Petits Fruits
Myrtillier
Amélanchier
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Cassissier
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Framboisier
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Groseiller
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Comment choisir ses petits fruits ?
L’expression « petits fruits » réunit des plantes très différentes. Un framboisier est une plante à cannes dont les tiges vivent généralement deux ans, un cassissier renouvelle progressivement ses branches depuis la base, un myrtillier exige une terre franchement acide et un amélanchier peut devenir un grand arbuste ou un petit arbre.
Il ne faut donc pas aménager une zone unique puis y planter indistinctement toutes les espèces. La nature du sol, l’humidité disponible, l’exposition, le développement adulte et la manière dont chaque plante fructifie doivent être examinés avant la saveur ou le calibre annoncés.
Une bonne sélection permet de récolter pendant plusieurs mois avec relativement peu de surface. L’objectif n’est pas seulement d’accumuler les variétés, mais de combiner des espèces complémentaires dont les fruits mûrissent à différentes périodes et demandent des interventions compatibles avec le temps disponible.
Étaler les récoltes de la fin du printemps jusqu’à l’automne
Les premiers petits fruits peuvent mûrir dès la fin du printemps avec certaines baies très précoces. Viennent ensuite les amélanches, les groseilles, les cassis, les groseilles à maquereau, les framboises d’été, les myrtilles, les mûres, les framboises remontantes et enfin les aronias ou certaines variétés tardives.
Les dates exactes changent selon le climat, l’exposition et l’année, mais les différences entre espèces et cultivars restent suffisamment importantes pour organiser une véritable succession de récoltes.
Une période longue n’est pas toujours préférable. Une variété mûrissant de manière groupée est pratique pour préparer des confitures ou congeler une quantité importante. Une variété dont les fruits mûrissent progressivement convient mieux à une consommation quotidienne au jardin.
Il faut aussi tenir compte de la fréquence de cueillette. Une framboise ou une mûre parfaitement mûre demande plusieurs passages par semaine, tandis qu’une grappe de cassis ou un aronia supporte généralement une récolte plus groupée.
Voir le calendrier de récolte des petits fruits
Pour les framboisiers remontants, le calendrier peut présenter deux périodes séparées lorsque les cannes sont conduites pour produire une récolte d’été puis une seconde récolte d’automne.
Le sol est le premier critère de séparation
La plupart des framboisiers, mûres, cassissiers, groseilliers et groseilliers à maquereau apprécient une terre riche en matière organique, légèrement acide à neutre, fraîche pendant la croissance mais correctement drainée en hiver.
Les aronias et les amélanchiers sont généralement plus tolérants. Ils peuvent s’adapter à une gamme assez large de textures et de niveaux d’humidité, même si la production de fruits reste meilleure lorsque les plantes disposent de lumière, d’eau et d’un sol suffisamment profond.
Le myrtillier cultivé forme un groupe à part. Il ne suffit pas de lui ajouter un sac de terre dite « de bruyère » dans un trou creusé au milieu d’un terrain calcaire. Son système racinaire doit évoluer durablement dans un milieu acide, aéré, riche en matière organique et alimenté avec une eau qui ne fait pas remonter progressivement le pH.
Avant de choisir les plantes, il est donc utile de connaître le pH du terrain. Cette information permet d’éviter des années de chlorose, de faible croissance et de récoltes décevantes sur des myrtilliers installés dans une situation fondamentalement inadaptée.
Le myrtillier exige une véritable zone acide
Les myrtilliers cultivés se développent généralement le mieux dans un sol dont le pH se situe approximativement entre 4,5 et 5,5. Lorsque le pH s’élève nettement au-dessus de cette zone, le fer et d’autres éléments deviennent moins disponibles, même s’ils sont présents dans le sol.
La chlorose apparaît alors sous la forme de feuilles jaunes dont les nervures restent plus vertes. Ajouter de l’engrais ne corrige pas durablement ce problème si la cause réelle est un pH trop élevé.
Dans une terre naturellement acide, l’installation en pleine terre est simple. Dans un terrain neutre ou calcaire, il est souvent plus sûr de créer une plate-bande entièrement dédiée, isolée du sol environnant, ou de cultiver les plantes dans de grands contenants.
