédant une forte concentration aromatique, notamment pour la gelée, la pâte de coing ou les fruits pochés.
La teneur en jus
Les variétés les plus juteuses sont intéressantes pour les gelées, les jus, les sirops et les préparations dans lesquelles le liquide extrait constitue une partie importante du produit final.
Les fruits plus secs et riches en matière sèche peuvent être préférés pour les pâtes de fruits, les purées épaisses ou certaines préparations cuites de longue durée.
L’acidité et l’astringence
La plupart des coings restent durs, acides et astringents lorsqu’ils sont consommés crus. La cuisson transforme leur texture, adoucit leur acidité et libère des parfums qui sont parfois peu perceptibles dans le fruit frais.
Certaines variétés présentées comme consommables crues deviennent effectivement plus tendres et moins astringentes lorsqu’elles mûrissent bien. Sous un climat frais, leur chair peut toutefois rester sensiblement plus ferme et acide que dans leur région d’origine.
La coloration à la cuisson
La chair de nombreuses variétés prend une teinte rosée, rouge ou ambrée pendant la cuisson. L’intensité de cette coloration dépend du cultivar, de la maturité du fruit, de l’acidité et de la durée de cuisson.
Une faible coloration ne signifie pas nécessairement que la variété manque de saveur. La couleur et l’intensité aromatique sont deux caractères distincts.
Choisir une variété qui mûrit réellement dans votre région
Le cognassier fleurit tardivement, mais ses fruits demandent une longue saison pour atteindre leur maturité. Dans le nord de la France, la date de récolte constitue donc un critère plus important que la résistance de l’arbre au froid hivernal.
Une variété précoce ou de saison a davantage de chances de passer du vert au jaune, de perdre une partie de son duvet et de développer son parfum avant les premières gelées importantes.
Les variétés tardives peuvent convenir à une situation chaude, abritée et bien exposée. Dans un emplacement plus frais, leurs fruits risquent de devoir être récoltés encore verts à l’annonce des premières gelées.
Le calendrier doit servir à comparer les cultivars entre eux. Les dates exactes varieront toujours selon la région, l’exposition, la charge de l’arbre et les conditions climatiques de l’année.
Voir le calendrier de récolte des coings
Dans une région fraîche, privilégiez d’abord une variété capable de jaunir et de devenir aromatique avant les fortes gelées plutôt qu’un cultivar choisi uniquement pour son calibre maximal.
Une floraison tardive, mais pas totalement à l’abri du gel
Le cognassier fleurit généralement plus tard que l’amandier, l’abricotier et de nombreux poiriers. Sa floraison intervient souvent lorsque l’arbre possède déjà des feuilles, ce qui réduit son exposition aux premières gelées printanières.
Cette floraison tardive explique en partie sa bonne régularité dans les régions septentrionales. Une gelée très tardive peut néanmoins détruire les fleurs ouvertes ou les jeunes fruits.
Évitez les points bas dans lesquels l’air froid s’accumule pendant les nuits calmes. Une légère pente, un jardin urbain ou une situation abritée des vents froids permettent généralement d’améliorer la régularité de la production.
Un emplacement très chaud contre un mur peut favoriser la maturation des fruits, mais il peut aussi avancer légèrement le démarrage de la végétation. Le bénéfice doit être évalué selon le risque de gel propre au jardin.
Le cognassier est généralement autofertile
La plupart des cultivars de cognassier peuvent produire lorsqu’ils sont plantés seuls. Pour un petit jardin, il n’est donc généralement pas nécessaire d’acheter deux arbres uniquement pour assurer la pollinisation.
Cette règle ne doit toutefois pas être transformée en affirmation absolue. Des travaux génétiques récents montrent que le niveau d’autocompatibilité peut varier entre les cultivars et que certains génotypes présentent un degré d’auto-incompatibilité.
La présence d’une seconde variété fleurissant au même moment peut donc améliorer la nouaison dans certaines situations. Elle ne constitue néanmoins pas le premier critère de choix comme chez le cerisier, le châtaignier ou l’asiminier.
