Publié par Un commentaire

#1 La nourriture des plantes : l’azote…

Je t’en ai parlé hier.

On en entend toujours parler dès qu’on parle d’engrais !

 

Je vais te montrer l’utilité qu’a l’azote pour tes cultures, les dangers qu’il peut présenter, mais aussi les façons que tu as pour en fournir à ton sol !

(Sans enrichir les fabricants d’engrais artificiels et sans nuire à l’écosystème…)

 

 

L’azote constitue en partie notre monde.

 

80% de l’atmosphère.

Une partie de notre ADN.

Et aussi celui des plantes !

 

C’est donc un élément vital pour celles-ci, mais c’est aussi un élément omniprésent dans leur environnement… 

 

 

Elles en ont besoin pour la construction de leur vie : leurs cellules.

Au plus il y en a à disposition, au plus la plante aura un potentiel disponible pour grandir rapidement.

 

Trop d’azote peut brûler la plante, trop d’azote peut pousser la plante à grandir trop vite…

Ce qui fait qu’elle n’a pas le temps de constituer une surface épaisse et robuste, laissant le champ libre aux pucerons qui n’ont plus qu’à se nourrir…

 

 

Bref, il y en a partout, mais il peut quand même y avoir des carences en azote…

 

Pourquoi ? 

Car dans la nature l’azote existe sous une multitude de formes, pas toutes assimilables par la plante…

On va donc chercher à avoir une forme d’azote que la plante soit capable de capter !

 

 

A partir de là, on va différencier deux sources qu’ont les plantes :

 

  • La symbiose avec des bactéries. 

On la trouve chez les légumineuses. La plante s’associe, au niveau des racines, avec des bactéries qui vont lui fournir de l’azote qu’elles auront tiré de l’atmosphère. En contrepartie la plante fournit ce qu’elle peut fabriquer grâce à sa photosynthèse, comme du sucre par exemple.

 

Pour que cette symbiose ne profite pas qu’aux légumineuses, on va les mettre en association avec d’autres plantes qui demandent de l’azote, comme les courges par exemple.

On va éviter de les mettre avec les alliacés, oignon etc, qui eux ne sont pas fan d’azote !

La symbiose n’a pas toujours lieu, il faut que la bactérie soit présente, ce sont celles du genre Rhizobium.

Ensuite , là où mon terrain est déjà riche en azote je n’ai pas observé de nodosités sur les racines des légumineuses !

Je n’ai rien trouvé à ce sujet, mais je me dis qu’il serait possible que la plante ne se fatigue pas à fournir une part de sa production de sucre à une bactérie si elle peut s’en passer…

 

 

  • Sous forme de nitrate, ou d’ammonium (moins disponible) 

On vient ici dans le cycle de l’azote.

Je vais faire simple !

 

Azote atmosphérique –> Ammonium (légèrement assimilable) –> Nitrate (assimilable) 

 

Le passage vers l’ammonium s’effectue grâce aux bactéries dans le sol, et aux plantes fixatrices d’azote vues plus haut.

D’où l’intérêt d’avoir un sol vivant !!!

 

S’il est mort, il n’est plus autonome en azote, d’où l’utilisation d’engrais chimiques dans l’agriculture…

Il faut 3 tonnes de pétrole pour produire 1 tonne d’engrais azoté…

 

 

Ensuite, le passage vers le nitrate s’effectue grâce à plusieurs réactions faites avec l’oxygène.

Selon la matière utilisée, toutes ces réactions s’effectuent en plus ou moins de temps. D’une journée pour l’urine à plusieurs semaines.

 

D’où l’intérêt, je suppose, d’avoir un sol vivant, qui sache s’aérer seul et qui soit donc autonome dans son apport en oxygène…

 

 

 

Voilà, on sait maintenant quelles formes sont assimilables par les plantes : atmosphériques pour certaines et sous forme de nitrates pour d’autres. 

 

Pour les atmosphériques, rien à faire !

Elles savent se démerder, et on peut les utiliser pour enrichir le sol.

Durant leur vie elles ne vont pas l’enrichir car elles gardent l’azote pour elles, mais à leur mort elles représentent un bonus d’azote pour ton système « potager » !

(Il faut les laisser se dégrader sur place bien sûr)

 

 

Pour les autres plantes, on a intérêt à fournir l’azote nous même, mais de façon intelligente !

On ne veut pas qu’il soit lessivé…

 

On ne va donc surtout pas apporter un engrais chimique..

On va employer des engrais organiques.

 

Pas des os broyés, ni du sang séché ! 

J’ai écrit un article sur l’autonomie en paillage qui sera suffisant pour rendre ton sol autonome en azote.

 

Il faut que tu utilises un matériau qui sera décomposé par la faune du sol.

La décomposition sera alors lente.

Et l’azote sera produit de façon homogène et continue.

Il sera ensuite transformé selon le cycle que je t’ai brièvement et en partie décrit au dessus.

 

C’est ce que l’on veut pour nos plantes ! 

Pas un gros boost sinon on va avoir des plantes fragiles. 

Pas une carence sinon on va avoir une plante chétive. 

 

En plus, si tu en produits trop il sera lessivé car l’azote n’est pas retenu par notre complexe argilo-humique en raison de la négativité du nitrate, et de la négativité du CAH…

C’est comme deux aimants mis face à face avec les côtés négatifs, ils se repoussent.

 

Donc si tu as trop d’azote dans ton sol, il se fera lessiver et polluera les cours d’eau, ou s’infiltrera ce qui polluera les nappes phréatiques.

Ou pire pour tes intérêts : tes plantes seront fragiles et tu seras envahis de liseron.

 

Je t’en ai déjà dis pas mal !

Pour l’azote, n’en abuse jamais et utilise de la matière organique qui reste à décomposer pour ton sol afin de ne pas avoir un apport brutal.

Cet apport brutal nuira à tes plantes, à l’environnement, mais c’est tout simplement un gaspillage de ressources !

 

Juste, si tu as un sol pauvre en azote et que tu souhaites rapidement lui apporter de l’azote.

Ou encore si tu as cultivé des plantes gourmandes.

Tu peux apporter du fumier, idéalement déjà avancé dans sa décomposition.

 

 

Si tu veux recevoir plus d’explications à propos des nutriments des plantes, tu peux t’inscrire au club privé.

Je t’enverrai un mail chaque jour, et cette série sur la nourriture des plantes va continuer.

 

C’est ici : inscription.

 

Tu auras aussi un accès personnel au groupe Facebook privé.

Tu le recevras après ton inscription !

 

A tout de suite !

Par contre ne vient pas si tu n’es pas intéressé par un jardinage respectueux de la nature…

 

Thomas, le coach vert des jardiniers bleus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une réflexion au sujet de « #1 La nourriture des plantes : l’azote… »

  1. […] donc par déduction elle décompacte les sols… Et consomme de l’azote mais ce n’est que parce que il y en a en […]

Laisser un commentaire