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Bien choisir son pluot

Les pluots sont des hybrides complexes issus principalement de pruniers japonais et d’abricotiers. Leur parenté ne suffit pas à prévoir leur comportement : comparez surtout la période de maturité, la pollinisation, la sensibilité à la pluie et le porte-greffe.

Voir le calendrier de récolte Vérifier la pollinisation

Pluots (hybrides Prunus)

Pluots (hybrides Prunus)

Prunier X ‘Aprimira’

Mirabelle hybride autofertile, douce, assez grosse, à noyau libre, bonne fraîche ou cuite.
À partir de 28,00

Pluots (hybrides Prunus)

Prunier X ‘Gek’

Prune hybride rustique et précoce, à gros fruits jaune vert et chair douce et fondante.
À partir de 28,00

Pluots (hybrides Prunus)

Prunier X ‘Kometa Pozdnaya’

Prunier interspécifique autofertile, à fruits sucrés, juteux, aromatiques et bonne conservation.
À partir de 28,00

Pluots (hybrides Prunus)

Prunier X ‘Kometa’

Prunier interspécifique précoce, aromatique, juteux, à notes d’abricot et bonne résistance des fleurs au gel.
À partir de 28,00

Pluots (hybrides Prunus)

Prunier X ‘Rumyanaya Zorka’

Prune myrobolan moderne très rustique, productive, à fruits rose cramoisi et chair jaune.
À partir de 28,00

Pluots (hybrides Prunus)

Prunier X ‘Sprite’

Prune hybride très rustique, à fruits violet foncé, chair jaune doré et récolte étalée.
À partir de 28,00

Pluots (hybrides Prunus)

Prunier X ‘Zurna’

Prune hybride rustique, à gros fruits texture abricot et saveur proche de la pêche.
À partir de 28,00
Rupture de stock

Pluots (hybrides Prunus)

Pluot ‘Cierna Marhula’

Abricot noir rustique, hybride entre abricot et prunier, à fruit foncé et chair aromatique proche de l’abricot.
À partir de 28,00
Rupture de stock

Pluots (hybrides Prunus)

Pluot ‘Melitopolski Chernyy’

Abricot noir hybride, rouge foncé à presque noir, à chair orange rappelant l’abricot, mûrissant mi-juillet.
À partir de 28,00
Rupture de stock

Pluots (hybrides Prunus)

Prunier X ‘Aprikyra’

Hybride prune-abricot original, à fruits colorés, doux, aromatiques et parfumés.
À partir de 28,00
Rupture de stock

Pluots (hybrides Prunus)

Prunier X ‘Splash’

Pluot très productif, à fruits orange rouge, très sucrés, juteux et savoureux.
À partir de 28,00
Rupture de stock

Pluots (hybrides Prunus)

Prunier X ‘Spring Satin’

Hybride prune-abricot précoce, à fruits rouge foncé, chair sucrée, juteuse et aromatique.
À partir de 28,00
Rupture de stock

Pluots (hybrides Prunus)

Prunier X ‘Vesuviano’

Hybride prune-abricot aromatique, à chair jaune, saveur équilibrée et notes d’abricot.
À partir de 28,00

Que regroupe réellement la catégorie des pluots et hybrides de Prunus ?

Cette catégorie rassemble des arbres issus de croisements entre différentes espèces du genre Prunus. Elle comprend de véritables hybrides entre prunier et abricotier, mais aussi certaines sélections européennes issues de plusieurs espèces de pruniers.

Le mot « pluot » est aujourd’hui souvent employé comme un terme général pour désigner un fruit intermédiaire entre la prune et l’abricot. D’un point de vue génétique, cette utilisation est approximative : toutes les variétés proposées dans ce groupe ne possèdent pas la même parenté et certaines ne contiennent peut-être aucune ascendance abricot.

Les caractéristiques d’un hybride ne peuvent donc pas être déduites de son seul nom commercial. La texture, le parfum, la floraison, la pollinisation, la rusticité et la période de maturité doivent être étudiés variété par variété.

Cette diversité constitue précisément l’intérêt de ces fruits. Certains ressemblent à de petites prunes extrêmement parfumées, d’autres à des abricots à peau sombre, tandis que certaines sélections d’Europe de l’Est se comportent comme des pruniers particulièrement précoces et rustiques.

