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Comment s’auto-suffire en paillage ? Trois techniques.

J’ai soulevé hier un problème (bon je ne suis pas le premier) !

 

Pour pailler : on appauvrit un endroit pour en enrichir un autre.

 

Sauf que ça, ce n’est pas le modèle qu’on recherche…

Ce qu’on veut c’est TOUT enrichir !

Alors…

 

Au lieu de cultiver des plantes sur lesquelles on va tout manger…

Et tout chier dans les wc…

(On évacue tout hors du système potager)

Il va falloir laisser une partie de ta production pour ton potager !

 

Rendre à la terre ce qu’elle t’a produite…

 

Dès lors : tu vas devoir utiliser des plantes…

Pour pailler. (Avec ta propre production)

 

Histoire de boucler la boucle ! 

Bien sûr tu auras une « fuite » de nutriment dans ton système par le biais de ton alimentation que tu rejettes hors de chez toi.

 

 

Mais là on parle de nutriments. Pas de matière organique, de complexe argilo-humique etc.

Les nutriments, on peut les avoir assez facilement ! Racines pivot. Sol vivant (mycorhizes) et plantes fixatrices d’azote…

Avec ça tu as déjà le NPK. Bien sûr il y en a d’autres mais un sol vivant suffira.

 

Bref bref bref…

On va avoir besoin de produire BEAUCOUP de paillage, sur PEU d’espace de culture !

 

Bien sûr : tu ne cherches en aucun cas à produire 1 kilo de paille pour 100 gramme de nourriture… On voudrait plutôt le contraire !

 

 

Donc va falloir trouver des solutions…

Tu trouves peut-être le foin cher.

Tu peux même être gêné par la livraison etc.

 

Et tu as peut-être tout simplement envie d’être autonome, indépendant pour le paillage ! 

Sinon le système montré par la permaculture ne serait que pipo.

 

Alors peut-être que tu remet les fanes de radis au sol après avoir récolte ainsi que les pieds de tomate en fin de saison…

Mais ça ne couvre pas du tout assez…

 

Il suffit d’observer les forêts qui s’auto-suffisent en mulch !

Elles n’importent rien et sont en permanence couvertes au sol.

Leur sol grouille de vie et est équilibré.

Cela fait rêver…

 

 

La première solution est donc d’avoir des arbres.

 

Des grands arbres !

Au plus ils sont grands au plus il y a de feuilles.

 

On cultive à leur proximité, ainsi on ne déplace pas la richesse organique (les feuilles).

 

Sauf que : deux problèmes apparaissent ! 

Avoir de grands arbres, j’ai le temps de mourir qu’ils y seront seulement !

Cultiver sous les arbres n’est pas fait pour toutes les plantes…

 

Il ne faut pas une forêt trop dense… En été la lumière directe devrait pouvoir atteindre le sol.

Avoir quelques grands arbres bien écartés est donc super pour avoir quantité de feuillage. (En plus les arbres vont chercher les nutriments profondément et les remontent au sol)

 

Comme tout le monde n’a pas la chance d’avoir de grands arbres, ben oui : on a tout coupé !

Il va falloir faire autrement…

 

Premièrement laisser les non consommés de tes cultures n’est que du bon sens.

Mais il faut plus que ça.

 

On va donc cultiver des plantes qui produisent une grande quantité de feuillage et de branchage, rapidement.

Je t’en donne quelques unes :

La consoude, que tu peux couper plusieurs fois par an, le topinambour (tournesol aussi), la rose trémière, l’herbe à laisser pousser sur les bords des planches, etc.

L’objectif est pour certaines de couper et mettre au sol plusieurs fois par an, et pour d’autres simplement laisser au sol en fin de culture.

Les plantes à croissance rapide ont souvent des tiges creuses, idéales pour les insectes !

 

Une solution à moyen terme pour produire beaucoup de matière est la trogne.

On taille l’arbre chaque année pour qu’il reparte du même point. Ainsi on a plein de jeunes branches, en grande quantité et droites donc pratiques à étaler au sol.

Un bon arbre est le tilleul, il produit des feuilles larges comestibles etc. Un bon compromis !

 

Et enfin, la dernière technique !

 

En hiver le potager dort sur la majorité de sa surface.

Innocupée donc !

 

La nature n’aime pas le vide, tu vas lui donner un coup de pouce…

 

Tu vas semer des engrais vert…

Soit ils mourront avec le gel soit tu auras à les faucher au printemps.

Ainsi tu auras destiné toute la surface à de la production de paillis !

De quoi en produire une grande quantité…

Tu as la moutarde, le trèfle, la phacélie, la vesce d’hiver couplée au seigle etc.

 

Le tout produit une grande quantité de matière organique destinée au mulch ! Même pas besoin de pailler…

Soit tu coupes au ras du sol, soit tu fauches, si possible le plus près possible du sol.

Et en plus cette technique a un autre impact positif sur ton sol : il l’entretien et l’aère.

 

 

Je pense t’en avoir assez dit pour que tu puisses produire une bonne partie de ton mulch !

Une petite dernière qui ne gêne pas notre problématique mais qui est avantageuse : récupérer des tas de feuilles d’un voisin, du vieux foin plus assez bon pour les animaux etc.

Il faut surtout éviter d’appauvrir un endroit pour en enrichir un autre !

 

Je te résume tout :

  • Utiliser les feuilles des arbres qui se trouvent à proximité en les déplaçant le moins possible.

 

  • Remettre au sol la partie non consommée de la récolte. Produire des plantes qui offrent une grande quantité de feuillage et branchage.

 

  • Quand rien ne pousse à un endroit, y cultiver un engrais vert qu’on viendra couper et remettre au sol au même endroit. (En hiver généralement car il y a plus de parcelles libres.)

 

 

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Thomas, le coach vert des jardiniers bleus.

 

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