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Pommier à chair rouge

Pomme précoce à chair marbrée rouge et rose, très acidulée, donnant un jus rose foncé.
À partir de 18,00
Pomme verte à l’extérieur, cachant une chair rose surprenante, acidulée et agréable.
À partir de 18,00
Variété anglaise originale à chair rouge, avec écorce, fleurs et feuillage teintés de rouge sombre.
À partir de 18,00
Pomme à chair rose bien connue, décorative, surtout intéressante en cuisine, compote ou cidre.
À partir de 18,00
Pomme à chair rosée à rouge, décorative et aromatique, intéressante à croquer, presser ou cuisiner.
À partir de 18,00
Pommier original à chair rouge, fleurs rose foncé, feuillage bronze et fruits pour gelées colorées, aspect ornemental en plus du fruitier.
À partir de 18,00
Pomme plate à chair rouge, productive, aux notes de fruits rouges et de cassis, de bonne conservation.
À partir de 18,00
Spectaculaire à chair rouge vif, très tardive, mais exigeante pour obtenir de bons fruits.
À partir de 18,00
Pomme précoce à chair rouge, fraîche et acidulée, avec une belle floraison rose.
À partir de 18,00
Pomme d’été à chair rouge estompée, douce, très aromatique, récoltée vers la mi-août.
À partir de 18,00
Rupture de stock
Pommier d’ornement très populaire, couvert de fleurs blanches puis de petits fruits rouge orangé.
À partir de 18,00
Rupture de stock
Pommier d’ornement pollinisateur, à floraison blanche abondante, adapté aux groupes de floraison 3 et 4.
À partir de 18,00
Rupture de stock
Qu'est ce qu'un porte-greffe, comment bien choisir son porte greffe ?N'oubliez pas de prendre en compte les variétés qui se pollinisent.Voici des photos des arbres produits, et comment choisir l'âge de l'arbre. 
À partir de 18,00
Rupture de stock
Pommier d’ornement à floraison blanche abondante et petits fruits rouges brillants persistants en hiver.
À partir de 18,00
Rupture de stock
Pommier d’ornement érigé, à fleurs doubles roses parfumées, utile aussi comme pollinisateur.
À partir de 18,00
Rupture de stock
Pomme à chair rouge intense, décorative et aromatique, intéressante fraîche, en jus ou en cuisine.
À partir de 18,00
Pommier colonnaire à chair rouge, au feuillage et au bois rouges, original pour petit jardin ou collection.
À partir de 28,00
Rupture de stock
Pomme rare à chair rouge, acidulée, très aromatique, avec des notes marquées de fruits rouges.
À partir de 18,00
Rupture de stock
Pomme anglaise polyvalente, sucrée-acidulée, donnant un très beau jus rosé.
À partir de 18,00
Rupture de stock
Pomme rare à chair rouge, tendre et aromatique, aux notes de fruits rouges à maturité.
À partir de 18,00
Rupture de stock
Pomme à chair rouge vive, décorative et équilibrée, bonne à croquer, presser ou cuisiner.
À partir de 18,00
Rupture de stock
Petite pomme à chair rouge, douce et décorative, intéressante à croquer, presser ou utiliser en dessert.
À partir de 18,00
Rupture de stock
Pomme d’été à chair rouge pâle, douce, très aromatique, récoltée vers la mi-août.
À partir de 18,00
Rupture de stock
Petite pomme rosée à l'extérieur.
À partir de 18,00
Rupture de stock
Pomme précoce à chair marbrée rouge et rose, très acidulée, donnant un jus rose foncé.
À partir de 18,00

Pommes sanguines : des pommes naturellement rouges jusqu’au cœur

Les pommes sanguines, plus précisément appelées pommes à chair rouge ou rose, accumulent dans leur chair des pigments de la famille des anthocyanes. Selon la variété, la coloration peut rester concentrée autour du cœur, former des marbrures roses ou occuper presque toute la chair dans des tons allant du rose pâle au rouge sombre.

Il ne s’agit pas d’une seule variété ni d’une création récente. Des pommiers à chair rouge existent naturellement depuis longtemps, puis plusieurs générations de sélectionneurs ont croisé ces formes anciennes avec des pommes de table, des pommes rustiques ou des pommes à cidre afin d’améliorer leur calibre, leur texture, leur saveur et leur comportement à la transformation.

