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#2 Production de semence : les brassicacées (radis, choux, moutarde, navet etc.)

Salut !

Aujourd’hui je viens te parler de la production de semence du côté des brassicacées.

 

Si tu arrives à faire une semence de bonne qualité tu en auras en abondance… 

 

Ces plantes produisent une abondance de graine, avec quelques pieds tu peux ainsi avoir des milliers de graines : de quoi ne pas avoir mal au cœur de se faire manger son semis par les limaces !

(Voir les champs de colza en ce moment)

 

En effet tu pourras en semer beaucoup trop, laisser pousser et sélectionner les plants restant, tu as plus de chance d’échapper aux limaces.

 

Mais ce n’est pas le sujet de l’article…

 

Les brassicacées ne sont pas auto-compatibles. 

C’est à dire que le pollen d’une plante ne pourra pas polliniser la même plante, il en faut plusieurs, bien sûr il existe quelques exceptions.

 

Il te faudra donc plusieurs plants de la même variété pour produire une variété identique, stable et non f1.

Le pollen est acheminé entre les plantes par le biais des insectes pollinisateurs, qui peuvent faire plusieurs kilomètres !

On doit donc, en théorie s’assurer qu’aucune brassicacée de la même espèce que celle dont on veut les graines ne se trouve à moins d’un km…

 

Pas facile du tout ! 

Mais statistiquement tu auras une majorité de plants correctement croisés, tu verras ce sont lesquels en semant l’année d’après.

Il te suffira donc de ne pas perpétuer les semences issues du mauvais croisement !

 

(Pour les graines en vente ils doivent s’assurer que le travail est bien fait mais chez nous ça dérange peu, si ça te dérange tu peux les cultiver sous un même voile etc pour maximiser les échanges entre eux.)

 

 

Il faut éviter la dépression génétique.

C’est toujours le même problème pour les non autogames : il faut s’assurer d’un bon brassage génétique pour qu’il n’y ait pas de dégénérescence de la variété.

Pour cela on cultive au moins 6 pieds, bien que deux auraient suffis pour avoir des graines, et idéalement une vingtaine…

Ce n’est pas très pratique je te l’avoue et je ne fais moi même pas mes semences avec 20 plants de choux par exemple !

 

Voilà, ensuite il me reste à t’apporter quelques informations supplémentaires pour la production des semences de brassicacées.

 

Ces dernières produisent des siliques.

… Et elles sont très déhiscentes !

Ce qui veut dire qu’elles s’ouvrent, et perdent donc leurs graines…

 

Il est donc conseillé de les cueillir avant maturité totale pour sécher le plant, puis récupérer les graines.

Pour être sûr de ne pas récolter trop tôt je te conseille de veiller, regarde dès que la silique (coque contenant les graines, c’est un fruit, sec) s’ouvre facilement en la touchant.

 

Une fois que tu as bien séché le tout, il faut tout battre, histoire de casser les siliques etc.

Ensuite on tamise afin de séparer le grossier des graines, puis un tamis plus fin que les graines pour retirer les poussières et petits bouts.

 

On a alors récolté les semences, qu’on peut encore laisser sécher ou emballer dans un sachet papier, qui respire.

 

Maintenant je vais apporter de la précision à propos des croisements possibles entre brassicacées.

Je vais distinguer trois groupes qui ne s’hybrident pas.

Ainsi tu vas savoir que tu peux avoir un rutabaga et un choux brocoli en floraison juste à côté sans risque de croisement.

C’est aussi bien pour savoir que le colza partout dans les champs n’ira pas se croiser avec ton chou pommé.

(Pour les choux pommés j’ai lu qu’il fallait parfois entailler la pomme pour laisser passer la hampe florale.)

 

Je vais te faire une liste, chaque groupe décrit dans le point ne peut pas s’hybrider avec un autre point, mais le peut à l’intérieur du point :

 

  • Brassica Oleracea

Ce sont tous ceux qui commencent par choux dans leur nom.

  • Brassica Napus

Ici on a une espèce principalement auto-féconde.

On y retrouve le rutabaga, le colza annuel et d’autres.

Ils sont moins pollinisés par les insectes et par le vent.

(Heureusement pour le colza dans les champs remplis d’insecticides, où il n’y aurait pas foule de pollinisateur !)

 

  • Brassica Rapa

Ici on retrouve les choux chinois, le navet, la moutarde japonaise ou épinard ou komatsuna, le colza indien ou toria ou sarson brun, le colza-navet bisannuel.

Bon là je t’avoue que j’ai piqué la liste je ne la connais pas !

 

  • Brassica Juncea

C’est la moutarde brune ou chinoise.

Elle s’hybride avec Brassica Napus et Brassica Rapa… (exception.)

 

  • Après il en reste d’autres, que je ne détaille pas mais on a :

Le cresson alenois, le cresson des jardins, les radis et la roquette !

 

Voilà,  je t’ai donné des clés pour faire tes graines de brassicacées, qui je le répète sont très abondantes !

Par contre attention aux altises qui peuvent réduire à néant les fleurs…

 

Si tu souhaites en apprendre plus je t’invite à rejoindre le club privé.

Je t’enverrai chaque matin un mail pour t’aider à produire ta propre nourriture saine.

 

C’est ici : s’inscrire.

 

Bien sûr ne viens pas si tu n’es pas intéressé par le jardinage !

 

Tu pourras partir à tout moment, cela ne t’engage en rien.

Il y a aussi un groupe Facebook privé pour les membres.

 

A tout de suite !

 

Thomas, le coach vert des jardiniers bleus.

 

 

 

 

 

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