Tous les hybrides de cette catégorie ne sont pas construits de la même manière

Les hybrides entre abricotier et prunier myrobolan

Les hybrides les plus anciens sont généralement issus de l’abricotier, Prunus armeniaca, et du prunier myrobolan, Prunus cerasifera. Ils sont souvent regroupés sous le nom botanique Prunus × dasycarpa et appelés abricots noirs, abricots violets ou prunes-abricots.

Ces formes ne sont pas nécessairement le résultat de programmes modernes. Des hybrides spontanés ont pu apparaître dans les régions où abricotiers et myrobolans étaient cultivés ensemble, fleurissaient simultanément et étaient régulièrement reproduits par semis.

Leur fruit occupe souvent une position intermédiaire : peau violette ou sombre, chair juteuse rappelant le myrobolan, noyau adhérent et parfum typique d’abricot.

Les hybrides modernes entre abricotier et pruniers diploïdes

D’autres variétés proviennent de croisements dirigés entre abricotier, prunier japonais ou chinois, myrobolan et hybrides déjà complexes. Elles peuvent ensuite avoir été recroisées plusieurs fois avec l’un de leurs groupes parentaux.

Ces croisements cherchent généralement à obtenir des fruits plus gros, plus réguliers, plus fermes ou plus faciles à produire que les premiers hybrides naturels.

Le résultat peut ressembler principalement à une prune tout en conservant un parfum d’abricot, ou au contraire posséder une chair et une texture beaucoup plus proches de l’abricot.

Les pruniers hybrides russes et est-européens

Les pruniers appelés « pruniers russes », « pruniers sibériens » ou parfois pruniers hybrides ont souvent été créés à partir de Prunus cerasifera, de Prunus salicina et d’autres pruniers diploïdes asiatiques.

Ces arbres peuvent donner des fruits très colorés, précoces, aromatiques et remarquablement adaptés aux climats continentaux. Ils ne sont toutefois pas nécessairement issus de l’abricotier.

Une variété appartenant à ce groupe ne doit donc pas être présentée comme un pluot ou comme une prune-abricot sans que son pedigree le confirme. Elle reste néanmoins un hybride de Prunus particulièrement intéressant pour élargir la gamme des prunes de table.

Le biricoccolo italien appartient à une histoire beaucoup plus ancienne

Le biricoccolo est un ancien fruit cultivé en Italie, bien antérieur à l’apparition des dénominations commerciales modernes comme pluot ou aprium.

Il est généralement rattaché à Prunus × dasycarpa, probablement issu d’un croisement entre l’abricotier et le prunier myrobolan. Il présente souvent un fruit sombre, parfois légèrement velouté, dont la chair associe le jus et l’acidité d’une prune à un parfum rappelant nettement l’abricot.

Les différentes formes italiennes ne sont pas forcément des clones d’une seule origine. Elles peuvent correspondre à plusieurs hybrides anciens sélectionnés localement, puis conservés par greffage dans les jardins et les vergers familiaux.

Leur intérêt n’est pas seulement historique. Ces arbres peuvent apporter une combinaison originale de parfum, de rusticité et de qualité de transformation, même si leur calibre ou leur aptitude à la conservation ne correspondent pas toujours aux standards des variétés commerciales modernes.

Les abricots noirs d’Arménie, du Caucase et d’Europe de l’Est

Des hybrides anciens comparables ont été conservés en Arménie, en Asie centrale, dans le Caucase et dans différentes régions d’Europe de l’Est. Ils sont souvent désignés sous les noms d’abricots noirs, violets ou pourpres.

Le cultivar arménien ‘Shlor-Tsiran’, dont le nom signifie littéralement « prune-abricot », appartient par exemple à Prunus × dasycarpa. Son fruit possède une peau violet foncé, une chair juteuse et acidulée rappelant le myrobolan, mais avec un véritable parfum d’abricot.

Ces anciennes ressources ont intéressé les sélectionneurs parce qu’elles pouvaient fleurir plus tard, mieux supporter certaines gelées et présenter un comportement sanitaire plus favorable que plusieurs abricotiers cultivés.