Cette histoire explique la très grande diversité de la catégorie. Certaines pommes sanguines restent petites, acides et tanniques, tandis que d’autres possèdent aujourd’hui une chair croquante, sucrée et adaptée à la consommation fraîche. Leur jus peut être rose ou rouge, mais la conservation de cette couleur dépend autant de la variété que de la maturité, du pressage et de la fermentation.

Une origine ancienne dans les pommiers sauvages d’Asie centrale

Une grande partie des lignées modernes à chair rouge descend d’une forme pigmentée du pommier sauvage d’Asie centrale, connue sous le nom de Malus sieversii f. niedzwetzkyana. Cet arbre se distingue par une pigmentation rouge qui ne concerne pas seulement les fruits, mais aussi les fleurs, les jeunes feuilles, les rameaux et parfois le bois.

Ce matériel végétal fut porté à la connaissance des botanistes et sélectionneurs occidentaux à la fin du XIXe siècle. Son caractère spectaculaire intéressa d’abord les créateurs de pommiers ornementaux et les sélectionneurs travaillant sur la rusticité.

Ses fruits avaient cependant peu de qualités d’une pomme de table moderne. Ils étaient souvent petits, acides, astringents et parfois sensibles au brunissement interne. Le travail de sélection a donc consisté à conserver le pigment rouge tout en éliminant progressivement les caractères sauvages les moins agréables.

Des sélectionneurs d’Europe orientale, de Russie et d’Amérique du Nord utilisèrent cette ressource dans leurs croisements. Niels Hansen développa notamment plusieurs pommiers rouges et rustiques adaptés aux climats froids, tandis que d’autres programmes donnèrent naissance à des variétés ou géniteurs comme ‘Redfield’, ‘Almata’ et différentes pommes rouges destinées surtout au jus ou à l’ornement.

Albert Etter et la lignée des pommes roses américaines

Au début du XXe siècle, le sélectionneur californien Albert Etter suivit une voie légèrement différente. Il travailla principalement à partir de l’ancienne pomme ‘Surprise’, dont la chair rose ne s’accompagnait pas systématiquement de feuilles et de fleurs rouges.

Etter croisa cette pomme avec des variétés de table afin d’obtenir des fruits plus gros, plus juteux et plus agréables à manger. ‘Pink Pearl’, introduite commercialement dans les années 1940, est la plus célèbre de ses obtentions.

Une partie importante de son travail ne fut jamais commercialisée de son vivant. Des arbres retrouvés plus tard dans son ancien verger et dans les environs ont permis de préserver différentes sélections aujourd’hui connues sous les noms ‘Grenadine’, ‘Rubaiyat’, ‘Pink Parfait’, ‘Blush Rosette’ ou ‘Pink Pearmain’.

D’autres pommes roses découvertes dans d’anciens vergers américains, comme ‘Airlie Red Flesh’, commercialisée sous le nom Hidden Rose, semblent appartenir à des lignées proches. Leur origine exacte n’est pas toujours entièrement documentée.

Deux grandes familles génétiques de pommes à chair rouge

Le type 1 : l’arbre entier peut être pigmenté

Les pommes du type 1 descendent principalement de la lignée de Malus sieversii f. niedzwetzkyana. Elles portent une forme particulière du gène régulateur MdMYB10, qui active la production d’anthocyanes dans de nombreux organes.

Les jeunes feuilles peuvent être rougeâtres, les fleurs roses à rouges et la chair colorée très tôt pendant le développement du fruit. Certaines variétés possèdent également une peau et un bois fortement pigmentés.

Cette lignée donne souvent les rouges les plus intenses et les jus les plus colorés. Elle a toutefois longtemps été associée à une forte acidité, à de l’astringence, à une maturité rapide et parfois au brunissement interne. Les sélections modernes cherchent à dissocier ces défauts de la couleur.

Le type 2 : la couleur apparaît surtout dans le fruit

Les pommes du type 2 possèdent généralement des feuilles vertes et des fleurs plus classiques. Leur chair se colore plus tard pendant la maturation, sous l’action d’un autre régulateur génétique appelé MdMYB110a.

La coloration peut être plus claire, marbrée ou concentrée dans certaines zones du fruit. La lignée de ‘Surprise’ et plusieurs descendantes d’Albert Etter se rattachent à ce groupe.

Ces pommes ont souvent offert aux sélectionneurs une voie intéressante pour obtenir des fruits de table agréables, sans la pigmentation rouge généralisée de l’arbre. Il existe cependant une grande diversité de goût et de coloration à l’intérieur des deux groupes.