L’eau d’arrosage doit également être prise en compte. Une eau dure et riche en bicarbonates peut relever progressivement le pH du substrat, même si celui-ci était correctement préparé à la plantation.
Les myrtilliers ne doivent pas pour autant être installés dans un substrat continuellement détrempé. Ils apprécient une humidité régulière, mais le manque d’oxygène autour des racines peut provoquer des dépérissements rapides.
Soleil, mi-ombre et qualité des fruits
La plupart des petits fruits produisent davantage et développent plus de sucre en situation ensoleillée. La lumière améliore également la coloration, le séchage du feuillage après les pluies et la formation des futurs boutons à fleurs.
Les cassissiers, groseilliers et certains framboisiers acceptent néanmoins une légère mi-ombre. Cette tolérance peut être intéressante dans un jardin urbain ou sous un climat chaud, mais elle ne signifie pas qu’une ombre dense soit favorable.
Dans le nord de la France, il est généralement préférable de réserver les zones les plus lumineuses aux myrtilliers, mûres tardives et framboisiers d’automne. Une exposition insuffisante peut retarder leur maturité et réduire la concentration en sucres.
L’amélanchier peut produire à mi-ombre, mais sa récolte sera souvent moins abondante. L’aronia tolère lui aussi différentes expositions, tout en donnant des fruits plus riches et plus réguliers au soleil.
La pollinisation varie fortement selon les espèces
La plupart des framboisiers et des mûres de ronce sont autofertiles. Une seule variété peut donc produire, mais les fleurs doivent néanmoins être correctement visitées par les insectes pour former des fruits complets et bien remplis.
Les groseilliers rouges, roses et blancs ainsi que les groseilliers à maquereau sont généralement autofertiles. Chez le cassissier, le comportement dépend davantage du cultivar : certaines variétés produisent correctement seules, tandis que d’autres bénéficient clairement d’une seconde variété.
De nombreux myrtilliers peuvent nouer avec leur propre pollen, mais la présence d’une autre variété fleurissant au même moment améliore généralement le nombre de fruits, leur calibre et parfois leur précocité.
Les camerisiers ou baies de mai constituent un cas différent lorsqu’ils sont présents dans le catalogue. Ils demandent deux cultivars génétiquement compatibles dont les périodes de floraison se chevauchent. Deux noms différents ne garantissent pas toujours une bonne compatibilité lorsqu’ils sont très proches génétiquement.
Il est donc inutile d’imposer deux plants de chaque espèce, mais il est tout aussi risqué d’affirmer que tous les petits fruits produisent correctement seuls.
Framboisier remontant ou non remontant ?
Cette distinction ne décrit pas simplement une variété précoce ou tardive. Elle indique sur quelles cannes les fruits sont produits et détermine directement la manière de tailler.
Les framboisiers non remontants
Les variétés non remontantes produisent principalement au début ou au milieu de l’été sur des cannes apparues l’année précédente. Ces tiges, appelées floricanes, meurent après leur fructification.
Après la récolte, les cannes ayant porté des fruits doivent être supprimées au ras du sol. Les nouvelles cannes encore vertes sont conservées, éclaircies puis attachées afin de constituer la récolte de l’année suivante.
Couper toutes les cannes en hiver supprimerait donc la future récolte d’été. Cette erreur est fréquente lorsque l’on applique à tous les framboisiers la taille simplifiée utilisée pour les remontants.
Les framboisiers remontants
Les variétés remontantes produisent sur la partie supérieure des cannes formées pendant l’année. Leur récolte principale intervient généralement de la fin de l’été jusqu’à l’automne.
La méthode la plus simple consiste à couper toutes les cannes au niveau du sol pendant l’hiver. Les nouvelles pousses porteront alors une unique récolte de fin de saison.
Il est aussi possible de conserver la partie inférieure des cannes ayant produit en automne. Elle donnera une seconde récolte au début de l’été suivant, puis la canne entière devra être supprimée. Cette double récolte demande davantage de tri et peut maintenir plus longtemps les maladies des cannes dans la plantation.