Les programmes conduits en Russie, en Ukraine, en Crimée, en Bulgarie et dans les pays voisins ont ensuite utilisé ces ressources dans de nouveaux croisements afin d’obtenir des fruits plus gros, plus réguliers et mieux adaptés aux climats continentaux.

Une origine orientale ou est-européenne ne garantit toutefois pas automatiquement une rusticité exceptionnelle. Chaque variété doit être évaluée selon sa véritable parenté, sa date de floraison et les conditions dans lesquelles elle a été sélectionnée.

Pourquoi croiser un prunier et un abricotier ?

L’objectif des croisements n’est pas simplement d’obtenir un fruit original. Les sélectionneurs cherchent à réunir des caractères qui sont rarement présents simultanément chez une variété classique.

Conserver le parfum de l’abricot

L’un des objectifs les plus intéressants est d’introduire dans un fruit de type prune les composés aromatiques caractéristiques de l’abricot.

Les meilleurs hybrides ne possèdent pas seulement une chair sucrée. Ils développent un parfum floral, miellé ou fruité évoquant l’abricot mûr, la confiture d’abricot, l’amande ou parfois les fruits exotiques.

Ce caractère peut rester très perceptible même lorsque le fruit possède une peau lisse, une chair juteuse et une apparence extérieure presque entièrement semblable à celle d’une prune.

Associer parfum et forte teneur en jus

L’abricotier peut fournir un parfum intense, mais certaines variétés ont une chair relativement sèche ou deviennent rapidement farineuses lorsqu’elles sont trop mûres.

Le prunier myrobolan et les pruniers diploïdes apportent souvent davantage de jus, une acidité plus vive et une texture différente. L’objectif est alors d’obtenir un fruit très parfumé mais plus juteux qu’un abricot classique.

Améliorer l’adaptation climatique

Le myrobolan et certains pruniers asiatiques offrent des ressources génétiques intéressantes pour la rusticité, l’adaptation à différents sols, la régularité de production et la résistance à certains stress.

Les abricots noirs ont notamment été utilisés pour rechercher une floraison plus tardive et une meilleure tolérance aux gelées printanières que chez les abricotiers très précoces.

Augmenter le calibre et la qualité commerciale

Les premiers hybrides spontanés donnaient parfois des fruits petits, peu réguliers ou contenant un noyau important. Les croisements modernes cherchent à augmenter la proportion de chair, le calibre, l’homogénéité et la fermeté.

Une meilleure fermeté permet de récolter, transporter et conserver les fruits sans qu’ils deviennent immédiatement mous. Elle ne doit cependant pas être obtenue au détriment du parfum.

Élargir les périodes de récolte

Les différentes espèces de pruniers et d’abricotiers possèdent des calendriers de maturité très variés. Leur hybridation permet de créer des fruits mûrissant avant, pendant ou après la saison habituelle des prunes.

Cette diversité est particulièrement utile dans un jardin de collection, à condition que les variétés tardives disposent réellement d’assez de chaleur pour mûrir dans la région de plantation.

Le parfum d’abricot est une réalité, mais il varie fortement selon les variétés

Les études consacrées aux composés volatils des prunes, des abricots et de leurs descendants montrent que les hybrides peuvent conserver des molécules aromatiques caractéristiques de chacun de leurs parents.

Le parfum d’abricot ne dépend pas d’une seule substance. Il résulte de l’association de lactones, d’esters, de terpènes, de composés issus des caroténoïdes et d’autres molécules présentes en quantités parfois très faibles mais fortement perceptibles.

Dans un hybride, certaines de ces molécules peuvent être produites à un niveau élevé tandis que d’autres sont absentes. Cela explique pourquoi deux fruits ayant une parenté apparemment comparable peuvent présenter des profils aromatiques totalement différents.

Certains hybrides dégagent un véritable parfum d’abricot dès que le fruit est coupé. Chez d’autres, l’influence de l’abricot se manifeste surtout en bouche, après quelques secondes, ou dans l’arôme qui reste après la dégustation.