Une mauvaise récolte sur un cognassier isolé est plus souvent liée à un arbre encore jeune, une gelée, un feuillage malade, un excès de vigueur ou de mauvaises conditions pendant la floraison qu’à l’absence systématique d’un pollinisateur.
La maladie des taches foliaires : le principal problème sous climat humide
La maladie des taches foliaires du cognassier est provoquée par Diplocarpon mespili, anciennement appelé Fabraea maculata. Elle forme de petites taches sombres sur les feuilles, souvent entourées ou centrées de zones plus claires.
Lorsque les infections sont nombreuses, les taches se rejoignent, les feuilles jaunissent puis tombent prématurément. Une défoliation importante réduit la capacité de l’arbre à alimenter ses fruits et à constituer des réserves pour la saison suivante.
Le champignon peut également tacher et déformer les coings. Les fruits restent parfois utilisables après épluchage, mais leur qualité visuelle et leur aptitude à la conservation sont réduites.
La maladie se développe principalement pendant les périodes pluvieuses. Le champignon se conserve sur les feuilles mortes et le bois atteint, puis les spores sont disséminées par les éclaboussures de pluie.
Le ramassage des feuilles, la suppression du bois mort et le maintien d’une couronne aérée réduisent la pression. Le choix variétal reste cependant central, car les différences de sensibilité entre cultivars sont importantes.
Des observations réalisées dans une collection britannique pendant un été très humide ont notamment montré un comportement favorable de ‘Serbian Gold’ et ‘Aromatnaya’. Elles présentaient encore quelques taches, mais peu de défoliation par rapport aux cultivars sensibles.
Le feu bactérien peut être beaucoup plus grave
Le feu bactérien, provoqué par Erwinia amylovora, peut infecter les fleurs, les jeunes pousses, les branches et parfois le tronc. Les tissus atteints brunissent ou noircissent et les extrémités des pousses peuvent se recourber en forme de crosse.
Le cognassier est considéré comme un hôte sensible. Sur un jeune arbre, une infection agressive peut progresser rapidement et entraîner la perte de branches importantes, voire de l’ensemble du sujet.
Il existe néanmoins des différences entre cultivars. Les essais disponibles montrent plutôt des niveaux intermédiaires ou variables de sensibilité qu’une résistance complète. Il serait donc excessif de présenter une variété comme totalement résistante au feu bactérien.
Les infections primaires se produisent souvent par les fleurs lorsque le temps est doux et humide. La pluie, les insectes et les outils peuvent ensuite contribuer à la dissémination des bactéries.
Une croissance très tendre et vigoureuse est généralement plus vulnérable. Évitez donc les excès d’azote, les tailles sévères provoquant de nombreux gourmands et les arrosages qui mouillent inutilement les fleurs et les jeunes pousses.
Lorsqu’une branche présente des symptômes caractéristiques, le bois atteint doit être retiré largement sous la zone visible, avec des outils nettoyés, puis évacué du verger.
Un arbre robuste ne signifie pas un arbre sans maladies
En dehors de la maladie des taches foliaires et du feu bactérien, le cognassier peut être affecté par la moniliose des fruits, l’oïdium, certains chancres, les pucerons ou le carpocapse.
Ces problèmes restent souvent secondaires dans un jardin équilibré. Un fruit blessé par un insecte, un oiseau, la grêle ou le frottement contre une branche devient cependant beaucoup plus sensible à la pourriture.
Les fruits momifiés ne doivent pas rester sur l’arbre. Ils constituent une source de spores pour la saison suivante et peuvent entretenir la moniliose dans la couronne.
Un cognassier correctement exposé, modérément vigoureux, peu taillé et choisi pour sa tolérance au Diplocarpon demande généralement moins d’interventions qu’un pêcher sensible à la cloque ou qu’un pommier très sensible à la tavelure.
Quel porte-greffe choisir pour un cognassier ?
Le cognassier fruitier peut être multiplié sur ses propres racines, greffé sur un cognassier issu de semis ou greffé sur un clone de cognassier sélectionné. Le porte-greffe agit sur la vigueur, la dimension adulte, la précocité de mise à fruit, l’ancrage et l’adaptation au terrain.