La précocité des framboisiers d’automne est importante dans le Nord
Toutes les variétés remontantes ne commencent pas à produire au même moment. Une variété très tardive peut donner une première récolte prometteuse, puis perdre une grande partie de son potentiel lorsque les températures baissent et que les pluies automnales deviennent fréquentes.
Dans une région fraîche, une variété commençant tôt sa production est souvent plus intéressante qu’une sélection annoncée comme très productive mais concentrant sa récolte en fin d’automne.
Une exposition ensoleillée, des rangs peu larges et une densité maîtrisée accélèrent également la maturité. Une plantation devenue trop épaisse produit beaucoup de cannes, mais davantage d’ombre, de petits fruits et d’humidité persistante.
Le calendrier doit donc être lu en tenant compte du mode de taille. Une variété remontante coupée entièrement au sol ne présentera pas la même période de production qu’une plante conduite en double récolte.
Mûres, mûroises et autres hybrides de ronce
Les mûres cultivées et les hybrides entre framboisier et mûre produisent généralement de longues cannes qui doivent être séparées entre bois fructifère et jeunes pousses de remplacement.
Chez la plupart des variétés traditionnelles, les cannes formées une année portent les fruits l’année suivante, puis meurent. Elles doivent être retirées après la récolte tandis que les nouvelles cannes sont guidées sur un support.
Un palissage est presque indispensable pour les types semi-dressés ou retombants. Il maintient les fruits hors du sol, facilite la récolte et permet de répartir la végétation afin que la lumière pénètre dans la haie.
Il existe aussi des mûres fructifiant sur les pousses de l’année. Elles simplifient la taille, mais leur récolte est souvent tardive. Sous un climat frais, il faut vérifier qu’elles commencent suffisamment tôt pour produire avant la dégradation des conditions automnales.
La rusticité annoncée de la souche ne suffit pas. Sur les variétés fructifiant sur le bois de deux ans, les cannes doivent elles-mêmes traverser l’hiver sans être détruites pour que la récolte suivante soit conservée.
Cassis, groseilles et groseilles à maquereau ne se taillent pas exactement de la même manière
Le cassissier
Le cassissier fructifie particulièrement bien sur les branches jeunes et vigoureuses formées pendant les dernières années. Une touffe vieillissante remplie de gros bois sombre produit progressivement moins et devient difficile à récolter.
À partir de la quatrième année, une partie des branches les plus anciennes peut être supprimée chaque hiver au niveau du sol. Cette taille encourage de nouvelles pousses basales qui remplaceront progressivement le vieux bois.
Il ne faut pas raccourcir indistinctement toutes les extrémités. Le renouvellement par la base est généralement plus utile qu’une taille en boule.
Les groseilliers rouges, roses et blancs
Ces groseilliers produisent à la base des pousses de l’année précédente et sur de courts rameaux fructifères installés sur du bois plus âgé. Ils peuvent donc être conduits en buisson, mais aussi en cordon dans un petit espace.
Une taille trop sévère supprimant les coursonnes âgées réduit la production. L’objectif est de conserver une charpente aérée portant de nombreux petits rameaux fructifères et de renouveler seulement les branches devenues peu productives.
Les groseilliers à maquereau
Ils fructifient sur du bois d’âges différents et gagnent à être maintenus avec un centre ouvert. Cette forme facilite la récolte malgré les épines et permet aux branches de sécher plus rapidement.
Les branches basses qui touchent le sol doivent être retirées ou redressées. Elles reçoivent des éclaboussures de terre, gênent la cueillette et peuvent s’enraciner par leur extrémité.
Les myrtilliers doivent être renouvelés sans supprimer tout le bois fructifère
Le myrtillier porte ses fruits sur les pousses formées l’année précédente. Les meilleurs fruits sont généralement obtenus sur du bois vigoureux, bien éclairé et suffisamment jeune.
Les premières années, la taille reste limitée au bois mort, cassé ou très faible. Lorsque le buisson vieillit, quelques branches anciennes peuvent être retirées depuis la base pour laisser entrer la lumière et favoriser de nouveaux rameaux.
Une plante laissée sans renouvellement peut produire de nombreux petits fruits sur un enchevêtrement de bois fin. À l’inverse, une taille trop forte réduit brutalement la récolte de l’année.