Enfin, certaines variétés ne présentent presque aucun parfum d’abricot malgré leur parenté. Leur intérêt peut alors reposer sur la couleur, la précocité, le sucre, la rusticité ou la texture plutôt que sur l’arôme.

Le parfum apparaît surtout lorsque le fruit mûrit complètement

Les principaux composés contribuant au parfum de l’abricot se développent ou augmentent pendant la maturation. Les lactones, en particulier, deviennent généralement plus importantes lorsque le fruit approche de sa pleine maturité.

Un hybride cueilli trop tôt peut donc présenter une belle couleur et une chair suffisamment ferme, mais rester presque dépourvu de parfum.

Le fruit peut ensuite ramollir après la récolte sans reconstruire entièrement le profil aromatique qu’il aurait développé sur l’arbre. Cette différence explique pourquoi une même variété peut sembler exceptionnelle au jardin et assez ordinaire lorsqu’elle est commercialisée trop tôt.

Pour évaluer correctement un pluot ou une prune-abricot, il faut donc goûter un fruit ayant atteint sa maturité physiologique et pas seulement un fruit devenu consommable après quelques jours de stockage.

Un hybride n’exprime pas nécessairement la moitié des caractères de chaque parent

Un croisement direct reçoit bien approximativement la moitié de son patrimoine génétique de chacun de ses parents. Cela ne signifie pas que le fruit sera exactement à mi-chemin entre une prune et un abricot pour chaque caractère.

Un descendant peut avoir presque entièrement l’apparence d’une prune mais conserver un parfum intense d’abricot. Un autre peut posséder une peau veloutée et une chair proche de l’abricot tout en ayant l’acidité et le noyau d’un myrobolan.

Les croisements de générations suivantes rendent les pourcentages encore moins utiles. Des hybrides peuvent être recroisés avec un prunier, un abricotier ou un autre hybride déjà complexe.

Quelques portions du génome peuvent exercer une influence majeure sur l’arôme, la couleur, l’autofertilité ou la résistance à une maladie. Afficher un pourcentage théorique ne décrit donc pas fidèlement le fruit.

Il est plus rigoureux d’indiquer les parents connus et de décrire les caractères réellement observés sur la variété.

Le terme pluot doit être distingué des hybrides européens plus anciens

Au sens strict, le mot « Pluot » a été créé pour désigner certains hybrides complexes dans lesquels l’influence du prunier est dominante.

Il ne devrait pas effacer l’existence des biricoccoli italiens, des abricots noirs arméniens, des prunes-abricots des Balkans ou des sélections issues des programmes est-européens.

Ces fruits ont parfois une ascendance et une histoire très différentes. Certains sont proches d’un abricot noir traditionnel, tandis que d’autres ressemblent davantage à un prunier japonais ou à un myrobolan à gros fruits.

Pour cette raison, l’intitulé « Pluots et hybrides de Prunus » est plus juste pour une collection européenne diversifiée que le seul mot « pluot ».

Ne pas confondre prune russe et prune-abricot

De nombreuses sélections d’Europe de l’Est ont été obtenues en croisant le myrobolan avec des pruniers chinois, japonais, ussurien ou d’autres pruniers diploïdes.

Ces cultivars sont parfois regroupés sous les noms de prunes russes ou prunes hybrides. Ils peuvent présenter une excellente saveur, une coloration spectaculaire, une maturité précoce et une bonne adaptation aux climats froids.

Ces qualités ne prouvent pas la présence d’abricotier dans leur pedigree. Un parfum puissant ou une chair orangée ne constitue pas non plus une preuve génétique.

Une variété comme ‘Zurna’, par exemple, est généralement classée avec les pruniers hybrides ou myrobolans améliorés d’origine criméenne plutôt qu’avec les hybrides prune-abricot clairement documentés.

Elle peut parfaitement rester dans cette catégorie commerciale consacrée aux hybrides originaux, mais sa fiche doit la présenter comme un prunier hybride et non lui attribuer automatiquement une ascendance abricot.

Quels critères comparer avant de choisir une variété ?

La véritable parenté

Lorsque les parents sont connus, ils permettent de mieux comprendre le comportement général du cultivar. Une variété issue d’abricotier et de myrobolan ne possède pas nécessairement les mêmes exigences qu’un prunier hybride entre Prunus cerasifera et Prunus salicina.

