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Comment semer quand on paille ?

Salut à toi.

Aujourd’hui je vais t’expliquer comment gérer les semis quand on fait le choix de pailler ses parcelles, bon choix bien sûr !

 

La première chose que fait un jeune plantule, c’est chercher la lumière… 

 

Quand il est sur un sol nu, il trouve directement la lumière, et commence donc à faire de la photosynthèse, assez pour grandir.

 

Quand il est recouvert d’un paillis, il a de la route à faire avant de trouver assez de lumière pour vivre !

La graine constitue une ressource d’énergie, le plantule l’utilise pour grandir, mais ce n’est pas illimité…

 

S’il doit parcourir trop de chemin pour trouver la lumière, il va s’épuiser et mourir.

Ou être trop fragile : le semis s’est étiolé, on dit qu’il file !

 

Alors tu auras des cas différents : plus la graine est grosse, plus elle a d’énergie.

 

Plus elle a d’énergie, plus elle peut faire du chemin…

 

…  Et plus elle peut percer un paillage épais. 

 

Tu le comprends donc, pour pouvoir semer sous paillis, tu dois utiliser de grosses graines…

Donc c’est plutôt tranquille pour les pois, les fèves, les haricots, et les courges !

 

Sauf que là on se met de côté les navets, les choux, les salades, carottes etc.

 

Et là on devra momentanément écarter le paillage.

 

Ecarter le mulch pour les petites graines. 

Si tu veux faire une ligne, fait le au râteau.

Cela va te faire quelque chose de droit et cet outil fait comme des « boudins » de mulch sur le côté.

Ils sont solidarisés et ne vont pas retomber de si tôt sur ta ligne de semis !

Une fois que le semis lève tu peux choisir de rapprocher le paillage, mais de toute manière en grandissant les plantes finiront par combler la terre à nu…

 

Soit par la taille du tronc, de la racine, soit par la matière verte, imagine un rang de carotte, ça agit comme un couvert végétal vivant !

 

Voilà, donc la première règle c’est :

Au plus la graine est grosse, au plus elle tolère un paillage épais. 

 

Je dis tolère car à mon sens il vaut mieux lui faciliter la tâche afin que l’énergie de la graine lui serve plus à fabriquer des feuilles qu’à chercher de la lumière en faisant de la tige…

Donc pour des grosses graines je met 2cm de paillage, ça évite le battement de la pluie, mais la graine le perce sans aucun problème !

 

 

Reste une dernière petite règle :

Les dicotylédones passent moins bien à travers le paillage que les monocotylédones. 

Pour le coup je pense plutôt que ce n’est pas dû à l’énergie dans la graine, mais à la forme de la plante…

 

Une monocotylédone, céréale, maïs, n’a qu’un cotylédon, il ressemble à un brin d’herbe et j’imagine qu’il a plus de facilité à se faufiler dans le paillis qu’une dicotylédone !

 

Ces dernières ont deux feuilles, forme peu pratique pour se glisser dans les failles d’un mulch, ça prend de la largeur et donc demande de la force pour passer à travers quelque chose…

Là où la monocotylédone se faufile !

 

 

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A tout de suite !

Thomas, le coach vert des jardiniers bleus.

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