La charge doit rester équilibrée avec la vigueur. Sur un jeune plant encore peu développé, supprimer une partie des fleurs permet parfois d’accélérer l’installation plutôt que d’épuiser la plante avec une récolte trop précoce.
Amélanchier et aronia : deux arbustes robustes mais deux fruits très différents
L’amélanchier
Les amélanches mûres peuvent être consommées fraîches. Leur saveur est douce, légèrement amandée ou rappelant parfois la myrtille, selon l’espèce et la variété.
Le principal obstacle à la récolte est souvent la concurrence des oiseaux. Les fruits deviennent attractifs avant même d’atteindre leur pleine maturité, et un filet peut être nécessaire lorsque l’on souhaite réellement les cueillir.
Il faut aussi choisir entre les formes compactes sélectionnées pour le fruit et les amélanchiers ornementaux pouvant devenir de grands arbustes ou de petits arbres.
L’aronia
L’aronia est un arbuste particulièrement adaptable et généralement peu sensible aux maladies graves. Il peut former progressivement une touffe large par l’apparition de rejets.
Ses fruits sont très colorés, mais fortement tanniques et astringents lorsqu’ils sont mangés seuls. Ils sont généralement plus intéressants transformés en jus, gelée, sirop, compote ou mélange avec des fruits plus doux.
La maturité ne doit pas être jugée uniquement à la couleur noire. Les fruits peuvent être foncés plusieurs semaines avant d’avoir accumulé leur meilleur niveau de sucre et perdu une partie de leur dureté.
L’eau influence directement le calibre et la qualité
Les petits fruits possèdent souvent un enracinement assez superficiel et portent une récolte riche en eau. Une sécheresse pendant la floraison, la nouaison ou le grossissement réduit rapidement le calibre et peut interrompre le développement des jeunes pousses qui porteront la future récolte.
Les framboisiers sont particulièrement sensibles aux irrégularités d’humidité. Un sol sec au moment du grossissement donne de petits fruits qui se détachent mal et une croissance insuffisante des nouvelles cannes.
Les myrtilliers doivent conserver une humidité régulière dans leur zone racinaire, mais ne supportent pas davantage une asphyxie permanente. Le substrat doit pouvoir retenir l’eau tout en restant aéré.
Un arrosage abondant et espacé, adapté à la texture du sol, est généralement préférable à de petites quantités mouillant seulement la surface. Le paillage aide à limiter les variations mais ne remplace pas un véritable contrôle de l’humidité.
Le paillage est utile, mais il doit être adapté
Un paillage organique réduit la concurrence des herbes, protège les racines superficielles et limite l’évaporation. Il est particulièrement utile autour des framboisiers, cassissiers et myrtilliers.
Il ne doit pas être accumulé contre le collet ou les cannes. Une humidité permanente autour de la base favorise les pourritures et rend plus difficile l’observation des nouveaux rejets ou des symptômes de dépérissement.
Sur les myrtilliers, les écorces de résineux et autres matériaux à réaction acide peuvent contribuer à maintenir un environnement organique favorable, sans suffire à corriger un terrain naturellement très calcaire.
Autour des framboisiers, il faut également contenir l’élargissement du rang. Une plantation laissée libre peut rapidement devenir une bande très dense dont seule la périphérie reçoit suffisamment de lumière.
La résistance aux maladies doit être étudiée espèce par espèce
Il serait trompeur de présenter les petits fruits comme un groupe naturellement indemne de maladies. Certaines espèces sont très robustes, tandis que d’autres deviennent rapidement difficiles lorsqu’elles sont plantées trop serrées ou dans un sol inadapté.
Chez les framboisiers, les maladies des cannes, l’anthracnose, certaines rouilles et les pourritures grises profitent des rangs denses et humides. La suppression rapide des cannes ayant fructifié et l’aération de la haie constituent des mesures centrales.
Les groseilliers et groseilliers à maquereau peuvent subir l’oïdium, des taches foliaires et des dépérissements de branches. Les différences entre cultivars sont importantes, notamment pour la sensibilité de l’épiderme et des jeunes pousses à l’oïdium.