Le parfum

Certains clients recherchent avant tout une prune au parfum d’abricot. Il faut alors privilégier les variétés dont cet arôme est réellement signalé et observé à pleine maturité.

La période de maturité

Dans le nord de la France, les variétés précoces et de saison offrent davantage de sécurité. Les fruits très tardifs peuvent manquer de sucre ou être exposés aux pluies automnales avant d’avoir développé leur parfum.

La fermeté et la quantité de jus

Certains hybrides sont particulièrement juteux et doivent être consommés rapidement. D’autres restent fermes longtemps et supportent mieux le transport ou la conservation.

La proportion de chair

Un fruit de gros calibre peut contenir un noyau volumineux. La proportion de chair et la facilité avec laquelle celle-ci se détache du noyau sont importantes pour la transformation.

La pollinisation

La capacité à produire seul est très variable. Certains hybrides possèdent un pollen peu fertile ou sont autoincompatibles, tandis que d’autres nouent correctement sans second arbre.

Dans le nord de la France, la date de maturité reste déterminante

Une variété peut être parfaitement rustique en hiver mais incapable de développer toute sa qualité pendant un été frais.

Le parfum d’abricot, la teneur en sucre et la couleur de la chair dépendent fortement de la lumière et des températures reçues pendant la dernière phase de maturation.

Une variété tardive sélectionnée sous un climat continental chaud peut supporter des hivers beaucoup plus froids que ceux du nord de la France tout en demandant un été plus chaud et plus lumineux pour mûrir.

La rusticité hivernale et l’aptitude à mûrir sous climat frais sont donc deux caractères indépendants.

Pour une culture septentrionale, privilégiez une variété dont la précocité a été observée en Europe tempérée et ne vous fiez pas uniquement à une température minimale de rusticité.

Voir le calendrier de récolte des pluots et hybrides de Prunus

Le calendrier permet de comparer les variétés entre elles. Les dates réelles dépendent de la région, de l’exposition, du porte-greffe, de la charge de l’arbre et des conditions de l’année.

Une meilleure tolérance au gel est possible, mais elle n’est pas automatique

Certains abricots noirs et hybrides est-européens fleurissent plus tard ou présentent une meilleure tolérance aux gelées que des abricotiers classiques.

Cette amélioration constitue l’un des objectifs historiques des croisements avec le myrobolan et d’autres espèces rustiques.

Il serait néanmoins incorrect d’en déduire que tous les pluots sont plus résistants au gel. Plusieurs hybrides fleurissent aussi tôt qu’un prunier japonais ou qu’un abricotier.

La date de floraison, la résistance propre des boutons et des fleurs, la durée du gel et le stade des jeunes fruits doivent être examinés séparément.

Un hybride précoce à débourrer peut même être plus exposé dans un jardin situé en cuvette qu’un prunier européen à floraison plus tardive.

La pollinisation des hybrides demande une attention particulière

Les hybrides interspécifiques peuvent présenter une fertilité pollinique réduite. Lors de la formation des grains de pollen, les chromosomes provenant de plusieurs espèces ne s’apparient pas toujours correctement.

Cette difficulté est particulièrement visible chez certains hybrides proches de la première génération. Le cultivar arménien ‘Shlor-Tsiran’ présente par exemple une proportion élevée de pollen stérile et une germination pollinique très faible.

Cette observation ne doit pas être généralisée à toutes les variétés, mais elle montre pourquoi un arbre peut fleurir abondamment sans constituer un bon pollinisateur.

Il faut distinguer la capacité d’une variété à recevoir du pollen, sa capacité à produire du pollen viable et sa compatibilité génétique avec les autres arbres.

Un cultivar peut donc produire correctement lorsqu’il est pollinisé, tout en étant presque inutile comme pollinisateur pour ses voisins.

Quel arbre peut polliniser un pluot ou une prune-abricot ?

La réponse dépend entièrement de la parenté et du cultivar. Il n’existe pas un pollinisateur universel pour tous les hybrides de Prunus.

Un autre hybride dont la floraison se chevauche peut être efficace, à condition qu’il produise du pollen fertile et qu’il soit génétiquement compatible.