Les noms BA29, Cognassier A ou Cognassier C désignent d’abord des clones sélectionnés comme porte-greffes. Leur fruit éventuel n’est pas la raison pour laquelle ils sont plantés. La variété fruitière greffée au-dessus détermine les caractéristiques des coings récoltés.
Le franc ou cognassier issu de semis
Un cognassier issu de semis forme généralement un arbre assez vigoureux et profondément enraciné. Chaque semis étant génétiquement différent, la dimension, la mise à fruit et le comportement sanitaire sont moins uniformes qu’avec un porte-greffe clonal.
Le franc convient surtout aux grands jardins et aux projets recherchant un arbre durable plutôt qu’une mise à fruit très rapide. Son comportement face au feu bactérien ou à la maladie foliaire dépend du génotype utilisé.
BA29 ou cognassier de Provence
BA29 est généralement le plus vigoureux des porte-greffes de cognassier couramment utilisés. Il produit un arbre de taille intermédiaire, entre les formes compactes sur Cognassier C et les arbres issus de semis.
Il possède une assez bonne adaptation aux terres lourdes et conservant de l’humidité, ainsi qu’une meilleure tolérance à la sécheresse que les clones les plus faibles. Il ne supporte toutefois pas l’eau stagnante permanente.
Son système racinaire reste relativement superficiel et son ancrage peut nécessiter un tuteurage durable dans une situation exposée. BA29 reste également sensible au calcaire actif, à la chlorose et au feu bactérien.
Cognassier A
Le Cognassier A donne généralement un arbre de vigueur modérée, adapté à un jardin dans lequel on souhaite conserver des fruits relativement accessibles.
Il demande un sol fertile, suffisamment frais et correctement drainé. Dans une terre sèche, pauvre ou très calcaire, sa croissance peut devenir faible et le feuillage chlorotique.
Il permet généralement une mise à fruit assez rapide, mais ne doit pas être présenté comme un porte-greffe réellement nain.
Cognassier C, MC et clones très faibles
Les porte-greffes de type Cognassier C ou MC réduisent davantage la vigueur et favorisent une mise à fruit rapide. Ils peuvent convenir aux petits jardins, aux arbres palissés ou à la culture dans de très grands contenants.
Cette faible vigueur s’accompagne d’exigences plus élevées. Le sol doit rester fertile et suffisamment humide pendant l’été, et le tuteurage peut rester nécessaire pendant toute la vie de l’arbre.
Un porte-greffe faible ne convient pas automatiquement à un terrain difficile. Dans un sol médiocre, sec ou concurrencé par l’herbe, l’arbre risque de végéter plutôt que de former un petit arbre équilibré.
Les cognassiers sur leurs propres racines
Certaines variétés peuvent être multipliées par bouturage ou marcottage et cultivées sur leurs propres racines. Il n’existe alors aucun point de greffe et les rejets éventuels correspondent à la variété fruitière.
La vigueur dépend directement du cultivar. Un cognassier sur ses propres racines ne sera pas nécessairement plus petit qu’un arbre greffé sur BA29 ou Cognassier A.
Le cognassier aime les terres profondes et fraîches
Le cognassier apprécie généralement les sols profonds, fertiles et capables de conserver une humidité régulière pendant la croissance des fruits.
Il tolère mieux une terre fraîche ou légèrement lourde que l’amandier, l’abricotier ou le pêcher. Il ne doit toutefois pas être planté dans une zone où les racines restent privées d’oxygène pendant plusieurs semaines.
Une alternance entre sol détrempé en hiver et sécheresse marquée en été fragilise l’arbre, limite le calibre des fruits et peut favoriser les maladies du collet.
Le cognassier supporte mal les sols franchement calcaires. Le calcaire actif bloque l’assimilation du fer et provoque une chlorose caractérisée par des feuilles jaunes dont les nervures restent plus vertes.
Dans un terrain légèrement calcaire, BA29 peut parfois se comporter mieux que certains clones plus faibles, mais aucun porte-greffe de cognassier ne rend l’espèce réellement adaptée à une terre très alcaline.