La sélection moderne : garder le rouge en améliorant le goût

Les premières pommes sanguines étaient principalement des curiosités botaniques, des pommes à jus très acides ou des géniteurs utilisés dans les programmes de croisement. Plusieurs générations furent nécessaires pour obtenir une qualité comparable à celle des bonnes pommes de table.

Le principe consiste à croiser une pomme fortement pigmentée avec une variété possédant une meilleure texture, davantage de sucre, un calibre supérieur, une conservation correcte ou une résistance intéressante aux maladies. Les descendants sont ensuite triés pendant plusieurs générations.

La couleur elle-même est complexe. Deux descendants possédant le gène principal de la chair rouge peuvent présenter une intensité et une répartition très différentes. D’autres régions du génome influencent la quantité d’anthocyanes, les tanins, l’acidité et la tendance au brunissement.

Les programmes modernes ont ainsi donné naissance à des cultivars comme ‘Baya Marisa’ et à différents groupes commerciaux tels que Redlove, Red Moon, Kissabel ou Lucy. Derrière ces noms se trouvent des variétés distinctes, dont la couleur, la précocité, la texture et l’usage ne sont pas identiques.

‘Baya Marisa’, par exemple, provient du croisement d’une pomme rouge et acide avec une sélection de meilleure qualité gustative. Ce type de travail illustre l’objectif contemporain : obtenir une chair fortement colorée sans conserver systématiquement le caractère austère des premiers géniteurs.

Quel goût possède une pomme sanguine ?

La couleur ne permet pas de prévoir la saveur. Les pommes sanguines peuvent être très acides, douces, sucrées-acidulées, tanniques, aromatiques ou relativement neutres.

Les anciennes lignées fortement pigmentées possèdent souvent une acidité importante et parfois une légère astringence. Elles conviennent bien aux jus, aux gelées, aux compotes et aux assemblages, mais ne sont pas nécessairement les meilleures à manger directement.

Les descendantes de ‘Surprise’ et les sélections modernes peuvent présenter une chair croquante, juteuse et plus équilibrée. Certaines développent des parfums évoquant les fruits rouges, les agrumes, la groseille ou la framboise, mais ces descriptions varient selon la maturité et les conditions de culture.

Une pomme très rouge n’est pas automatiquement plus parfumée. Certaines variétés pâlement rosées possèdent une meilleure qualité de table que des fruits rouge sombre très acides.

Le stade de récolte est particulièrement important. Plusieurs variétés à chair rouge perdent rapidement leur fermeté ou développent un brunissement interne lorsqu’elles restent trop longtemps sur l’arbre. À l’inverse, une récolte trop précoce accentue l’acidité et empêche les arômes de se développer.

Choisir une variété selon son usage

Pour manger les pommes fraîches

Privilégiez une variété sélectionnée pour sa qualité de table : teneur en sucre suffisante, acidité équilibrée, chair croquante, peau agréable et bonne tenue après récolte. La couleur doit venir compléter ces qualités et non les remplacer.

Pour la pâtisserie et la compote

Les pommes rouges conservent parfois une teinte rose après cuisson et permettent de préparer des compotes, tartes et gelées naturellement colorées. La stabilité varie selon le cultivar, le pH de la préparation, la température et la durée de cuisson.

Les variétés acides sont particulièrement intéressantes en pâtisserie, car leur saveur reste perceptible après l’ajout de sucre. Une pomme très tendre convient à la compote, tandis qu’une chair ferme conserve mieux la forme des quartiers.

Pour produire du jus rouge ou rose

La couleur du fruit coupé ne suffit pas à prévoir celle du jus. Certaines chairs rouge sombre donnent un jus qui brunit rapidement, tandis que d’autres variétés produisent une teinte rose ou rouge relativement stable.

Pour cet usage, recherchez une variété évaluée pour l’intensité et la stabilité de son jus. Il faut également tenir compte de son rendement au pressage, de son sucre, de son acidité et de sa qualité aromatique.

Pour colorer un assemblage

Une variété fortement pigmentée peut être mélangée à des pommes blanches plus sucrées, moins acides ou possédant de meilleures qualités cidricoles. La proportion nécessaire dépend tellement du cultivar et de la méthode de transformation qu’il est préférable de réaliser plusieurs essais plutôt que d’appliquer une recette fixe.

Pommes sanguines et jus rose : la couleur est fragile

La couleur rouge est principalement due à des anthocyanes solubles, dont la cyanidine-3-galactoside, également appelée idéaïne. Ces pigments commencent à évoluer dès que la pomme est broyée et que son jus entre en contact avec l’air.