Certains pruniers japonais, myrobolans ou pruniers russes peuvent polliniser des hybrides proches du groupe des pruniers diploïdes. Cette compatibilité doit toutefois être vérifiée variété par variété.

La présence d’un abricotier ne garantit pas une pollinisation efficace. Le fait que les sélectionneurs aient réussi un croisement contrôlé ne signifie pas que tous les abricotiers et toutes les prunes-abricots se fécondent facilement dans un jardin.

Les pruniers européens, généralement hexaploïdes et souvent plus tardifs à fleurir, ne doivent pas non plus être recommandés automatiquement comme pollinisateurs d’hybrides diploïdes.

Vérifier la pollinisation des variétés du panier

Pourquoi un hybride fleurit-il sans produire de fruits ?

L’absence de pollinisateur compatible est la première cause à rechercher, mais ce n’est pas la seule.

Le pollen de la variété peut être peu fertile, les floraisons peuvent être décalées ou les températures peuvent être trop basses pour permettre une bonne croissance du tube pollinique.

Les insectes pollinisateurs sont également moins actifs pendant un temps froid, venteux ou continuellement pluvieux.

Une gelée peut détruire les ovules ou les jeunes fruits sans provoquer immédiatement la chute des pétales. L’arbre paraît alors avoir fleuri normalement, mais les fruits cessent rapidement de se développer.

Enfin, certains jeunes arbres fleurissent avant d’avoir atteint une vigueur suffisante pour conserver une récolte importante.

Faut-il éclaircir les fruits ?

Les hybrides capables de nouer fortement peuvent porter une charge excessive. Plusieurs petits fruits restent alors regroupés sur des rameaux relativement fins.

Une surcharge limite le calibre, réduit la teneur en sucre, retarde la maturité et atténue le parfum d’abricot recherché.

Après la chute naturelle, les fruits doivent être suffisamment espacés pour ne pas se toucher à maturité. L’espacement nécessaire dépend du calibre potentiel de chaque variété.

Les fruits déformés, blessés ou portés par une branche faible sont supprimés en priorité.

L’éclaircissage améliore également la régularité des récoltes et limite le risque de casse des branches.

Les hybrides sont-ils plus résistants aux maladies ?

L’hybridation peut transmettre une meilleure tolérance à certaines maladies, mais elle ne crée pas automatiquement un arbre résistant à tous les problèmes des pruniers et des abricotiers.

Certains abricots noirs ont montré un meilleur comportement face à la moniliose et à la maladie criblée que des abricotiers classiques. Ce résultat concerne des génotypes précis et ne peut pas être attribué à l’ensemble de la catégorie.

Les pluots et autres hybrides peuvent être atteints par la moniliose des fleurs et des fruits, les chancres bactériens, la maladie criblée, différentes taches foliaires, les pucerons et les ravageurs des prunes.

Les variétés sélectionnées sous des climats continentaux secs ne sont pas toujours celles qui se comportent le mieux pendant un printemps humide dans le nord de la France.

Une couronne aérée, une taille mesurée, l’élimination des fruits momifiés et le choix d’un terrain correctement drainé restent importants, même pour une variété présentée comme rustique.

Moniliose, pluie et éclatement

La moniliose peut infecter les fleurs pendant une période pluvieuse, puis provoquer le dessèchement de bouquets floraux et de petits rameaux.

À l’approche de la récolte, les fruits fendus ou blessés deviennent particulièrement sensibles aux pourritures.

Les hybrides très juteux et riches en sucre peuvent éclater lorsqu’une forte pluie ou un arrosage important succède à une période sèche.

La sensibilité à l’éclatement est très variétale. Elle ne peut pas être déduite uniquement de l’épaisseur de la peau ou de la fermeté de la chair.

Une alimentation en eau régulière, un éclaircissage suffisant et une récolte au bon stade réduisent les facteurs aggravants sans rendre une variété sensible totalement résistante.

Quel porte-greffe choisir ?

Le porte-greffe doit être choisi selon la parenté dominante de la variété, sa compatibilité connue et les caractéristiques du terrain.