Éviter les excès d’azote et de vigueur
Un cognassier très vigoureux produit de longues pousses tendres, peu florifères et davantage exposées au feu bactérien. Une fertilisation azotée excessive peut donc réduire la régularité de production au lieu de l’améliorer.
Dans une terre correctement entretenue et paillée, un apport systématique d’engrais n’est généralement pas nécessaire. L’état du feuillage, la longueur des pousses et la charge de l’arbre doivent guider les apports.
Un paillage organique aide à conserver l’humidité et à limiter la concurrence de l’herbe. Il doit rester à distance du tronc afin de ne pas maintenir l’écorce continuellement humide.
Lorsqu’un arbre manque de croissance, il faut d’abord rechercher un problème de sol, d’eau, de porte-greffe, de concurrence ou de maladie plutôt que d’ajouter automatiquement davantage d’engrais.
Le cognassier porte une grande partie de ses fruits en extrémité de rameaux
Le cognassier fructifie principalement à l’extrémité de pousses formées pendant la saison précédente. Cette caractéristique le rapproche des fruitiers dits porteurs en bout de rameaux.
Une taille consistant à raccourcir chaque branche supprime donc une partie importante des futurs boutons à fleurs. Elle stimule également la production de nouvelles pousses verticales au détriment de la fructification.
La taille doit surtout servir à construire une charpente solide, supprimer les branches mortes ou malades et éclaircir les zones trop denses.
Une fois l’arbre formé, les interventions doivent rester légères. Le cognassier peut produire correctement pendant de nombreuses années sans taille annuelle détaillée.
Comment former et tailler un cognassier ?
Une forme en gobelet ouvert convient bien au cognassier. Elle permet de conserver plusieurs charpentières solides tout en faisant pénétrer la lumière et l’air au centre de la couronne.
La formation doit être réalisée progressivement pendant les premières années. Il est préférable de corriger une branche mal orientée lorsqu’elle est encore jeune plutôt que de supprimer une grosse charpentière sur un arbre adulte.
Sur un arbre installé, retirez le bois mort, les branches qui se croisent, les rameaux très verticaux inutiles et les parties atteintes par une maladie. Évitez de raccourcir systématiquement les extrémités fructifères.
Les rejets apparaissant sous le point de greffe doivent être supprimés, car ils appartiennent au porte-greffe et peuvent concurrencer la variété cultivée.
Éclaircir lorsque l’arbre porte trop de fruits
Le cognassier ne demande pas toujours un éclaircissage aussi important que le pommier ou le nashi, mais certaines variétés peuvent conserver de nombreux fruits regroupés sur des branches relativement fines.
Une charge excessive réduit le calibre, retarde la coloration et augmente le risque de casse. Elle peut également provoquer une production faible l’année suivante.
Lorsque plusieurs jeunes coings se touchent ou courbent fortement une branche, supprimez en priorité les fruits déformés, blessés ou les plus petits.
Il vaut mieux récolter un nombre raisonnable de fruits bien développés et aromatiques que conserver une charge maximale donnant des coings petits et insuffisamment mûrs.
Comment reconnaître un coing mûr ?
La couleur du fruit passe progressivement du vert au jaune citron, puis parfois au jaune doré. Le duvet présent sur les jeunes fruits s’efface plus facilement et le parfum devient nettement perceptible.
La chair reste ferme même lorsque le coing est mûr. Il ne faut donc pas attendre qu’il devienne souple comme une poire.
Le fruit doit se détacher sans arracher une partie importante du rameau. Comme les coings sont souvent portés près de l’extrémité des branches, il faut les soutenir pendant la cueillette afin de ne pas casser le bois fruitier.
Dans une région fraîche, laissez les fruits sur l’arbre aussi longtemps que possible afin qu’ils développent leur parfum, mais récoltez-les avant une forte gelée annoncée.
Conserver les coings sans parfumer tous les autres fruits
Les coings parfaitement sains peuvent se conserver plusieurs semaines, voire plusieurs mois selon le cultivar et les conditions de stockage.
Seuls les fruits non blessés doivent être conservés. Malgré leur dureté, les coings se meurtrissent facilement et une zone choquée peut ensuite brunir ou pourrir.