La polyphénoloxydase naturellement présente dans le fruit provoque des réactions d’oxydation. Selon la composition de la variété, le rouge peut rester relativement stable, se transformer en orange ou disparaître au profit d’un jus jaune-brun.

Un jus acide, donc à pH relativement bas, exprime généralement une couleur rouge plus vive et plus stable. La concentration en anthocyanes ne suffit pourtant pas à tout expliquer : l’activité enzymatique et les autres polyphénols présents dans la pomme jouent également un rôle.

Pour conserver la couleur, utilisez des fruits sains, suffisamment mûrs mais non surmûris. Travaillez-les rapidement, à température fraîche, en limitant le brassage, les chutes de jus et les attentes prolongées de la pulpe au contact de l’air.

Un broyage et un pressage réalisés dans un circuit limitant l’oxygène donnent généralement de meilleurs résultats. À l’échelle familiale, il est déjà utile de remplir rapidement les récipients, de réduire les espaces d’air et d’éviter de transvaser inutilement le jus.

L’acide ascorbique est parfois ajouté aux jus classiques pour limiter le brunissement, mais il peut accélérer la dégradation de certaines anthocyanes. Son utilisation ne doit donc pas être considérée comme une solution automatique pour les pommes à chair rouge.

Peut-on obtenir un cidre naturellement rose ?

Oui. Une pomme sanguine suffisamment colorée peut apporter une teinte rose, rouge clair ou rubis à un cidre, seule ou en assemblage avec des pommes cidricoles classiques.

La pomme rouge doit cependant être choisie comme un ingrédient cidricole complet et non comme un simple colorant. De nombreuses variétés possèdent beaucoup d’acidité mais peu de tanins, tandis que d’autres manquent de sucre ou produisent un jus assez neutre.

Un assemblage permet de compléter la couleur avec des pommes douces, douces-amères, amères ou acidulées. Une variété rouge peut représenter seulement la fraction colorante et aromatique de la cuvée, les autres pommes apportant le sucre, le corps, les tanins et l’équilibre nécessaires.

La teinte observée au pressurage ne garantit pas celle du cidre fini. Une partie des pigments peut être oxydée, transformée chimiquement, précipitée avec d’autres composés ou entraînée avec les lies.

Les levures peuvent également fixer une partie des anthocyanes sur leurs parois. Les souches ne se comportent pas toutes de la même manière et peuvent donner des cidres présentant des intensités, des nuances et des densités de couleur différentes à partir d’un même jus.

Pour conserver une couleur rose, il faut donc protéger le jus dès le broyage, fermenter dans un récipient limitant les entrées d’air, éviter les températures inutilement élevées et suivre séparément les premiers essais de chaque variété.

La meilleure méthode : fermenter séparément avant d’assembler

Lorsque plusieurs variétés sont disponibles, il est intéressant de presser et fermenter séparément au moins une petite quantité de chaque jus. Cette méthode permet de déterminer quelles pommes conservent leur couleur et quelles autres deviennent rapidement jaunes, orangées ou brunes.

Elle permet aussi de juger le goût réel après fermentation. Une pomme très acide mais agréable en jus peut donner un cidre trop dur, tandis qu’un fruit peu intéressant à croquer peut produire des arômes fermentaires remarquables.

Après fermentation, plusieurs essais d’assemblage peuvent être réalisés en petits volumes. La pomme sanguine apporte alors la couleur et une partie de l’acidité ou du parfum, tandis que les pommes cidricoles classiques fournissent la structure manquante.

Cette approche est plus fiable que de mélanger immédiatement toute la récolte, car la perte de couleur et l’équilibre gustatif varient fortement selon les cultivars et les années.

Récolter au bon stade pour conserver le potentiel colorant

La teneur en pigments n’évolue pas toujours parallèlement au sucre. Chez certaines variétés, la couleur augmente pendant la maturation, puis diminue ou devient moins stable lorsque le fruit avance vers la surmaturité.

Les fruits trop mûrs possèdent également une chair plus molle, difficile à presser proprement, et sont davantage exposés à l’oxydation et aux altérations microbiologiques.

Pour le jus et le cidre, cueillez des pommes pleinement développées, suffisamment riches en sucre et encore saines et fermes. Évitez de laisser longuement au sol les variétés sensibles à la perte de pigment.

La sélection cidricole INRAE ‘Rouge de Ruiz’ illustre ce travail spécifique : elle a été choisie pour sa chair rouge sombre, son jus acide et sa bonne stabilité en conditions d’oxydation forcée. Sa fiche technique signale néanmoins que le potentiel colorant peut diminuer lorsque la maturité avance.