La présence d’abricotier dans le pedigree ne signifie pas qu’un porte-greffe d’abricotier sera automatiquement le plus adapté. De nombreux hybrides se comportent davantage comme des pruniers diploïdes.

Le myrobolan

Le myrobolan, Prunus cerasifera, est souvent utilisé pour les pruniers hybrides et certaines prunes-abricots. Il produit généralement un arbre vigoureux et accepte une gamme de sols assez large.

Il convient mieux aux terres lourdes ou conservant temporairement de l’humidité que de nombreux porte-greffes de pêcher, sans pour autant supporter une saturation permanente.

Les francs issus de semis restent variables et peuvent drageonner. Les clones de myrobolan offrent davantage d’uniformité mais ne réduisent pas nécessairement beaucoup la vigueur.

Les porte-greffes de type Saint-Julien

Les Saint-Julien peuvent réduire la vigueur par rapport au myrobolan et favoriser une mise à fruit plus rapide.

Ils conviennent surtout aux sols suffisamment fertiles, frais et bien structurés. Leur compatibilité doit être confirmée avec chaque hybride.

Les porte-greffes polyvalents de Prunus

Des porte-greffes comme Ishtara, Torinel ou certains hybrides interspécifiques sont utilisés avec plusieurs pruniers et abricotiers.

Cette polyvalence générale ne garantit pas une compatibilité parfaite avec toutes les prunes-abricots. Une incompatibilité peut apparaître plusieurs années après une reprise initialement normale.

Les porte-greffes de pêcher ou pêcher-amandier

Ils peuvent convenir à certains hybrides sur des terrains légers, chauds et correctement drainés.

Ils sont généralement moins sécurisants dans les terres froides, compactes ou humides du nord de la France. Leur utilisation doit être réservée aux associations dont la compatibilité est connue.

Choisir le porte-greffe adapté

Comment former et tailler ces arbres ?

La plupart des pruniers hybrides et des pluots fructifient sur du bois relativement jeune ainsi que sur de courts organes fruitiers pouvant rester productifs plusieurs années.

Ils ne doivent pas être taillés comme des pêchers, dont la récolte dépend presque entièrement du bois formé l’année précédente.

Une forme en gobelet ou avec un axe et des branches charpentières bien réparties permet de conserver de la lumière autour des fruits.

La taille doit surtout supprimer les branches mal placées, le bois mort, les parties atteintes par un chancre et les zones devenues trop denses.

Évitez de raccourcir systématiquement toutes les pousses. Une taille sévère provoque une végétation excessive et peut retarder la fructification.

Les grosses coupes sont préférablement réalisées pendant une période sèche et active, afin de réduire les risques de maladies du bois.

Comment reconnaître la pleine maturité ?

La couleur de la peau ne constitue pas toujours un indicateur fiable. Certains fruits restent verts, jaune-vert ou mouchetés lorsqu’ils sont parfaitement mûrs, tandis que d’autres prennent une coloration sombre plusieurs jours avant leur maturité gustative.

Observez l’évolution de la couleur de fond, le léger assouplissement du fruit, son parfum et la facilité avec laquelle il se détache.

Le parfum d’abricot devient souvent beaucoup plus évident dans les derniers jours de maturation. Une dégustation reste donc indispensable.

Les fruits les mieux exposés mûrissent en premier. Plusieurs passages permettent d’obtenir une bien meilleure qualité qu’une récolte unique de tout l’arbre.

Un fruit cueilli trop tôt peut ramollir après la récolte tout en restant acide, peu sucré et presque sans parfum.

Quel hybride choisir selon son objectif ?

Pour retrouver un véritable parfum d’abricot

Privilégiez une variété dont l’arôme d’abricot est clairement décrit ou observé, plutôt qu’un prunier hybride classé dans cette catégorie uniquement pour son origine complexe.

Pour une culture dans le nord de la France

Choisissez une variété précoce ou de saison, capable de mûrir sous un été tempéré et dont la floraison n’est pas excessivement précoce.

Pour obtenir une forte rusticité

Les sélections issues des programmes d’Europe de l’Est peuvent être intéressantes, mais vérifiez la rusticité des boutons floraux et la précocité de maturité plutôt que la seule résistance du bois en hiver.