Chez le myrtillier, un mauvais pH ou une asphyxie racinaire peut produire des symptômes plus graves qu’une maladie du feuillage. Il faut donc vérifier le sol avant d’attribuer toute baisse de vigueur à un champignon.
L’aronia est généralement très robuste. L’amélanchier peut présenter des taches, de l’oïdium, des rouilles ou occasionnellement des maladies communes aux Rosacées, sans demander habituellement le même niveau de protection que les fruitiers les plus sensibles.
La drosophile suzukii change la gestion des fruits mûrs
La drosophile suzukii peut pondre dans des fruits encore présents sur la plante, à l’approche de leur maturité. Les framboises, mûres, myrtilles et autres baies à peau tendre peuvent être concernées.
Le premier moyen de limiter les dégâts dans un jardin est de récolter souvent. Les fruits très mûrs ne doivent pas rester plusieurs jours sur les plantes, et les baies tombées ou abîmées doivent être retirées.
Une plantation éclaircie et facile d’accès permet de cueillir plus complètement. Une haie impénétrable laisse inévitablement des fruits oubliés qui entretiennent les populations.
Les récoltes doivent être refroidies rapidement lorsqu’elles ne sont pas consommées ou transformées immédiatement. Le froid ralentit la dégradation et limite le développement des larves déjà présentes.
Protéger les fruits des oiseaux sans piéger la faune
Les oiseaux peuvent prélever une part importante des myrtilles, groseilles et amélanches. Les variétés précoces ou les plantes isolées sont souvent repérées très rapidement.
Un filet lâche simplement posé sur l’arbuste peut devenir dangereux et reste difficile à retirer pour cueillir. Une cage ou une structure maintenant le filet tendu et fermé au niveau du sol est plus efficace et limite les risques de capture.
Le dispositif doit être installé avant que les oiseaux ne prennent l’habitude de venir se nourrir, mais après la majeure partie de la pollinisation afin de ne pas gêner les insectes.
Pour les framboisiers et les mûres, une récolte fréquente suffit parfois à partager les fruits sans protection complète. Pour l’amélanchier, une protection est souvent indispensable lorsque l’objectif principal est la récolte humaine.
Récolter au bon stade selon l’utilisation
Un fruit destiné à être mangé frais doit généralement atteindre sa pleine maturité. Il développe alors davantage de sucre et d’arômes, mais devient aussi plus fragile et moins conservable.
Les groseilles et groseilles à maquereau destinées aux gelées peuvent être récoltées légèrement avant leur pleine maturité, lorsque leur acidité et leur teneur naturelle en pectine sont plus élevées.
Les cassis doivent être récoltés lorsqu’ils sont pleinement noirs et aromatiques. Certaines variétés modernes mûrissent de façon assez groupée pour que les grappes soient coupées entières, tandis que d’autres demandent plusieurs passages.
Une framboise mûre se détache facilement de son réceptacle sans devoir être tirée. Une mûre doit être colorée, mais aussi suffisamment tendre et aromatique : un fruit noir peut rester acide lorsqu’il est cueilli trop tôt.
Les myrtilles gagnent souvent en sucre pendant plusieurs jours après avoir pris leur couleur bleue. La coloration ne correspond donc pas toujours au meilleur stade gustatif.
Les petits fruits se conservent peu après la récolte
La plupart des baies ont une peau fine et une respiration élevée. Elles se dégradent rapidement lorsqu’elles restent chaudes, humides ou écrasées dans un récipient profond.
Récoltez de préférence des fruits secs et placez-les rapidement à l’ombre puis au frais. Évitez de les laver avant le stockage lorsque cela n’est pas nécessaire, car l’humidité résiduelle accélère souvent les moisissures.
Les framboises et mûres sont particulièrement fragiles. Les groseilles en grappes et les myrtilles fermes supportent un peu mieux la manipulation, sans devenir pour autant des fruits de longue conservation.
La congélation constitue une excellente solution pour les récoltes excédentaires. Les fruits peuvent être congelés séparément sur un plateau avant d’être regroupés, ce qui évite la formation d’un bloc compact.
Quel assortiment choisir selon son jardin ?
Pour récolter le plus longtemps possible
Associez un arbuste précoce, des groseilliers ou cassissiers, plusieurs myrtilliers aux maturités échelonnées, un framboisier d’été et un framboisier remontant précoce. Une mûre de saison peut prolonger la récolte entre l’été et l’automne.