Disposez-les en une seule couche ou dans des plateaux aérés, sans que les fruits se touchent. Une atmosphère fraîche, sombre et légèrement humide limite le dessèchement.
Le parfum très puissant des coings peut se transmettre aux pommes, poires et autres produits stockés à proximité. Il est donc préférable de les conserver séparément.
Une période de conservation peut arrondir le parfum de certaines variétés, mais elle ne rend pas nécessairement la chair tendre ou agréable à consommer crue.
Quel cognassier choisir selon son objectif ?
Pour obtenir une gelée très parfumée
Privilégiez une variété aromatique, suffisamment acide et riche en jus. Le calibre du fruit est secondaire, car la qualité de la gelée dépend surtout de l’équilibre entre parfum, acidité et pectine.
Pour préparer de la pâte de coing
Une chair riche en matière sèche, parfumée et donnant une purée dense est particulièrement intéressante. Une variété très juteuse demandera une cuisson plus longue pour atteindre la bonne consistance.
Pour une région fraîche
Choisissez en priorité une variété précoce ou de saison, capable de jaunir avant les premières gelées, et présentant une bonne tenue du feuillage sous climat humide.
Pour un petit jardin
Un cultivar de vigueur modérée greffé sur Cognassier C, MC ou un autre porte-greffe faible peut limiter l’encombrement. Il faudra en contrepartie assurer une bonne fertilité du sol, des arrosages réguliers et un tuteurage suffisant.
Pour un terrain lourd
BA29 constitue généralement un choix plus sûr qu’un porte-greffe très faible, à condition que le terrain reste aéré et que l’eau puisse s’évacuer. Aucun cognassier ne doit rester durablement dans une zone saturée.
Questions fréquentes sur les cognassiers
Faut-il planter deux cognassiers ?
Non dans la plupart des cas. Les cultivars sont généralement autofertiles et un seul arbre peut produire. Une seconde variété peut toutefois améliorer la nouaison chez certains génotypes.
Peut-on manger un coing cru ?
La majorité des variétés reste trop dure, acide et astringente pour être agréable crue. Quelques cultivars deviennent plus tendres et doux lorsqu’ils mûrissent parfaitement, mais leur comportement dépend fortement du climat.
Pourquoi mon cognassier perd-il ses feuilles en été ?
Des feuilles couvertes de petites taches sombres puis tombant prématurément indiquent souvent une attaque de Diplocarpon mespili. La maladie est particulièrement sévère pendant les étés humides.
Pourquoi les pousses de mon cognassier noircissent-elles brutalement ?
Un noircissement rapide des fleurs et des jeunes pousses, accompagné d’une extrémité recourbée, peut correspondre au feu bactérien. Les parties atteintes doivent être retirées rapidement et le diagnostic confirmé.
Quand récolter les coings ?
Récoltez lorsque les fruits deviennent jaunes et très parfumés, généralement en automne. Laissez-les mûrir sur l’arbre aussi longtemps que possible, mais cueillez-les avant une forte gelée.
Pourquoi mes coings restent-ils verts ?
La variété peut être trop tardive, l’exposition insuffisamment chaude ou l’arbre trop chargé. Une fin d’été fraîche et une croissance excessive peuvent également retarder la maturité.
Faut-il tailler beaucoup un cognassier ?
Non. Le cognassier fructifie principalement à l’extrémité des rameaux. Une taille systématique des pointes supprimerait une partie importante de la future récolte.
Quel porte-greffe choisir pour un cognassier ?
BA29 convient bien à un arbre de vigueur intermédiaire et à de nombreux sols frais. Cognassier A réduit davantage la vigueur, tandis que Cognassier C ou MC convient aux petits espaces mais demande de meilleures conditions de culture.
Le cognassier supporte-t-il le calcaire ?
Il le supporte mal, particulièrement lorsque le sol contient beaucoup de calcaire actif. Une chlorose et une croissance faible peuvent apparaître même avec BA29.
Pourquoi conserver les coings séparément des pommes ?
Leur parfum très puissant peut imprégner les autres fruits entreposés dans le même local. Les coings doivent également être espacés afin qu’un fruit abîmé ne contamine pas rapidement ses voisins.