Pour manger directement sur l’arbre

Recherchez un bon équilibre entre sucre, acidité, parfum et quantité de jus. Une variété destinée au transport n’est pas toujours celle qui offre la meilleure expérience gustative au jardin.

Pour les confitures et les compotes

Une acidité marquée, une chair colorée et un parfum d’abricot résistant à la cuisson sont particulièrement intéressants. La facilité de séparation du noyau devient également importante.

Pour planter un seul arbre

Choisissez uniquement une variété dont l’autofertilité a été réellement confirmée. La simple présence d’abricotier dans le pedigree ne permet pas de conclure que l’arbre produira seul.

Questions fréquentes sur les pluots et hybrides de Prunus

Toutes les variétés de cette catégorie sont-elles des croisements entre prune et abricot ?

Non. Certaines sont de véritables prunes-abricots, tandis que d’autres sont des pruniers hybrides issus de plusieurs espèces de pruniers sans ascendance abricot démontrée.

Qu’est-ce qu’un biricoccolo ?

Il s’agit d’un ancien type italien de prune-abricot, généralement rattaché à Prunus × dasycarpa et probablement issu de l’abricotier et du prunier myrobolan.

Qu’est-ce qu’un abricot noir ?

L’abricot noir est généralement un hybride entre l’abricotier et le myrobolan. Son fruit peut être violet foncé, juteux et acidulé, avec un parfum caractéristique d’abricot.

Une prune russe est-elle un pluot ?

Pas nécessairement. De nombreuses prunes russes proviennent de croisements entre myrobolan, pruniers chinois et autres pruniers diploïdes. Elles ne doivent être appelées pluots que si une ascendance abricot est documentée.

Les hybrides sentent-ils réellement l’abricot ?

Certains développent un parfum d’abricot très net, tandis que d’autres restent proches d’une prune classique. L’intensité de l’arôme dépend du cultivar et du stade de maturité.

Pourquoi mon fruit n’a-t-il aucun parfum d’abricot ?

Il peut avoir été récolté trop tôt, avoir mûri sous un climat insuffisamment chaud ou appartenir à une variété dont l’influence de l’abricot s’exprime peu dans l’arôme.

Les pluots sont-ils toujours très sucrés ?

Non. Le niveau de sucre dépend de la variété, de la lumière, de la charge de l’arbre et du stade de récolte. Certains hybrides restent volontairement acidulés.

Faut-il planter deux arbres ?

Dans de nombreux cas, oui. Plusieurs hybrides sont autoincompatibles ou produisent peu de pollen viable. Il faut choisir un pollinisateur compatible fleurissant au même moment.

Un abricotier peut-il polliniser une prune-abricot ?

Parfois, mais cette possibilité ne doit pas être supposée. Le couple variété–pollinisateur doit être documenté précisément.

Un prunier européen peut-il polliniser ces hybrides ?

Il est souvent moins adapté en raison de sa ploïdie et de sa floraison généralement différente. Un prunier diploïde compatible est habituellement un meilleur candidat.

Ces hybrides résistent-ils mieux au gel ?

Certains abricots noirs et certaines sélections est-européennes présentent une bonne rusticité ou une floraison plus tardive. Ce caractère n’est pas commun à toutes les variétés.

Les hybrides sont-ils résistants aux maladies ?

Pas systématiquement. Certaines variétés possèdent un bon comportement, tandis que d’autres peuvent être sensibles à la moniliose, aux chancres, à la maladie criblée ou aux pourritures de fruits.

Quel porte-greffe choisir ?

Le myrobolan convient à de nombreux pruniers hybrides et à différentes terres. Les porte-greffes de type Saint-Julien ou certains hybrides peuvent modérer la vigueur, mais la compatibilité avec la variété doit toujours être vérifiée.

Faut-il éclaircir les fruits ?

Oui lorsque la nouaison est forte. Une charge raisonnable permet d’obtenir des fruits plus gros, plus sucrés et surtout plus parfumés.

Comment reconnaître un fruit mûr ?

Il faut combiner la couleur de fond, le léger assouplissement, le parfum, la facilité de détachement et la dégustation. La couleur extérieure seule est souvent trompeuse.