Pour un petit espace
Les groseilliers rouges, blancs et les groseilliers à maquereau peuvent être conduits en cordon. Les framboisiers restent productifs dans une rangée étroite palissée, à condition de supprimer les rejets qui s’éloignent.
Pour un jardin légèrement ombragé
Les cassissiers, groseilliers et certains framboisiers tolèrent mieux la mi-ombre que les myrtilliers ou les mûres tardives. Il faut toutefois accepter une récolte moins sucrée ou plus tardive lorsque la lumière devient insuffisante.
Pour un terrain calcaire
Évitez d’installer directement des myrtilliers dans le sol. Orientez-vous plutôt vers les groseilliers, cassissiers, framboisiers, aronias ou amélanchiers adaptés à votre terrain, ou créez une zone acide réellement séparée.
Pour demander peu d’entretien
L’aronia et l’amélanchier sont parmi les plus simples une fois installés. Les groseilliers restent également accessibles. Les framboisiers et mûres demandent davantage de taille, de palissage et de passages de récolte.
Pour manger principalement les fruits frais
Privilégiez des variétés sélectionnées pour leur douceur, leur texture et leur tenue sur la plante. Les critères ne sont pas les mêmes que pour une variété destinée au jus, à la gelée ou à la transformation.
Questions fréquentes sur les petits fruits
Peut-on planter tous les petits fruits au même endroit ?
Non. Les myrtilliers demandent notamment un sol beaucoup plus acide que les framboisiers, cassissiers et groseilliers. Les besoins en espace, en support et en lumière diffèrent également.
Faut-il planter deux exemplaires de chaque variété ?
Non. Les framboisiers, mûres et la plupart des groseilliers produisent seuls. Deux variétés sont en revanche recommandées pour améliorer la production des myrtilliers et nécessaires chez certaines espèces comme le camerisier.
Quelle est la différence entre un framboisier remontant et non remontant ?
Le non remontant produit en été sur les cannes de l’année précédente. Le remontant produit en fin de saison sur les cannes formées pendant l’année et peut être entièrement coupé au sol en hiver.
Pourquoi mes framboisiers produisent-ils beaucoup de cannes mais peu de fruits ?
Le rang peut être trop dense, trop ombragé ou trop riche en azote. Une mauvaise taille supprimant les cannes qui auraient dû fructifier peut également être en cause.
Pourquoi mon myrtillier jaunit-il ?
La première cause à vérifier est un pH trop élevé, parfois aggravé par une eau d’arrosage calcaire. Un excès d’eau et une asphyxie racinaire peuvent aussi provoquer une mauvaise croissance.
Une seule variété de myrtillier peut-elle produire ?
De nombreuses variétés produisent seules, mais l’association de deux cultivars compatibles améliore généralement le nombre et le calibre des fruits.
Pourquoi mes groseilles à maquereau sont-elles couvertes d’un dépôt blanc ?
Il peut s’agir d’oïdium. La sensibilité varie selon les variétés et le problème est favorisé par une végétation dense, des pousses tendres et une mauvaise circulation de l’air.
Pourquoi les oiseaux mangent-ils mes amélanches avant qu’elles soient mûres ?
Les fruits deviennent attractifs dès leur coloration, avant leur pleine maturité gustative. Une protection installée assez tôt est généralement nécessaire pour conserver la récolte.
Faut-il tailler un aronia chaque année ?
Non. Il suffit généralement de retirer le bois mort et de renouveler progressivement quelques branches âgées lorsque la touffe devient trop dense.
Comment limiter les vers dans les framboises et les mûres ?
Récoltez très fréquemment, ne laissez pas de fruits trop mûrs sur les plantes et retirez les fruits tombés ou abîmés. Ces mesures sont particulièrement importantes contre la drosophile suzukii.
Peut-on cultiver des petits fruits en pot ?
Oui pour de nombreuses espèces, à condition d’utiliser un volume suffisant et de surveiller étroitement l’arrosage. Le pot est particulièrement utile pour maintenir un substrat acide autour des myrtilliers dans un jardin calcaire.