Pollinisation et conduite du pommier

Les pommiers sanguins suivent les mêmes règles générales de pollinisation que les autres pommiers. La majorité des variétés produisent mieux avec une seconde variété diploïde dont la floraison se recouvre.

Une floraison rose ou rouge ne change pas le fonctionnement pollinique. Il faut vérifier séparément la période de floraison, la ploïdie, la fertilité du pollen et l’éventuelle autofertilité de chaque cultivar.

Le porte-greffe doit être choisi selon le sol, la forme souhaitée, la place disponible et le niveau de suivi prévu. La couleur de la chair ne justifie pas un porte-greffe particulier.

Les conseils de plantation, de formation, de protection contre les maladies et de taille restent ceux des pommiers à fruits. Une bonne exposition lumineuse peut néanmoins favoriser l’expression des anthocyanes chez plusieurs cultivars.

Quel pommier sanguin choisir ?

Pour la consommation fraîche, recherchez en priorité une variété décrite et sélectionnée comme pomme de table. Comparez son sucre, sa texture, son acidité, sa période de maturité et sa conservation avant de considérer l’intensité du rouge.

Pour les gelées, les compotes et les pâtisseries, une variété acide et fortement pigmentée peut être excellente même si elle paraît austère à croquer.

Pour le jus, choisissez une variété dont la couleur reste stable après le broyage et le pressage. Pour le cidre rosé, examinez aussi le sucre, le pH, les tanins et le comportement pendant la fermentation.

Enfin, une collection réunissant plusieurs lignées permet de découvrir toute la diversité de ces pommes : rouge sombre ou rose marbré, acidulée ou douce, destinée au couteau, à la cuisine, au jus ou aux assemblages cidricoles.

Questions fréquentes sur les pommes sanguines

La pomme sanguine est-elle une seule variété ?

Non. Le terme regroupe de nombreux cultivars à chair rose ou rouge, issus de plusieurs lignées génétiques et de programmes de sélection différents.

Ces pommes ont-elles été génétiquement modifiées ?

Non pour les variétés couramment cultivées. Leur couleur provient de mutations et de formes naturelles, puis de croisements et de sélections horticoles classiques.

Pourquoi certaines ont-elles des fleurs et des feuilles rouges ?

Elles appartiennent généralement au type 1, issu de la lignée de Malus sieversii f. niedzwetzkyana. Le gène responsable active la pigmentation dans une grande partie de la plante.

Pourquoi certaines pommes restent-elles seulement roses autour du cœur ?

La répartition des pigments dépend de la lignée et de plusieurs gènes. Chez les pommes du type 2, la coloration apparaît principalement dans le fruit et souvent assez tard pendant sa maturation.

Les pommes les plus rouges sont-elles les meilleures ?

Non. Une chair rouge sombre peut être très acide ou astringente, tandis qu’une variété rose pâle peut être sucrée et très parfumée. La qualité gustative doit être évaluée séparément.

Peut-on faire un jus naturellement rouge ?

Oui, mais certaines variétés perdent rapidement leur couleur lors du broyage et du pressage. Il faut choisir un cultivar dont le jus est stable et limiter le contact avec l’oxygène.

Pourquoi le jus rouge devient-il brun ou orange ?

Les anthocyanes sont transformées lors des réactions d’oxydation impliquant notamment la polyphénoloxydase. Le pH, la variété, les autres polyphénols et la quantité d’air incorporée influencent le résultat.

Peut-on obtenir un cidre rose sans ajouter d’autres fruits ?

Oui. Des pommes à chair rouge peuvent fournir naturellement la couleur. Elles sont souvent assemblées avec des pommes cidricoles classiques afin d’équilibrer le sucre, l’acidité, les tanins et les arômes.

La fermentation conserve-t-elle toujours le rose ?

Non. Les pigments peuvent être oxydés, transformés, adsorbés par les levures ou entraînés dans les lies. La variété, la méthode de pressage, le pH, la souche de levure et la protection contre l’air sont déterminants.

Comment savoir si une variété convient au cidre rosé ?

Il faut observer la couleur du jus immédiatement après pressage, sa stabilité à l’air, puis effectuer une petite fermentation séparée. Une chair rouge ne suffit pas à prédire la couleur du cidre fini.

Pourquoi fermenter les variétés séparément ?

Cela permet de connaître leur couleur finale, leur acidité, leurs arômes et leurs défauts éventuels avant de déterminer les proportions d’un assemblage.